Billard à trois bandes dans les médias MSM

Le coup est disséqué par le journal américain « Moon of Alabama » traduit par le Saker*: un « diplomate » israélien donne un scoop constitué de trois infox* à un journaliste saoudien qui les avale tout cru. En s’appuyant sur la « reconnaissance par les arabes eux-mêmes » – sauf que l’Arabie Saoudite, ça n’est pas du tout « les arabes », surtout en Irak et encore moins chez les Perses iraniens, mais passons – les journaux MSM israéliens et occidentaux sont « sûrs » de la véracité des infox à la gloire des F-35 i, de l’armée israélienne et de la force de caractère de son 1er ministre et ministre de la guerre, le tout-puissant Bibi bibi Nétanyahou. Il y a là-bas des élections en vue mais c’est sûrement un hasard. Ça contente aussi les USA qui ont besoin de bonnes nouvelles à propos de leur infox (à peine) volante vendue sous le nom de F-35, par exemple en Belgique sous l’influence de l’américanolâtre CD&V au pouvoir dans l’armée et soutenue au gouvernement par la toute-puissante NVA.

Juste deux-trois problèmes: les infox sont visibles pour qui veut se renseigner et regarder, les journalistes saoudiens ne sont pas fiables vu la sauvage dictature régnante, les journaux MSM commencent à être reconnus comme paresseux et peu crédibles, il n’est que de voir leur chute de lectorat en dizaine(s) de % par an. Enfin, comme le signale « Moon of Alabama », si c’était vrai, ce serait alors le meilleur argument de vente possible pour les S-400 russes dans tout le Moyen-Orient. C’est peut-être pour ça que les médias (pro-)russes ne sont pas du tout pressés de lever le lièvre.

(*) Je ne suis pas responsable des odeurs nauséabondes qui émanent parfois des auteurs repris dans le Saker mais quand il traduit les articles de la presse anglophone de gauche, je ne vois pas de raison de vous en priver. De même, Wikipédia fondé par un libertarien (extrême-droite anti-état) est devenu un instrument de propagande MSM et néo-conservateur (donc va-t-en-guerre) mais est utile quand il ne parle pas de politique et surtout pas d’actualité.

C’est en sécurité !

Vous connaissez tous la banque-carrefour de la Sécurité Sociale en Belgique. Il y en a d’autres telle la banque-carrefour des entreprises. Toutes détiennent des informations critiques, notamment pour notre vie privée, toutes sont accessibles via Internet. Elles ne sont pas les seules, les banques vivent dans les mêmes conditions. Tout cela est archi-sécurisé ! Comme on les croit.

Commençons par la dernière « sécurité » en date : Erratic est une « hackeuse » black hat (voir « cracker« ) qui s’est payée la banque Capital One aux USA & Canada. Outre les données bancaires, fiscales et sociales de plus de 100 Mls de clients, elle a aussi mis la main sur un bijou: les N° de Sécurité Sociale de plus d’un million de personnes. C’est l’équivalent de notre N° de Registre National et c’est l’identifiant unique utilisé pour à peu près tout sur le continent nord-Américain. La banque ne s’est aperçue de rien. C’est une personne indépendante qui a remarqué les vantardises d’Erratic sur les réseaux sociaux & de développement et l’a dénoncée. En 2013, Yahoo s’est fait voler 1 milliard de comptes et en 2014, encore 500 millions. Il ne l’a avoué qu’en 2015-2016.

L’état, c’est tellement mieux pour la « sécurité ». Juste annoncé cette semaine: 11 sites gouvernementaux de Trinitad et Tobago« défacés ». Traduction en clair: un groupe de crackers a pris le contrôle de 11 sites et en ont changé la page d’accueil pour « signer » leur passage. Pour les USA, 1e cracker mondial avec la NSA mais 1e cracké, deux noms: Julian Assange/Wikileaks et Edgard Snowden. Aucun d’eux n’a piraté directement via Internet mais tous ont copié ou reçu du copiage de sites internet Top Secret (NSA !) ou personnels. Plus ancien, il y eut aussi la CIA et la Défense Nationale (DoD). En Europe et même en Israël, le sous-Vatican des Black Hats « légaux« , on a vu les données de gros paquets de citoyens se faire disperser sur le net dont un encore cette année en Europe de l’Est.

N.B.: la très officielle conférence Black Hat a lieu du 3 au 8 août 2019 à Las Vegas et des surprises vont être révélées.

En un mot comme en cent : la « sécurité » informatique est relative. Elle est toujours « cassable », c’est juste une question de prix et de temps ou d’opportunité. Ceux qui prétendent le contraire sont des escrocs ou des incompétents : politiciens, juristes et journalistes. La centralisation des données personnelles ou confidentielles avec un accès Internet est un bon moyen pour que, tôt ou tard, elles ne soient plus ni personnelles ni confidentielles pour peu qu’elles présentent un réel intérêt politique, scandaleux ou financier voire de défi technique personnel. Les Banques-Carrefour belges ne font pas exception à cette règle. Réfléchissez bien avant d’autoriser votre médecin à y centraliser votre dossier médical. Notez que si vous utilisez abondamment les réseaux sociaux et les GAFAM ou Internet sans préservatifs, la question ne se pose pas: l’abandon de votre vie privée fait partie des conditions générales que personne ne lit, faute de temps.

Le vote électronique est encore pire. Les personnes informées ont pu en constater les limites lors du dernier vote en date aux USA où les machines, vendues par un Républicain, ont à l’évidence favorisé un Républicain. En même temps, il faut relativiser: le trucage des élections et/ou l’élimination des électeurs « votant mal » (généralement noirs et parfois hispaniques mais quasi toujours Démocrates) est un sport national au sud du Canada. Si, en Belgique, on a heureusement fait demi-tour sur cette informatisation malvenue, la France s’y met à marches forcées et pour des raisons aussi évidentes qu’européennes.

Aux USA, les droits de Dieu ou ceux des humains?

La Radio-Télévision Suisse rapporte la création aux USA d’une commission pour « pour choisir parmi les droits humains ceux qui sont vraiment inaliénables et ceux dont on peut se passer » (sic). Celle-ci est crée au sein d’un ministère qui a en charge les relations internationales des USA: le Secrétariat d’État, ce qui peut paraître bizarre sauf si on se réfère à une ancienne note de Trump, dévoilée, qui précise que « les Droits de l’Homme ne doivent être utilisés que contre nos ennemis, Russie, Chine & C°, pas contre nos alliés tel l’Égypte et l’Arabie Saoudite. »

Le Secrétaire d’État qui l’a nommée est Mike Pompeo. C’est un chrétien évangélique pour qui la foi passe avant le bon sens. Notamment, il pousse pour une guerre au Moyen-Orient comme moyen d’accélérer la venue de l’Armageddon biblique. Un fou de Dieu, pour la région ça n’a hélas rien d’original sauf que celui-là a réellement des bombes atomiques, les moyens de les lancer et que son pays les a intégrés de manière très ouverte dans sa doctrine militaire générale pour 14 raisons différentes (les Russes: 2 seulement) dont certaines sont très sujettes à interprétations multiples. Avec John Bolton à la « Sécurité » en prime, que voilà une belle poudrière (en anglais, hélas) gérée par des furieux.

La commission nommée par un fou de Dieu (protestant et anti-avortement) est dirigée par une folle de Dieu (ancienne ambassadrice au Vatican et anti-avortement). Pour équilibrer sans doute. Il y a une (1) fille d’ancien opposant aux dictatures militaires. Le seul point commun des autres membres est que « tous (…) sont accusés de ne s’être concentrés que sur la liberté religieuse pendant leur carrière professionnelle et universitaire (…) Une liberté que certains d’entre eux placeraient au-dessus des autres (libertés) dit-on même ».

Cette information semble enterrée dans les autres médias occidentaux consultés par votre serviteur. Si vous avez vu passer l’info ailleurs, merci de le signaler dans les commentaires.

Comment les médias occidentaux soutiennent le terrorisme d’État qui fait des millions de victimes

La recommandation du jour, c’est cet article censuré sur les médias occidentaux, traduit et publié au Grand Soir. L’article est innovant, abondamment sourcé et écrit par des pointures de l’enseignement universitaire américain. La traduction de Viktor Dedaj est comme toujours excellente, ce qui ne gâte rien.

« Contro gli indipendentisti »

Mise à jour : La police a retiré la mention en question. Quand les faits ne correspondent pas à l’idéologie, il est temps de changer les faits.

Toute la presse a parlé des armes de guerre trouvé chez des fascistes en Italie. Le communiqué de la police italienne qui a saisi les armes déclare explicitement que ces armes ont servi au Dombass « contro gli indipendentisti » (« contre les indépendantistes »). Comme le soulignent les Chroniques du Grand Jeu « toute la presse MSM occidentale a souligné qu’ils avaient combattu « contre le régime », ce qui est en plus totalement illogique : l’extrême-droite sévi à Kiev, pas de l’autre côté qui est plutôt rouge. Mais bon, la presse occidentale et les faits, hein.

Last Flag Flying

La nuit dernière, je me suis regardé un p’tit film que je vous conseille à mon tour. Last flag flying, paru en 2017 aux USA, est un road movie de 3 hommes, 3 buddies qui ont laissé une part d’eux-même au Vietnam et qui ramènent chez lui le cercueil d’un jeune marine mort, une génération plus tard, en Irak pour la même absence de raison, la même arnaque.

C’est bien fichu. C’est touchant sans mélo. C’est joyeusement rabelaisien et farouchement anti-militariste tout en restant fier de ce que l’on a été et de ce que l’on est, différents.

L’Iran et l’Europe

L’Europe n’arrive pas à détacher la laisse fixée à son collier par la « protection » militaire de son parrain américain. Or depuis l’arrivée du narcisse infantile à la Maison Blanche, c’est le grand n’importe quoi qui règne à Washington, même chez ses adversaires. Un bon exemple est la crise de paranoïa nommée Russiagate dont l’explosion en vol a carbonisé la crédibilité de nombreux médias et politiciens locaux.

Aujourd’hui, l’Iran est étouffé par les sanctions USAméricaines prises en contradiction avec les engagements pris lors de la conclusion de cet accord. Tout ça, juste parce que le traité est l’œuvre d’Obama (mais pas que lui). La Perse compte ses amis et ses alliés et s’en souviendra quand le Président US sera revenu dans le monde réel où l’AIEA confirme l’honnêteté iranienne.

Signalons au passage que si les sanctions ne sont pas annulées, l’Iran a le DROIT de dépasser les normes inscrites dans le PAGC ; la presse fait des bonds (pour faire vendre) mais les dirigeants européens ne parlent pas explicitement d’une violation de l’accord par l’Iran, et pour cause.

L’Europe pourrait jouer un rôle dans cette poudrière, comme elle aurait pût le jouer avec la Russie en son temps voire Cuba. Mais non, nous nous montrons incapable de défier notre tuteur. Ce n’est pas compliqué, la faible Turquie est plus indépendante que nous. Certes, un mécanisme de paiement a été créé par l’Europe pour contourner les sanctions américaine mais les seuls qui l’utilisent vraiment sont les Russes et, parait-il, les Chinois.

C’est tolérance zéro, là comme ailleurs !

Trouvé sur le site de la RTBF: « Plaintes pour viol au festival de Dour: c’est tolérance zéro pour la police » Ils veulent dire quoi, là ? Ailleurs, ce ne serait pas « tolérance zéro » pour la police ? Ce n’est pas « tolérance zéro » pour le Parquet, la Justice ou les organisateurs ? Ou pour les artistes et les participants du Festival ? Quelle insensibilité. Eh les mecs, l’abus sur mineur(e) ou le viol c’est toujours tolérance zéro, POINT !

Et nous devons nous y engager. Qu’on ne me fasse pas croire que personne n’a rien entendu lors de ces 3 viols. La non-assistance à personne en danger, ça existe aussi, même (et surtout) si ça implique de prendre des risques pour soi-même. Parce que s’il y a violence sur celui/celle qui s’interpose, ça veut dire que pour la victime d’une agression, la violence est là aussi ! En pire !

Regardons autour de vous, occupons-nous des autres, pas seulement quand il y a danger mais simplement quand l’autre a besoin de nous. Nous serons heureux de recevoir de l’aide quand un autre nous l’apportera pour nous avoir vu le faire. N’oublions pas aussi que le violeur/violeuse ou l’abuseur(e) est souvent un proche voire un parent. Dans la vie comme sur les médias sociaux, soyons attentif sans être parano, soyons aimant, « soyons excellent les uns pour les autres« . Rendons à chacun(e) l’amitié que nous éprouvons et l’amour que nous avons reçu de tous.

Les limites du merveilleux fil RSS

C’est quoi un fil RSS ? François Charron fournit à mon sens la meilleure explication. C’est souvent une bonne alternative aux listes de diffusion car vous dégagez ainsi votre boite e-mail d’informations parfois longues qui ne vous sont pas personnellement adressées et/ou qui ne sont pas urgentes. Vous pouvez aussi adopter un lecteur RSS pour suivre vos (trop) nombreux sites d’actualité et d’informations.

Le fil RSS de C.C.E. est actif (là, à droite) et vous pouvez l’utiliser pour suivre le lien qu’il fournit et venir lire l’information sur le site.

Évitez de lire les articles dans* votre lecteur RSS : ce dernier ne contient PAS (ou très rarement*) les nombreux ajouts et améliorations postérieurs aux premières éditions. Sur ce site, notamment, les articles sont fréquemment mis à jour en ajoutant des liens vers les dernières informations parues dans l’actualité et en modifiant parfois le texte pour en tenir compte. Pour éviter de vous saturer, je ne créée pas un lien RSS à chaque fois.

Quels lecteur RSS ? Je vous conseille Feedbro pour Firefox ou, si vous insistez, Chrome. Il y en a d’autres sous M$-Win ou sous Linux comme sous Android et Apple (pas de lien pour ce dernier : on est là totalement en dehors de ma sphère de compétence).

(*) C’est parfois possible suivant votre configuration

John Bolton ligoté

Le Congrès des USA vient de voter un amendement à la loi de financement de l’armée qui interdit l’entrée en guerre contre l’Iran et l’Irak sans son accord explicite. Il a été voté par la majorité des Démocrates appuyé par des Républicains. C’était récemment souhaité aussi dans un média très proche du Pentagone, National Interest.

Il est permis de se demander si le plus content de l’affaire ce n’est pas Trump lui-même. Cet amendement bloque les folies des ses conseillers va-t-en guerre, John Bolton et Mike Pompeo, contre lesquels il semblait tellement en opposition que le licenciement de Bolton faisait l’objet de spéculations dont je m’étais fait l’écho récemment.