Stress synchrone à la maison

Une p’tite friteuse fermée est arrivée chez moi et je l’ai utilisée pour la première fois ce soir. Rien que les têtes effarées des deux fauves valait largement la dépense.

Là, elles ne pouvaient pas nier leur gémellité. Prudemment assises, silencieuses, côte à côte sur la table située en face de l’arrivante, stratégiquement décalées pour ne pas gêner de larges champs de visions pour toutes les deux. Les 4 yeux et autant d’oreilles intensément fixés sur la chose et les bruits qui en sortaient.

Les mêmes yeux et oreilles se sont ensemble et brièvement tournés vers moi quand je suis entré dans la pièce avant de se braquer à nouveau vers l’objet étranger, toujours aussi majestueusement synchrones, toujours avec la même prudente lenteur, histoire de ne pas alerter le gibier ou le prédateur potentiel par des brusques agitations. Magnifiques et hiératiques dans leur alliance spontanée et sororale face à l’ennemi commun ou au moins l’inconnu.

Toute cette inquiétude s’est heureusement un peu calmée quand elles m’ont vu manipuler l’objet et elles ont alors pu envisager de retourner à d’autres activités, pas totalement rassurées mais suffisamment pour interrompre leur garde attentive.

Je dis « heureusement » pourtant, d’un autre côté, peut-être aurai-je dû prolonger l’état de tension au moins le temps de faire des photos tant cet involontaire pas de deux était élégant et gracieux. Mais aurai-je pu capter la magie de l’instant en mouvement dans une image fixe mieux que je ne le fais par ce court texte ?

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