UTILISE L’IA

Utilise l’IA lorsque ta mère mourra.

Demande-lui ce que l’on ressent face au deuil.

Laisse-la t’expliquer le deuil en douze points clairs.

Ne passe pas des années à la chercher au supermarché près des tomates qu’elle achetait toujours, dans l’odeur de la pluie sur le trottoir chaud, à découvrir de nouvelles façons de ressentir son absence.

Utilise l’IA

la prochaine fois que tu tomberas amoureux.

Demande-lui comment savoir si cette personne est la bonne.

Elle te donnera une réponse plus rapide que d’observer cette personne et te familiariser avec elle, d’apprendre comment elle prend son thé, quelles sont les planches du plancher qui la réveillent, comment son silence sonne quand quelque chose ne va pas.

Et utilise l’IA pour vos vœux de mariage, pour tes éloges funèbres, pour tes excuses.

Pourquoi se battre pour trouver les mots justes, quand une machine peut t’en donner de beaux ?

Des mots intacts, sans poignées de main. Des mots qui n’ont jamais été assis au chevet d’un lit d’hôpital.

Des mots qui n’ont jamais connu le terrible privilège d’avoir quelque chose à perdre.

Pendant ce temps, je serai là à regarder quelqu’un que j’aime s’endormir sur le canapé, la télévision qui lui parle toute seule, la pluie qui tape aux fenêtres, le chien qui frémit dans ses rêves,

Je serai là à gaspiller ma vie sur ces petits moments insignifiants qui deviennent, sans demander ma permission, tout le reste.

by J. Atkins Potts. Traduit par John V. Doe via Mastodon@pirate.be



Le support informatique de l’armée US est réalisé par… la Chine !

Lu sur ProPublica : « La journaliste Renée Dudley a appris que Microsoft assurait le support technique du ministère américain de la Défense via la Chine, le principal adversaire de ce pays en matière de cybersécurité. Elle a d’abord pensé qu’il s’agissait d’une théorie du complot… jusqu’à ce qu’elle commence à enquêter sur la question. »

En d’autres mots, cette enquête vient de prouver que quand un soldat ou un informaticien de l’US Army a besoin d’aide sur un produit ou un serveur Micro$oft, c’est un technicien Chinois qui vient l’aider à distance. « Voyons, comment faire l’addition de la colonne AD de ma feuille de calcul Excel des salaires de l’armée ? Je vais demander à un technicien Chinois de m’aider en lui donnant accès à mon ordinateur. C’est pas dangereux du tout ». Et déléguer la gestion des droits d’accès au serveur, c’est pas dangereux non plus. Du tout, non 😂😂😂

Le texte complet est en anglais sur ProPublica via SebSauvage sur Mastodon

Le premier § est le chapô de l’article de ProPublica, traduit par Cocyec

Carney déclarait en janvier la mort de « l’ordre fondé sur des règles »

Mark Carney, ancien banquier central et Premier ministre du Canada, a prononcé un discours remarquable lors du dernier Forum économique mondial de Davos.

Il s’agit d’une attaque contre « l’ordre international fondé sur des règles », concept promu par les nations impériales occidentales pour justifier leurs innombrables dérogations et violations du droit international :

pendant des décennies, des pays comme le Canada ont prospéré sous ce que nous appelions l’ordre international fondé sur des règles. Nous avons rejoint ses institutions, loué ses principes et bénéficié de sa prévisibilité. Nous avons pu mener des politiques étrangères fondées sur des valeurs sous sa protection.

Nous savions que l'histoire de l'ordre international fondé sur des règles était en partie fausse. Que les plus forts s'en affranchissaient lorsque cela leur convenait. Que les règles commerciales étaient appliquées de manière asymétrique. Et que le droit international était appliqué avec plus ou moins de rigueur selon l'identité de l'accusé ou de la victime.

Cette fiction était utile, et l’hégémonie américaine, en particulier, contribuait à fournir des biens publics : des voies maritimes ouvertes, un système financier stable, une sécurité collective et un soutien aux cadres de résolution des différends.

Nous avons donc placé le panneau dans la vitrine. Nous avons participé aux rituels. Et nous avons largement évité de dénoncer les écarts entre le discours et la réalité.

Ce compromis ne fonctionne plus.

Je vais être franc : nous sommes en pleine rupture, et non en pleine transition.

Le concept d’ordre fondé sur des règles, mensonger en soi, était utile aux forces mandataires et aux vassaux de l’hégémon mondial tant qu’ils n’étaient pas eux-mêmes menacés par ses conséquences.

Le concept d’ordre fondé sur des règles, mensonger en soi, était utile aux forces mandataires et aux vassaux de l’hégémon mondial tant qu’ils n’étaient pas eux-mêmes menacés par ses conséquences.

Mais comme cette puissance hégémonique s’est retournée contre les vassaux qui la soutenaient, ce concept est devenu dangereux et doit être abandonné :

Au cours des deux dernières décennies, une série de crises financières, sanitaires, énergétiques et géopolitiques a mis en évidence les risques d’une intégration mondiale extrême.

Plus récemment, les grandes puissances ont commencé à utiliser l’intégration économique comme une arme. Les droits de douane comme moyen de pression. Les infrastructures financières comme moyen de coercition. Les chaînes d’approvisionnement comme vulnérabilités à exploiter.

On ne peut pas « vivre dans le mensonge » d'un bénéfice mutuel grâce à l'intégration lorsque celle-ci devient la source de votre subordination....

Et il y a une autre vérité : si les grandes puissances abandonnent même le semblant de règles et de valeurs pour poursuivre sans entrave leur pouvoir et leurs intérêts, les gains tirés du « transactionnalisme » deviennent plus difficiles à reproduire. Les hégémons ne peuvent pas continuer à monétiser leurs relations.

Les alliés se diversifieront pour se prémunir contre l'incertitude. Ils souscriront des assurances. Ils multiplieront les options. Cela permettra de reconstruire la souveraineté, une souveraineté qui reposait autrefois sur des règles, mais qui sera de plus en plus ancrée dans la capacité à résister à la pression.

Comme je l’ai dit, cette gestion classique des risques a un coût, mais ce coût de l’autonomie stratégique, de la souveraineté, peut également être partagé. Les investissements collectifs dans la résilience sont moins coûteux que la construction de forteresses individuelles. Les normes communes réduisent la fragmentation. Les complémentarités sont positives pour tous.

La question pour les puissances moyennes, comme le Canada, n'est pas de savoir s'il faut s'adapter à cette nouvelle réalité. Nous devons le faire. La question est de savoir si nous nous adaptons en construisant simplement des murs plus hauts ou si nous pouvons faire quelque chose de plus ambitieux.

Carney ne plaide pas pour un retour complet à l’État de droit. Il ne demande pas que le droit international soit appliqué de manière égale à toutes les nations. Il plaide pour une collaboration entre les « puissances moyennes » afin de résister à l’hégémonie. Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’un tel club continuerait probablement à piller le reste du monde :

Les puissances moyennes doivent agir ensemble, car si vous n’êtes pas à table, vous êtes au menu.

La question pour les puissances moyennes, comme le Canada, n'est pas de savoir s'il faut s'adapter à cette nouvelle réalité. Nous devons le faire. La question est de savoir si nous nous adaptons en construisant simplement des murs plus hauts ou si nous pouvons faire quelque chose de plus ambitieux.

Les grandes puissances peuvent se permettre de faire cavalier seul. Elles ont la taille du marché, la capacité militaire et le pouvoir de dicter leurs conditions. Les puissances moyennes n’ont pas ces atouts. Mais lorsque nous ne négocions qu’au niveau bilatéral avec une puissance hégémonique, nous négocions en position de faiblesse. Nous acceptons ce qui nous est proposé. Nous nous faisons concurrence pour être les plus accommodants.

Ce n’est pas de la souveraineté. C’est l’exercice de la souveraineté tout en acceptant la subordination.

Dans un monde où les grandes puissances se font concurrence, les pays intermédiaires ont le choix : se faire concurrence pour obtenir des faveurs ou s’unir pour créer une troisième voie qui ait un impact.

Nous ne devons pas laisser la montée en puissance du pouvoir dur nous aveugler sur le fait que le pouvoir de la légitimité, de l'intégrité et des règles restera fort, si nous choisissons de l'exercer ensemble.

N.B.: Cette publication est la citation d’un article que Cocyec ne peut retrouver. Si l’auteur ou un lecteur la retrouve, qu’il veuille laisser l’information dans un commentaire, nous nous ferons un plaisir de corriger notre publication.

On finira par regretter Trump ?

Jeudi dernier, (son) secrétaire d’État a assuré, à propos de la gauche radicale, qu’il faut vaincre « les faibles et les lâches » qui luttent « contre les forts et les bons ». Les réminiscences avec les discours d’un peintre raté né à Braunau am Inn en 1889, sont trop évidentes: «le plus fort gagne, les faibles doivent périr.» 

(Marco) Rubio ne le cite pas littéralement. Il  recourt à sa vision du monde en raison d’une affinité avec l’esprit de l’époque : le sentiment d’appartenir à une civilisation assiégée par la rancœur « des inférieurs » ; le droit des forts à se défendre et la nécessaire purification du corps social. Il n’a pas besoin de nommer Hitler pour faire surgir ses fantômes. Il lui suffit d’une politique où la différence devient dégénérescence, la protestation, terrorisme. Et la domination la destinée manifeste d’une nation supérieure.

Source : https://bolivarinfos.over-blog.com/2026/07/international-marco-rubio-hitler-le-maccarthisme-et-la-lutte-contre-le-terrorisme.html

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos

Les titres et notes sont de Cocyec.

En Europe : chronique d’une islamophobie généralisée


Près d’un musulman sur deux vivant dans l’Union Européenne est victime de racisme au quotidien. C’est le résultat d’une étude de l’Agence européenne des droits fondamentaux menée dans 13 pays, dont la France, et publiée ce jeudi 24 octobre. Elle a mesuré que 47% des musulmans interrogés subissent des discriminations au quotidien.


Banderole lors d'un cortège antifasciste à Paris : "L'islamophobie est partout... Nous aussi #PourrissonsLes"

Selon la porte-parole de cette institution, le phénomène s’est «aggravé» ces dernières années : en 2016, les personnes musulmanes qui se disaient victimes de racisme dans leur vie quotidienne s’élevait à 39%. Il est donc «de plus en plus difficile d’être musulman dans l’UE», et c’est en partie lié à la «rhétorique déshumanisante» qui vise la communauté musulmane.

L’Agence européenne des droits fondamentaux note également que depuis le 7 octobre 2023 et le génocide en cours à Gaza, il y a «un pic de haine contre les musulmans».

Ce racisme s’exprime sur plusieurs plans : sur le marché de l’emploi, dans la recherche d’un logement, où l’étude constate une «montée en flèche» de la discrimination, mais aussi dans l’accès aux soins. Victimes parmi les victimes, les femmes portant des vêtements religieux sont plus exposées que celles n’en portant pas et que les hommes. Autrement dit, l’islamophobie qui prétend «libérer la femme» au nom de la «laïcité» contribue en réalité à punir toujours plus les femmes musulmanes et à les exclure du champ social.

L’islamophobie dissimule aussi un racisme biologique anti-arabe. Comme le souligne le rapport : «Les musulmans sont pris pour cible non seulement en raison de leur religion, mais aussi en raison de la couleur de leur peau et de leur origine ethnique ou immigrée». On se souvient des mots de Nicolas Sarkozy qui parlait de «musulmans d’apparence» ou de Bruno Retailleau qui évoque des «français de papiers». L’Islam est devenu un prétexte pour diffuser un racisme biologique acceptable, déguisé en lutte contre la religion, mais toujours la même.

Cette forme de racisme est particulière parce qu’elle vise une communauté qui compte plusieurs millions de personnes en Europe, et qu’elle est institutionnelle et hégémonique dans les médias et le débat politique. Contrairement aux autres formes de racisme, qui sont dénoncés, au moins en apparence, depuis la seconde guerre mondiale.

En France, s’opposer à l’islamophobie est même considéré comme suspect. Le seul grand parti qui prend partie sur ce sujet, c’est la France Insoumise, et elle est accusée en permanence de «clientélisme», d’être le parti des «islamistes» et des «banlieues», ses représentants sont caricaturés en «barbus» et en «terroristes», entre autres. Comme si s’opposer à une discrimination spécifique était honteux !

La participation de la France Insoumise à une «marche contre l’islamophobie» en 2019 leur est encore régulièrement reprochée dans les médias. En avril dernier, une manifestation «contre le racisme et l’islamophobie» avait même été interdite par les autorités. Inversement, pour être accepté et invité sur les plateaux de télévision ou pour faire carrière dans le journalisme, il est quasiment indispensable de frapper, de façon plus ou moins subtile, sur l’Islam et les musulmans. Ce racisme est donc devenu acceptable et même encouragé, alors que le dénoncer est risqué et expose à des campagnes diffamatoires.

En France, rappelons qu’une cagnotte créée pour récompenser le policier qui a tué Nahel, donc pour avoir exécuté un jeune arabe, a récolté plus d’un million d’euros en quelques jours. Rappelons aussi que toute l’extrême droite française a échangé son antisémitisme viscéral par un soutien inconditionnel à Israël. Non pas parce qu’elle aurait changé, mais parce qu’elle déteste plus les arabes et musulmans que les juifs.

Après la dissolution de l’Assemblée Nationale, alors que le RN était annoncé comme grand vainqueur des élections anticipées, la France a été traversée par une explosion de violence raciste. Au moins 35 faits avaient été recensés en quelques jours. Il y a eu des coups de feu aux cris de «mort aux arabes» dans le Gard, par un individu déjà condamné pour des faits de violences et de racisme. Il y a eu une série d’agressions racistes dans l’Hérault par un commando roulant en 4X4. Il y a eu cet homme musulman tabassé sur le pas de sa porte aux cris de «sale bougnoule» dans l’Ain. Il y a eu l’exécution d’un algérien sans abris de 7 balles par un policier hors service, qui a ensuite photographié le cadavre. Il y a eu des militants RN armés de matraques semant le terreur devant une école, et ce chauffeur de bus percuté par un raciste hurlant «sale bougnoule» en région parisienne, ou encore des menaces racistes contre des journalistes, un ado maghrébin tabassé à Rouen aux cris de «gratteur d’alloc», et plusieurs lettres de menaces aux propos fascistes.

Le plus grave étant que cette vague raciste a été passée sous silence par les médias. Cette série de faits aurait dû occuper les sujets d’actualité avant le scrutin. Pourtant, le média indépendant «Arrêt sur Image» avait épluché les Journaux Télévisés de TF1, France 2 et M6, et constaté que ces chaînes, regardées par des millions de personnes, n’ont pas consacré une seule seconde de la semaine à ces actes racistes. C’est un mensonge de masse par omission.

Quant aux tags, vandalisme voire tentatives d’incendie qui visent régulièrement des mosquées, ils font rarement l’objet de plus qu’un entrefilet dans la presse locale, comme s’il s’agissait d’évènements négligeables.

Ces agressions bénéficient également d’une quasi-impunité en justice. Prenons l’exemple d’une affaire qui a eu lieu dans le Val-de-Marne en novembre 2023. Un retraité avait attaqué un jardinier franco-algérien qui nettoyait des branches chez une cliente. L’homme avait proféré des cris racistes avant de planter un coup de cutter dans la gorge de Mourad, causant une plaie très profonde au cou. Si la victime n’avait pas eu le réflexe d’esquiver le cutter, sa jugulaire aurait été tranchée, il serait mort en quelques instants. Le tribunal judiciaire de Créteil avait d’abord relâché le raciste avec un simple contrôle judiciaire, puis l’avait condamné en janvier dernier à «un an de prison» à exécuter chez lui, avec un bracelet. La tentative d’égorgement n’avait même pas été qualifié de tentative de meurtre par la justice.

Cette invisibilisation a aussi lieu au delà de nos frontières. La souffrance indicible des palestiniens n’est jamais montrée dans les médias de masse. Le grand public qui s’informe par la télé n’a pas vu les bébés démembrés par l’armée israélienne, ni la famine, les destructions systématiques, les tirs de snipers dans la tête d’enfants palestiniens, alors que tout est fait pour générer de l’empathie avec Israël. Ce procédé relève du même racisme : le corps de musulmans réels ou supposés est déshumanisé, et la vie d’un «arabe» n’a pas la même valeur dans l’inconscient dominant.

Pour ne rien arranger, il est très difficile de recenser et de rendre visible des données objectives sur ce racisme. Pour cause, l’État français a dissout le CCIF en 2020 – le Comité contre l’islamophobie en France – une association qui recensait les actes islamophobes et accompagnait les victimes en justice. L’organisation était accusée de «provocation à des actes de terrorisme» alors qu’elle n’avait fait qu’apporter un support médiatique et juridique aux victimes d’actes islamophobes.

Le 24 septembre 2021, le Conseil d’État avait validé la dissolution du CCIF, expliquant que «critiquer sans nuance» les politiques discriminatoires du gouvernement français revenait à inciter à la radicalisation et donc à menacer la République. «La lutte contre l’idéologie islamiste franchit une étape décisive», s’était félicité Gérald Darmanin. Plutôt que de prendre en compte ce racisme et chercher des moyens d’y faire face, le gouvernement avait donc fait taire l’association spécialisée sur le sujet.


On tue le messager pour faire disparaître le message.


L’article de CNN sur le soldat israélien se retourne contre lui après l’apparition d’allégations de crimes de guerre

Le 21 octobre, CNN a publié un article sur les traumatismes psychologiques subis par les soldats israéliens qui ont participé à l’invasion de la bande de Gaza. L’article ne mentionnait pas que ceux qu’il visait à humaniser avaient commis des actes de meurtre, détruit des infrastructures civiles et s’étaient même filmés au cours de l’opération.

L’article, intitulé « Les soldats israéliens qui reviennent de la guerre luttent contre les traumatismes et le suicide », a suscité de vives réactions. Les lecteurs ont critiqué CNN pour avoir tenté de susciter de la sympathie pour des combattants qui, selon le droit international et des preuves vidéo accablantes, sont responsables de crimes de guerre

Le point central de l’article était l’histoire d’Eliran Mizrahi, un soldat de réserve du 271e bataillon d’ingénierie de combat. Mizrahi s’est suicidé après avoir été blessé par des résistants palestiniens. On lui a ensuite diagnostiqué un syndrome de stress post-traumatique.

CNN présente Mizrahi comme « un civil pendant la plus grande partie de sa vie, travaillant comme directeur dans une entreprise de construction israélienne. Après avoir été témoin des massacres commis par le Hamas, il a ressenti le besoin de se battre ». Cette description a été fournie à CNN par la mère du soldat, Jenny, qui a également émis l’hypothèse suivante : « Je me demande si mon fils a tué quelqu’un et s’il n’a pas pu le supporter ».

En réalité, Mizrahi vivait dans la colonie illégale de Ma’ale Adumim, exclusivement juive, située en Cisjordanie palestinienne, ce qui soulève des questions sur le rôle que son entreprise de construction a pu jouer dans la construction de bâtiments sur des terres occupées, en violation du droit international. Mizrahi avait le grade de sergent-chef avancé et a fait l’objet d’un documentaire de la chaîne israélienne Channel 13 intitulé « Back from Gaza », dans lequel on le voit chanter, sourire et rire tout en participant à la destruction d’habitations civiles.

Son ami d’enfance, Guy Zaken, qui a travaillé aux côtés de Mizrahi en tant que conducteur de bulldozer militaire D9, a témoigné devant une commission de la Knesset que lui et son équipe « ont écrasé des centaines de terroristes, morts et vivants ».

« Après que Mizrahi a mis fin à ses jours, des vidéos et des photos ont fait surface sur les médias sociaux montrant le réserviste en train de détruire des maisons et des bâtiments à Gaza et posant devant des structures vandalisées », indique l’article de CNN, ajoutant qu’il avait “prétendument” partagé le contenu sur ses comptes de médias sociaux. L’article cite également la sœur de Mizrahi, Shir, qui a déclaré que les réactions en ligne étaient « difficiles » et a ajouté : « Je sais qu’il avait un bon cœur ».

Toutefois, après avoir examiné le matériel répertorié sur les médias sociaux par le journaliste palestinien Younis Tirawi, la caractérisation de CNN peut être qualifiée de fausse. Les vidéos ont été mises en ligne dès décembre 2023. On y voit Mizrahi superposer une musique comique à des images où il détruit des infrastructures civiles et fait sauter des maisons avec des explosifs.

Le soldat israélien Eliran Mizrachi à Gaza a partagé des vidéos sur TikTok, le montrant en train de s’amuser à démolir des maisons civiles au cours des dernières heures. La musique de fond est ajoutée par lui. D’après les commentaires de la vidéo, il est affilié à la division 271.

Compte TikTok : eliranmizrahci pic.twitter.com/CdlLU8rDuD

– Younis Tirawi | يونس (@ytirawi) 20 décembre 2023

Tirawi a méticuleusement documenté de nombreux cas de soldats israéliens postant des vidéos dans lesquelles ils humilient des civils palestiniens, détruisent des magasins, brûlent des bâtiments et portent la lingerie de femmes déplacées et assassinées. Il a également mis en lumière des cas où des soldats ajoutent de la musique à des vidéos dans lesquelles ils défèquent et détruisent des maisons civiles. Cette tendance très répandue chez les soldats israéliens a été décrite comme une nouvelle forme de « snuff movie ».

En outre, les preuves vidéo et le témoignage de l’ami de Mizrahi confirment que ce dernier a non seulement participé à la mutilation de corps palestiniens et à l’écrasement de personnes vivantes, mais aussi à la destruction d’infrastructures civiles. Un rapport publié par Amnesty International affirme que les actions des conducteurs de bulldozers D9, tels que Mizrahi, justifient une enquête sur les crimes de guerre.

« La campagne de ruine menée sans relâche par l’armée israélienne à Gaza est une campagne de destruction gratuite. Nos recherches ont montré comment les forces israéliennes ont anéanti des immeubles d’habitation, forcé des milliers de familles à quitter leur logement et rendu leur terre inhabitable », a déclaré Erika Guevara-Rosas, d’Amnesty International.

Malgré la réalité soigneusement étudiée et documentée non seulement par Amnesty International, mais aussi par la plupart des organisations mondiales de défense des droits de l’homme, CNN a utilisé un langage qui a soigneusement construit un récit sympathique autour de la santé mentale d’un soldat engagé dans des actions que la Cour mondiale a reconnues comme un cas plausible de génocide.

Les critiques soutiennent que le reportage de CNN est emblématique d’une tendance plus large de deux poids deux mesures au sein des médias d’entreprise. Par exemple, le New York Times a publié des articles sur les « crises de panique » des soldats israéliens comme étant dignes d’intérêt, alors qu’il n’a pas fourni d’informations similaires sur la santé mentale des civils libanais ou palestiniens qui sont tués et blessés en grand nombre.

Comment l’enfant de 3 ou 4 ans est-il mort ?

Comment l’enfant de 3 ou 4 ans est-il mort ?

« Une balle perdue s’est retrouvée accidentellement dans la camionnette »

Oh, et pourquoi ne pas dire « enfant » ? pic.twitter.com/cD4rkpiJfs

– Saul Staniforth (@SaulStaniforth) 8 janvier 2024

L’attaque aveugle d’Israël au Liban, qui a fait des dizaines de morts et des milliers de blessés, a été saluée et décrite comme un acte d’ingéniosité malgré le fait qu’elle visait des civils innocents. L’ancien directeur de la CIA, Leon Panetta, l’a qualifiée d’acte de terrorisme. Pourtant, lorsque le Hezbollah a lancé une attaque ciblée de drone contre une base militaire, plusieurs médias ont qualifié les quatre soldats israéliens tués d’« adolescents », Sky News annonçant solennellement leurs noms en direct.

À l’inverse, un présentateur de Sky News a récemment qualifié de « jeune fille » une jeune Palestinienne abattue par un soldat israélien et a déclaré que la balle avait « trouvé son chemin » jusqu’à elle.

Photo principale : collage de photos tirées des comptes de médias sociaux d’Eliran Mizrahi, qui témoignent de son séjour à Gaza.

Robert Inlakesh est un analyste politique, un journaliste et un réalisateur de documentaires actuellement basé à Londres, au Royaume-Uni. Il a vécu et réalisé des reportages dans les territoires palestiniens occupés et anime l’émission « Palestine Files ». Réalisateur de « Steal of the Century : Trump’s Palestine-Israel Catastrophe ». Suivez-le sur Twitter @falasteen47



Republier nos articles ! MintPress News est sous licence Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 3.0 International License.

Traduit par Deepl.com

Nucléaire au Moyen-Orient

A la différence des autres commentateurs, Scott Ritter pense que l’Iran va se doter d’une arme nucléaire d’ici qq jours si ce n’est déjà fait. Ils ont déjà les vecteurs et l’ont prouvé.

Comme la majorité des commentateurs, je pense que ce n’est pas le cas mais que ce sera grandement déterminé par le niveau de l’attaque que ce dingue de Nethanyahu va ordonner comme représailles aux représailles (etc…) : s’il touche à leur capacités pétrolières ou au nucléaire civil iranien voire à leurs dirigeants alors les dés seront jetés.

Le fait est que le monde arabo-musulman a compris que le « bully » au pouvoir de l’autre côté du Jourdain ne connaît plus de limites. Les occidentaux laissent faire depuis un an : génocide et urbicide dans toute la Palestine, multiplication des guerres et des agressions terroristes en Palestine comme au Liban, tortures et viols intégrés dans la répression des civils comme des militaires, etc… Le rythme des ses agressions augmente en Syrie qui accueille déjà 400.000 réfugiés libanais. Les pays musulmans sont de plus en plus nombreux à estimer en avoir assez supporté.

Malgré l’effondrement économique de la colonie, la population sioniste en Palestine continue de suivre le fou dans son délire mégalomaniaque. Mais Armageddon approche pour tout le monde.

Le problème est aussi l’accumulation de tarés au pouvoir aux USA : Biden qui a toujours été un va-t-en-guerre depuis 50 ans qu’il hante Washington, gâteux, n’a freiné que trop peu et trop tard, trop près des élections. Trump est un raciste taré qui a détruit le JCPOA pour mieux martyriser les musulmans d’Iran ce qui paradoxalement leur a laissé les mains libres. Et enfin Harris qui n’a jamais agi autrement que « puissante avec les faibles et faible avec les puissants ». De toute façon, même si le miracle arrive et qu’elle se réveille, ce sera probablement trop tard.

L’Europe n’est pas mieux placée : depuis 20 ans, elle agit comme un caniche face aux USA qui la fait danser à sa musique. Ils ont exigé son suicide économique pour « punir » la Russie 😂 et elle a obéi. Ils ont saboté son alimentation énergétique et nous avons laissé faire en silence. Les pays de l’Europe en sont à installer des censures et des sanctions judiciaires contre ceux qui essaient de se dresser contre ces politiques absurdes, contre le génocide en Palestine ou simplement remettent en cause le récit officiel qui nous est imposé.

Juste un exemple : la CEE a investi des millions d’€ dans les élections moldaves mais c’est la Russie qui interférerait 😛 et truquerait des élections truquées au dernier degré : pour les 500.000 moldaves en Russie, le pouvoir pro-européen a autorisé 5.000 bulletins dans les deux (2) bureaux de vote autorisés par la Moldavie. Rassurez-vous, c’est 5.000 bulletins par bureau soit 10.000 en tout 😇 Gageons que les Moldaves en Europe on été bien mieux traités dans ce scrutin qui s’est joué au millième de pourcent.

Noam Chomsky : « Les fous sont devenus les maîtres de l’asile » (extrait)

Source : Tom Dispatch, David Barsamian, Noam Chomsky
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Barsamian : Qu’en est-il de ce qui se passe dans le secteur bancaire, compte tenu de l’effondrement de la Silicon Valley Bank, puis de la Signature Bank et des problèmes de la First Republic Bank ?

Chomsky : Tout d’abord, je ne prétends pas avoir d’expertise particulière en la matière, mais ceux qui en ont, des économistes sérieux et honnêtes, comme Paul Krugman, disent très simplement : nous ne savons pas. Cela remonte à près de 45 ans, quand il y avait une réelle vogue de la déréglementation. En déréglementant la finance, on passe à une économie basée sur la finance, tout en désindustrialisant le pays. C’est grâce à la finance qu’on gagne de l’argent, ce n’est pas en construisant des choses – il s’agit d’entreprises risquées qui sont très rentables mais qui conduiront à un krach, et l’on demande alors au gouvernement, c’est-à-dire au contribuable, de renflouer les caisses.

Il n’y a pas eu de crise bancaire majeure dans les années 1950 et 1960, période de forte croissance, parce que le département du Trésor a gardé le contrôle du secteur bancaire. À l’époque, une banque n’était qu’une banque. Vous aviez un peu d’argent en trop, vous le mettiez là. Quelqu’un venait et empruntait cet argent pour acheter une voiture ou envoyer son enfant à l’université. C’était ça la banque. Les choses ont commencé à changer un peu avec Jimmy Carter, mais c’est Ronald Reagan qui a déclenché l’avalanche. Des gens comme Larry Summers ont dit qu’il fallait déréglementer les produits dérivés et tout ouvrir. Les crises se sont succédé. L’administration Reagan s’est terminée par l’énorme crise de l’épargne et du crédit. Une fois de plus, on fait appel au gentil contribuable. Les riches gagnent beaucoup d’argent et les autres paient les frais.

C’est ce que Bob Pollin et Gerry Epstein ont appelé « l’économie de renflouement ». La libre entreprise, cela veut dire que vous gagnez de l’argent aussi longtemps que vous le pourrez, jusqu’à ce qu’une crise survienne et que le public vous renfloue. La plus importante de celles-ci a eu lieu en 2008. Que s’est-il passé ? Grâce à la déréglementation de produits financiers complexes, tels que les produits dérivés, et à d’autres initiatives de Bill Clinton, le secteur de l’immobilier s’est effondré, puis celui de la finance. Le Congrès a certes adopté une loi, le plan Paulson ou TARP, qui comportait deux volets. Premièrement, il s’agissait de renflouer les escrocs qui avaient provoqué la crise en accordant des prêts hypothécaires à risque, des prêts dont ils savaient qu’ils ne seraient jamais remboursés. Le deuxième volet consistait à faire quelque chose pour les gens qui avaient perdu leur maison, qui avaient été jetés à la rue à cause des saisies immobilières. Selon vous, quel est le volet que l’administration Obama s’est empressée de mettre en œuvre ? Cela a été un tel scandale que l’inspecteur général du département du Trésor, Neil Barofsky, a écrit un livre pour dénoncer ce qui s’était passé. Cela n’a pas eu d’effet. En réponse, de nombreux travailleurs qui avaient voté pour Obama en croyant à son discours d’espoir et de changement sont devenus des électeurs de Trump, se sentant trahis par le parti qui prétendait les défendre.

GSM-Symbolique : Comprendre les limites du raisonnement mathématique dans les grands modèles de langage »

Via Gary Marcus https://garymarcus.substack.com/p/llms-dont-do-formal-reasoning-and

Les progrès récents des grands modèles de langage (LLM) ont suscité l’intérêt pour leurs capacités de raisonnement formel, en particulier en mathématiques. Le benchmark GSM8K est largement utilisé pour évaluer le raisonnement mathématique des modèles sur des questions de niveau scolaire. Bien que les performances des LLM sur le GSM8K se soient considérablement améliorées ces dernières années, il n’est pas certain que leurs capacités de raisonnement mathématique aient réellement progressé, ce qui soulève des questions quant à la fiabilité des mesures rapportées.

Pour répondre à ces préoccupations, nous menons une étude à grande échelle sur plusieurs modèles ouverts et fermés de pointe. Pour surmonter les limites des évaluations existantes, nous introduisons GSM-Symbolic, un benchmark amélioré créé à partir de modèles symboliques qui permettent la génération d’un ensemble varié de questions. GSM-Symbolic permet des évaluations plus contrôlables, fournissant des informations clés et des mesures plus fiables pour mesurer les capacités de raisonnement des modèles.

Nos résultats révèlent que les LLM présentent une variance notable lorsqu’ils répondent à différentes instanciations de la même question. En particulier, la performance de tous les modèles diminue lorsque seules les valeurs numériques de la question sont modifiées dans le benchmark GSM-Symbolique. En outre, nous étudions la fragilité du raisonnement mathématique dans ces modèles et démontrons que leurs performances se détériorent de manière significative à mesure que le nombre de clauses dans une question augmente.

Nous émettons l’hypothèse que ce déclin est dû au fait que les LLM actuels ne sont pas capables d’un véritable raisonnement logique ; au lieu de cela, ils tentent de reproduire les étapes de raisonnement observées dans leurs données d’apprentissage. Lorsque nous ajoutons une seule clause qui semble pertinente à la question, nous observons des baisses de performance significatives (jusqu’à 65%) dans tous les modèles de pointe, même si la clause ajoutée ne contribue pas à la chaîne de raisonnement nécessaire pour atteindre la réponse finale.

Dans l’ensemble, notre travail fournit une compréhension plus nuancée des capacités et des limites des LLMs dans le raisonnement mathématique.

Résumé de https://arxiv.org/pdf/2410.05229 par Iman Mirzadeh, Oncel Tuzel, Keivan Alizadeh, Samy Bengio, Hooman Shahrokhi, Mehrdad Farajtabar

Ukraine : la confirmation de la froide vérité des chiffres

Hier soir, mon analyste préféré sur les aspects militaires de ce conflit écrivait notamment ce qui suit, confirmé par les derniers articles de The Economist et The Guardian :

Tout d’abord, à ce jour, je suis le seul analyste au monde (anglophone, ndt) à avoir maintenu que les véritables effectifs totaux de l’invasion russe étaient inférieurs à 100 000 hommes, alors que tous les autres avaient la tête dans les nuages avec les chiffres de CNN de 250 000 hommes et plus. Pour la première fois, le commandant en chef des forces armées ukrainiennes confirme que la force d’ouverture russe n’était que de 100 000 hommes. Beaucoup se souviendront que j’ai estimé à plusieurs reprises qu’elle était composée de 80 à 120 000 hommes, voire moins, alors que l’armée ukrainienne comptait déjà plus de 250 000 hommes à l’époque, avant de mobiliser d’urgence des centaines de milliers d’hommes supplémentaires. C’est une nouvelle preuve de la réussite de l’opération.

Autre élément choquant : l’armée russe est en passe d’atteindre près de 700 000 soldats d’ici à la fin de l’année 2024 ? Comment est-ce possible ? Vous venez de nous dire qu’elle subit quelque chose comme 100 000 morts par mois et qu’elle se fait massacrer par la puissante AFU. Cela n’a aucun sens. Se pourrait-il que j’aie encore raison, en particulier sur la façon dont les chiffres de MediaZona (média censuré en Russie : ndt) ont été désespérément dissimulés alors qu’ils commençaient à atteindre des niveaux historiquement bas, et que l’Ukraine a commencé à surcompenser son propre effondrement en inventant de fausses pertes russes ?


Le suivant est lié à ce sujet, que nous venons d’aborder en détail dans l’un des derniers rapports. Les chars russes sont non seulement plus nombreux que les chars ukrainiens de plusieurs ordres de grandeur, mais ils sont passés de 1700 à 3500 ? L’artillerie a triplé tandis que les véhicules blindés de transport de troupes russes sont passés de 4500 à 8900 ? N’étaient-ils pas en train de nous faire croire que la Russie était à court de chars et de véhicules blindés de combat, qu’elle ne produisait plus que 50 canons par an, etc. Quelle est cette soudaine volte-face révolutionnaire ?

(Traduit avec Deepl.com)

This website stores cookies on your computer. These cookies are used to provide a more personalized experience and to track your whereabouts around our website in compliance with the European General Data Protection Regulation. If you decide to to opt-out of any future tracking, a cookie will be setup in your browser to remember this choice for one year.Accept or Deny