Radios sur internet: comment choisir

Vous passez vos journées sur votre ordinateur, votre smartphone ou tout autre gadget relié à Internet ? Vous pouvez l’utilisez pour écouter n’importe quelle radio dans le monde de façon simple. J’ai choisi Radio-Garden que m’a fait découvrir un article de SebSauvage.

Ce programme est remarquable pour sa simplicité, son absence de vues commerciales et sa facilité d’usage. Vous pointez sur une ville dans le monde et vous choisissez une des radios qui y sont stationnées. D’accord le logiciel est en anglais, mais si peu. C’est vraiment du « pointez-cliquez ».

Sinon, aussi suggéré aussi par SebSauvage, vous avez Radio-browser qui est un petit poil plus ardu mais là, c’est du pur libre garanti, style Wikipedia. Les informations sont plus complètes et permettent notamment de sélectionner un genre de musique, le Blues par exemple (ou le Top50), et de trouver votre bonheur quelque part dans le monde. J’aime cette radio de « blues électrique » par exemple

Deux petits trucs : si vous choisissez une radio dans une langue totalement inconnue de vous, les éventuelles publicités seront incompréhensibles et d’autant moins abrutissantes. Vous pouvez aussi choisir une langue que vous avez envie d’étudier (via un site comme Duolingo), histoire de vous familiariser l’oreille voire de vous entraîner si vous avez suffisamment avancé.

Si vous avez des suggestions pour ces genres de sites, les commentaires vous sont ouverts mais restent filtrés: de publicité ici !

Pardonnez-vous. Maintenant !

La vie est courte, si courte !

Pardonnez-vous, maintenant. Vous avez appris la leçon et il est temps de vous remettre en marche avec un esprit libre et une âme propre.

Faire des erreurs, c’est la vie, cela ne vous empêche pas de mériter la paix, la joie et même, même le bonheur !

Et même si pensez avoir échoué, dites-vous bien qu’on peut ne pas faire d’erreur et échouer quand même. C’est même cela qu’on appelle la vie. Elle est courte et unique, ne vous la gâchez pas avec des bêtises que vous serez seul à vous rappeler demain.

Enfin, pardonnez aux autres. Non parce qu’ils le méritent mais parce que vous, vous le méritez ! Vous méritez de ne pas vous encombrer de la bêtise, de la maladresse ou de la méchanceté que les autres pourraient vous avoir temporairement imposée, volontairement ou non. Vous méritez d’être libre du chagrin, vous méritez la joie !

Si vous êtes amoureux, dites-le maintenant. Ne perdez pas des mois et des années à attendre: c’est inutile et ce temps perdu ne reviendra jamais. C’est oui ou c’est non aujourd’hui ou jamais. Si c’est oui, profitez-en et chérissez-en l’opportunité. Cultivez-là avec tout votre cœur, votre intelligence et votre énergie autant que vous le pouvez. Si c’est non ou si ça se termine, repartez le plus vite possible le cœur léger vers demain, vers la nouveauté qui ne manquera pas d’apparaître dès que vos yeux et votre cœur s’ouvrent.

Dites-les choses, faites-les maintenant : la vie est courte, si courte et elle ne fera que s’accélérer tout au long de votre vie !

Ubuntu, Debian, Mint & C°

J’aime bien Linux Ubuntu mais parfois, vraiment…

Sur la version 20.04 LTS, il y avait un p’tit bug dans la procédure d’installation. Pas grave, hein, juste le risque que l’utilisateur doive tout réinstaller s’il ne repère pas que le clavier est parfois dans sa langue et parfois en Anglais, US-88 touches pour être précis. Par exemple au moment où il introduit son futur mot de passe… Problème idiot, simple à contourner mais casse-pieds.

J’avais suivi ce sujet et fait quelques tests simples pour eux, avec rapports et tout: ils l’avaient classé « critique » quand même. En plein confinement, on avait le temps. En octobre, ils avaient (enfin) corrigé la chose.

Pour la version 21.04 sortie le mois dernier, devinez qui est de retour ? 😂

Ce fut la (toute petite) goutte qui fit déborder le vase: j’ai migré vers Mint, avec bureau Mate après avoir beaucoup hésité devant Debian que je ne recommande pas aux débutants. Avec ceux-là au moins, on peut tester plusieurs interfaces graphiques (Cinnamon, Mate, Lxde, etc…) sans que le système ne perde ses billes. Et le système est franchement plus réactif qu’Ubuntu encombré par défaut par le lourdingue Gnome 3. Ksss, ksss les trolls 😛

Pendant qu’on parle de Mint, leur forum francophone est vraiment top. Sinon, il y a tellement d’autres distributions.

Et vraiment, vraiment, évitez de tester trop de choses avec Ubuntu, il n’aime pas ça du tout même s’il reste moins catastrophique que M$-Windoze à ce jeu. Faites-vous plutôt des machines virtuelles: c’est simple et ça évite bien des soucis. Avec au moins 12 ou 16 Gb de RAM, VirtualBox d’Oracle vous fait ça très bien et il devrait être dans les logiciels en option de votre distribution. Avec 8 Gb, pensez plutôt à Xen, ou Qemu. Avec 4 Gb de RAM, surtout ne touchez à RIEN tant que ça marche mais sachez que j’admire votre patience… ou votre informaticien 😛

Europe : la constance dans la nullité

« Stratégie Zéro Covid : 42 fois moins de décès et une contraction de PIB cinq fois moindre« . L’étude comparait 3 gouvernements capitalistes (Corée du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande) mais efficients contre la France. La Belgique n’est guère différente de ce dernier.

La Suède qui avait choisi un laisser-aller encore pire que le reste de l’Europe de l’ouest, a très bien échoué aussi. Même si vous êtes nul en géographie, c’est facile de la retrouver dans la carte ci-dessous : c’est au Nord le seul pays en rouge, entourée de deux pays en jaune (Norvège et Finlande) qui ont, eux, appliqué un minimum de précautions.

Tout ça est issu de Les-Crises. L’auteur est actuaire-statisticien spécialisé en mortalité, quelqu’un d’un tant soit peu plus qualifié et crédible que votre journaliste habituel, au moins dans ce cas précis. Mais le reste de ses articles est très bien aussi.

Je ne veux pas persifler plus que nécessaire mais la Chine avait bien mieux réagi, de même que la plupart des pays où les dirigeants se préoccupent un tant soi peu de leurs habitants. Pas le Brésil, ni les USA, ni l’Inde. Ça va être amusant de comparer les « crimes » du communisme efficient contre les morts du « c’est pas notre faute, c’est une crise imprévisible » du management capitaliste qui a coupé dans les budgets de la santé et du bien-être avec les résultats que l’on sait.

L’oncle Joe

Les-Crises : Comment percevez-vous l’arrivée prochaine du duo Biden-Harris à la tête de la Maison-Blanche, notamment en ce qui concerne le Proche-Orient ?

J-M Bourget : Biden ne va rien changer de fondamental. Sauf adapter des méthodes moins brutales, moins caricaturales. Mais son équipe est composée de personnages aussi redoutables que les « néoconservateurs » des Bush. Plus même, car avec un vernis indu de défenseur des droits de l’homme, Biden sera capable d’imposer n’importe quelle mesure néo-coloniale et de conquête dès qu’elle sera bonne pour le capitalisme américain. Obama était un magnifique VRP, mais combien de centaines d’innocents a-t-il assassinées avec ses drones ?

La gauche de droite sera perdante et nous avec elle

Pour aujourd’hui, je ne saurais trop vous recommander la lecture de « L’incapacité de la gauche à reconnaître un paysage économique profondément modifié donne à Trump une réelle chance de remporter cette élection ». Oui, le titre est long mais l’article est court et se conclut brillamment par ces mots :

« La réélection éventuelle de Trump ne sera pas le résultat de sa capacité à résoudre les problèmes socio-économiques, mais plutôt le résultat de l’échec de l’opposition à les reconnaître. La gauche politique, attachée à l’économie néolibérale, est réticente à envisager des réformes économiques. Le résultat a été une plate-forme politique dénuée de sens et destructrice composée de politiques identitaires qui divisent, de théories du complot anti-russes et de se concentrer sur les personnalités plutôt que sur le contenu. Le ticket Joe Biden-Kamala Harris incarne parfaitement le vaisseau vide qu’est devenu le Parti démocrate. »

Ce texte décrit avec justesse l’impasse que représente « la gauche de droite », idéologiquement incapable de sortir de « Tina » depuis 40 ans. Comme trop souvent et depuis trop longtemps, ce sont ses trahisons des luttes de la classe ouvrière, sa haine du marxisme et sa suffisance qui vont nous précipiter tout droit dans la catastrophe fasciste.

Comme en 1933 en Allemagne, nous voyons les nervis néo-nazis américains être protégés par une police qui n’obéit plus qu’à elle-même et à l’idéologie que sa fonction sous-tend. Et toujours comme en ’33, c’est l’agitateur lui-même, ici Trump, qui se pose en pacificateur des troubles que son idéologie fasciste et ses discours racistes ont provoqués dans une classe ouvrière jetée sciemment et depuis 40 ans dans une sous-prolétarisation à la fois financière, idéologique et politique.

Le 25 octobre 2019, j’avais imprudemment prédit que Joe Biden serait choisi par les Démocrates et qu’il allait perdre face à Trump. J’avais raison pour la première partie. J’espère toujours avoir tort pour la seconde mais je ne m’attendais pas à ce que ce ticket perdant se soit encore déforcé lui-même en s’adjoignant l’insignifiante et droitière Kamala Harris, destinée à remplacer le vieux Joe dès que le gâtisme du candidat se serait trop vu.

Cette « gauche de droite » ne nous décevra décidément jamais dans sa nullité en ne nous proposant que le néo-libéralisme de la finance, en perte de vitesse, comme alternative à l’extrême-droite d’une industrie lourde en voie d’extinction. A l’identique en France, Macron l’emporte encore sur Le Pen mais à force de « désespérer Billancourt » il est permis de se demander pour combien de temps encore. En Flandre, l’extrême-droite est déjà incontournable.

Hypothèses farfelues en Corée

Il est rationnel que les USA soufflent le chaud et le froid en Corée. S’ils ne peuvent que réprimer la montée vers l’atome de la Corée du Nord qui menacerait leur sphère d’influence locale, ils se doivent aussi de freiner toute coopération entre les deux entités de cette péninsule.

Le cauchemar américain pourrait être que le Nord devienne « l’atelier bon marché » de la Corée du Sud voire de la Russie ou même de la Chine où le revenu moyen de l’ouvrier dépasse aujourd’hui celui de pas mal de pays de l’Europe de l’Est. Une hypothèse pas du tout improbable à long terme vu le délabrement de l’économie du Nord incapable de démarrer seule son industrialisation, ce dont les autorités sont bien conscientes, au contraire de ce que l’URSS stalinienne et la Chine post-Mao ont réalisé.

Cette industrialisation est absolument indispensable à la survie militaire du régime communiste coréen, comme l’ont prouvé l’échec de l’invasion allemande en Russie en ’41 contrée par le peuple de l’URSS mais surtout par la croissance continue de leur industrie qui a largement surpassée celle l’Allemagne dès 1943, voire à ce sujet « La Russie en guerre » d’Alexander Werth et « Les guerres de Staline » de Geoffrey Roberts. Du côté Chinois, la longue histoire du colonialisme dans ce pays, Guerres de l’Opium incluses, a également démontré son ardente nécessité.

Est-ce si farfelu d’imaginer ce futur ? Les commentaires vous sont ouverts.

Récits et réflexions sur l’explosion de Beyrouth

La poussière est retombée, le temps de la réflexion n’est pas encore arrivé mais on a déjà des récits crédibles, cohérent, sans complot ni attentat, de l’accident : un trou dans un hangar métallique, un gars envoyé le réparer à la soudure sans être prévenu de ce qui y était stocké dans des conditions de sécurité nulles : du nitrate d’ammonium, qualité AA.

Ce produit est un engrais mais aussi un explosif puissant selon la pureté et le format : poudre, granule, etc.. Les sacs photographiés sur place peu avant l’incident identifiaient la qualité AA, soit le format le plus « explosif ». Sous le forme d’engrais, il a été utilisé pour un attentat d’extrême-droite aux USA en 1995. Sous le format AA, il est utilisée couramment pour l’exploitation de carrières. Dans cette qualité, il explose violemment à la chaleur et à la pression. Un incendie puis une première explosion ont eu lieu, peut-être dans un stock de feu d’artifice dans le hangar d’à coté : en tout cas des photos montrent des éclats de lumière qui y ressemblent.

Ces pré-événements ont servi de détonateur à l’explosion de la quasi-totalité des 2.700 tonnes de nitrate d’ammonium avec les résultats que l’on connaît : 130 morts, 80 disparus, des centaines de blessés et des milliards de dégâts dans un pays déjà ravagé par une formidable crise économique et la corruption. Cette dernière est liée au moins partiellement à son statut de plate-forme mondiale d’argent noir qui lui vaut d’être surnommé « la Suisse du Moyen-Orient ». Au surplus, il est assommé par des sanctions aussi USAméricaines qu’immorales et injustes visant le Hezbollah, une organisation qui représenterait 1/3 de la population libanaise selon les déclarations du Président du Liban à Paris-Match en 2017. Bref, ils ne sont pas sortis de l’auberge.

La raison du stockage de ce produit hyper dangereux en plein cœur de la ville est en fait multiple mais trop classique, hélas : un cargo caboteur qui fait escale à Beyrouth et est arrêté car défectueux. La cargaison saisie. Un imbroglio judiciaire, en partie lié à l’amateurisme de l’armateur, en partie à la situation chaotique au Liban. Des autorités judiciaires n’appréhendant pas le risque couru et des autorités portuaires dépassées. Bref, du tout venant même pas spécifiquement libanais.

Quelques fausses notes dans ce récit bien rôdé : Trump, évidemment, qui parle d’un attentat possible mais il est rapidement contredit par tout le monde, y compris chez lui. Quelques hurluberlus, d’habitude fiables, qui n’ont pas peur d’une 3e détonation encore pire, y voient le résultat d’un affrontement Israël-Hezbollah. Cette rumeur est taillée en pièce par tous les gens un peu sérieux en posant deux questions simples : « qui bono ? » donc quel serait le sens ou le message d’une attaque israélienne dans ce cas et pourquoi le Hezbollah irait-il stocker des explosifs en plein Beyrouth c’est à dire loin de ses bases, sous surveillance vidéo de gens qui lui sont pas spécialement favorables.

Cette hypothèse d’attentat extérieur viendrait pourtant de recevoir un support inattendu: le Président du Liban, Michel Aoun, chrétien maronite et allié du Hezbollah depuis longtemps, évoque une possible attaque de missile, donc des israéliens, dans le Parisien. Pourquoi là ? Peut-être pour la même raison pour laquelle le très médiatique (en France) Romain Caillet utilise une chaîne israélienne pour sourcer une déclaration du chef du Hezbollah : « parce que ! », comme dit Nidal 🙂

Pour qui s’intéresse à l’actualité des médias, il est intéressant de noter que le compte-rendu à la fois le plus fidèle, le plus complet et le plus prompt sur cet évènement est une fois encore celui de Moon of Alabama, le 5 août (date du site américain) soit au moins 12 heures avant tout le monde. Cela conforte mon opinion favorable à leur égard : ce qu’ils disent et prédisent a rarement été contredit par les évènements ultérieurs. Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais et n’ont pas peur des émanations, une traduction de l’article du 5 a été réalisée à 14:00 du même jour par le Saker.

Plus spécialisée, LA source fiable et (pas trop) abondante en français sur le Liban est évidemment Nidal que j’ai abondamment cité ici. Merci à lui.

L’irrationalité est rare

Tous les médias « officiels » du monde occidental se disputent le privilège d’être le plus anti-Trump sous l’argument que celui-ci est irrationnel. Cette assertion est probablement vraie dans ce cas d’espèce mais la politique générale des USA, y compris sous son règne, est loin de l’être. Au contraire, la volonté de mettre fin aux collaborations USAméricaines dans les grands organismes internationaux chargés de civiliser le monde, ONU-OMS est cohérente avec l’état des USA actuel.

Les USA ne sont plus l’atelier du monde qu’ils étaient dans l’après-guerre ’39-’45, c’est évident, la Chine a largement pris leur place. Il n’est que de voir les mesures qui la vise sous l’administration Trump. Mais même les états de second rang comme l’Allemagne ou de 3e comme la France sont régulièrement visés par des mesures discriminatoires pour freiner leur domination dans le commerce de luxe, voitures et mode respectivement, aux USA.

Les USA commencent à ne plus être la tête pensante du monde maintenant que les Chinois multiplient les formations de haut niveau grâce à leur développement en plein essor. Par exemple, le principal centre de recherche hors USA de Microsoft y est situé. Je pense que ce n’est qu’un début, de la même manière que les firmes occidentales sous-traitent de leur informatique à l’Inde alors que l’ICT est le cœur de métier de toute entreprise quelle qu’elle soit.

Enfin, le centre financier du monde est en train de se déplacer de Wall Street vers la périphérie et cela va aller en s’accentuant avec l’épanouissement de l’Asie tirée par la Chine, à nouveau, mais aussi l’Inde, la Corée du Sud, le Vietnam et tous les autres dragons.

Il s’y ajoute la faillite prévisible des finances de ce pays qui, grâce au dollar, a vécu depuis trop longtemps largement au-dessus de ses moyens : emballement du déficit tant de la balance des paiements que des budgets de l’État, exploitation des pays liges et soi-disant « alliés », aliénation progressive des fournisseurs de matière première, de main d’œuvre servile et maintenant de produits manufacturés. Tout ça va se finir en crash majeur voire en défaut sur le dette aux détriments de ses grands financeurs, la Chine en tête.

Parallèlement, la trahison des représentants attitrés des 85% entraîne une désaffection de la politique et son corollaire, l’irruption des Caligula de tous poils à la tête du pays, je ne vous citerai pas le plus orange, on l’a trop vu. Au sujet de cette trahison, je ne peux trop vous recommander la lecture de « La bourgeoisie intellectuelle, une élite héréditaire » (Le Monde Diplomatique, Août 2020, p. 22-23) qui justifie à lui seul l’achat de ce remarquable mensuel.

Le seul point où les USA soient en pointe c’est le militaire… pour le moment. Depuis des dizaines d’années, ils représentent à eux seuls 50% de la dépense militaire dans le monde. La proportion a un peu diminué depuis quelques années, notamment car la Chine accélère fameusement. D’où panique au Pentagone quand ils voient leur dernier porte-avions d’assaut flamber au point d’être irréparable pendant que les Chinois réparent vite fait celui qui, chez eux, a subi un évènement comparable et sont en train d’un construire un deuxième à un rythme incomparable et effrayant aux yeux du Pentagone. Reste que leur domination outrancière des mers et leur millier de bases militaires à travers le monde oblige encore la puissance ascendante du géant asiatique a développer un réseau terrestre via l’intiative « Belt and Road ».

En conclusion, la politique à long terme des USA de se dégager de tout ce qui peut entraver son militarisme et la volonté qui en découle de l’usage de la force pour obtenir ce qu’elle veut est parfaitement cohérente, rationnelle. Ils en sont au dernier stade de l’impérialisme, celui où seul subsiste le complexe militaro-industriel : militarisation de tous les aspects de la société, usage disproportionné dans la force dans l’obtention de la paix civile en interne, mépris de la loi par les polices, milices plus ou moins officielles tant en interne qu’en externe, mercenaires plus ou moins étrangers pour les interventions extérieures d’ailleurs de plus en plus destructrices, inefficaces et illégales tant au regard de l’ordre international que même de leurs lois internes.

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La France suit avec retard cette déliquescence : désindustrialisation, extrême concentration de la richesse, désaffection des élites et son corollaire: l’arrivée de clowns incompétents et mêletout à la magistrature suprême. Un autre indice : la progressive prétorisation des forces de l’ordre accompagnant une magistrature de plus en plus ouvertement aux ordres, même au PNF, ce qui ne les change « guerre » (sic), hélas. Son aventurisme guerrier et imbécile n’est plus à démontrer, le chaos libyen a été précédé du génocide rwandais et des crimes innombrables mais alors efficients de la Françafrique.

La Belgique n’a pas encore subi la crise économique brutale entraînant une révolte suffisamment menaçante pour le pouvoir en place qui révélerait les mêmes maux dont les fondations sont déjà en place depuis belle lurette grâce à l’effet de choc des « Tueurs du Brabant » et autres Dutroux, notamment. Dans tous ces cas, il est remarquable de voir que les mesures prises à ces occasions ont récompensé les pires incompétents, voire les complices plus ou moins volontaires : gendarmerie comme journalistes « embarqués » dans l’appareil d’état et parfois la classe politique et judiciaire.

Leur efficience sur le Smeerpijp comme sur les « valises » de l’époque Mobutu qui ont largement alimenté les caisses noires de la classe politique belge de la fin du XXe siècle a été remarquablement nulle. Est-il besoin de démontrer plus avant leur efficacité dans la reproduction et la protection de la classe dominante belge ? Si on ne trouve que difficilement dans la presse belge de liste des nombreuses dynasties familiales de leur tissu économique, contrairement aux autres pays, ce n’est peut-être pas un hasard. Je remercie d’avance les commentateurs pour des liens éventuels : la liste des habitants de certains quartiers de Sint-Martens-Latem ou Uccle ferait l’affaire 🙂

Bruxellois, roules-tu à vélo ?

… en suivant les injonctions d’Elke van den Brandt, notre Ministre de l’Immobilité tout occupée à rendre la ville « plus agréable pour ses habitants ». Et hostile pour les navetteurs qui y viennent, bien obligés, pour y travailler. Mais eux ne votent pas ici. Disons-le froidement : ce n’est qu’un des problèmes de ces idées de riches qui négligent les solutions populaires.

Un exemple entre 300.000 : un de mes potes, navetteur en voiture puisqu’il vient du Brabant et travaille à l’autre bout de Bruxelles. L’idéologie de la Sinistre a déjà commencé à lui doubler son temps de déplacement (et le coût du parking) mais c’est sans importance puisque encore une fois, il ne vote pas ici.

Oublions les impôts que les Bruxellois vont payer pour financer toutes les infrastructures ralentisseuses et le surcoût du fait que vous n’allez plus dans le centre-ville (trop long/trop lent) et que vous vous fournissez plus cher, en-dehors. Son électorat a les moyens. Vous pouvez, bien sûr, tout vous faire apporter à domicile avec Internet et le petit espion nommé smartphone. Pour ma part, je suis un travailleur conscient donc je HAIS le modèle Amazon/Uber et leurs infrastructures mondialisées qui polluent le monde pour apporter à votre porte LE gadget que vous avez commandé ou ses esclaves sous-payés qui vous apportent votre traiteur à la maison avec leurs petits jarrets.

Madame la ministre, tout le monde n’a pas l’argent pour se payer, en plus de la voiture, un vélo par personne ni, parfois, la jeunesse ou la forme pour se passer de l’aide-moteur alimentée à l’énergie nucléaire du vélo électrique. Parce que ça monte bien, Bruxelles. Au passage, comment protéger son vélo contre le vol, surtout les électriques, quand on habite, dans un quartier pauvre ou moyen, un logement social ou un immeuble à 3-4 appartements où il est inimaginable de stocker (3-6 appartements multipliés par 2-4 personnes soit) 6 à 24 vélos dans le mince couloir de l’entrée ? Dans les 60m2 de l’appartement moyen bruxellois peut-être ? Puisqu’on parle d’espace, on va aussi oublier celui indispensable pour sécher les vêtements dans un pays où il n’y a que deux saisons : la saison des pluies et le mois de juin.

La solution écolo et intelligente : déplaçons notre budget « voiture » vers des vélos pour tous avec le garage pour les stocker. Génial ? Peut-on imaginer les vacances à la campagne, indispensables pour les gosses, sans voiture pour emmener AUSSI la mémé, les enfants en bas-âge ou handicapés ET leurs bagages pour le mois ? Évidemment, l’électorat bobo de M’dame la Sinistre Bruxelloise a sa maison ou son immeuble 3 appartements avec porte cochère. Puis il a une famille nucléaire avec 1 ou 2 enfants. Leurs grand-parents ont le patrimoine pour vivre et voyager de leur côté, en avion écologique. Donc, où est le problème ?

La vraie solution ce seraient les transports en commun… mais PAS dans leur état actuel. Un exemple que je connais de près : ma compagne travaille dans l’aide aux handicapés. Les transports bruxellois sont fermés ou en horaire de réduits lors d’un voyage sur deux puisque ses mômes ont besoin d’aide 24 heures par jour et 7 jours par semaine, toute l’année. Sans voiture, elle a un léger problème pour traverser Bruxelles après une journée physiquement épuisante. Et tous les travailleuses/eurs du soin sont dans la même situation. Ne parlons pas des ouvriers et nettoyeuses (ou vice-versa) qui embauchent à 5 ou 6 heures à l’autre bout de la ville.

A contrario, vous êtes Bruxellois et le spécialiste que vous êtes va trouver du boulot dans le Brabant. Faites l’expérience avec un patron aussi compréhensif que l’horaire flexible. Bruxelles-Jodoigne en train et bus: 90 minutes… le matin. Et autant le soir si vous habitez près d’une gare. Sinon, vous rajoutez encore 15 à 30 minutes par trajet. En voiture : jadis 45 minutes par trajet. En moto, tant haïe par les verts, on peut encore diminuer de 5 à 10 minutes.

Tout est en train de changer avec les idées de Mme la Sinistre bruxelloise. En pire, évidemment. On va sanctionner, restreindre, obliger mais sans fournir l’alternative qui, elle, coûterait de l’argent que l’on refuse d’investir et une coordination fédérale. C’est à dire des vrais transports en commun, nombreux, étendus, gratuits et diversifiés à Bruxelles comme sur toute la surface de la Belgique. Au contraire, elle nous parle de vélos (que nous allons acheter, individuellement) et le fédéral augmente les tarifs et diminue les réductions. Il supprime les lignes et les gares « pas rentables ». Pas rentables à condition d’oublier le coût écologique et financier de votre transport individuel complémentaire. Avec un tel décalage de discours, ben c’est votre peine que l’on va traire pour faire des « économies » et une vie « écologique » à Bruxelles.