Aux USA, les droits de Dieu ou ceux des humains?

La Radio-Télévision Suisse rapporte la création aux USA d’une commission pour « pour choisir parmi les droits humains ceux qui sont vraiment inaliénables et ceux dont on peut se passer » (sic). Celle-ci est crée au sein d’un ministère qui a en charge les relations internationales des USA: le Secrétariat d’État, ce qui peut paraître bizarre sauf si on se réfère à une ancienne note de Trump, dévoilée, qui précise que « les Droits de l’Homme ne doivent être utilisés que contre nos ennemis, Russie, Chine & C°, pas contre nos alliés tel l’Égypte et l’Arabie Saoudite. »

Le Secrétaire d’État qui l’a nommée est Mike Pompeo. C’est un chrétien évangélique pour qui la foi passe avant le bon sens. Notamment, il pousse pour une guerre au Moyen-Orient comme moyen d’accélérer la venue de l’Armageddon biblique. Un fou de Dieu, pour la région ça n’a hélas rien d’original sauf que celui-là a réellement des bombes atomiques, les moyens de les lancer et que son pays les a intégrés de manière très ouverte dans sa doctrine militaire générale pour 14 raisons différentes (les Russes: 2 seulement) dont certaines sont très sujettes à interprétations multiples. Avec John Bolton à la « Sécurité » en prime, que voilà une belle poudrière (en anglais, hélas) gérée par des furieux.

La commission nommée par un fou de Dieu (protestant et anti-avortement) est dirigée par une folle de Dieu (ancienne ambassadrice au Vatican et anti-avortement). Pour équilibrer sans doute. Il y a une (1) fille d’ancien opposant aux dictatures militaires. Le seul point commun des autres membres est que « tous (…) sont accusés de ne s’être concentrés que sur la liberté religieuse pendant leur carrière professionnelle et universitaire (…) Une liberté que certains d’entre eux placeraient au-dessus des autres (libertés) dit-on même ».

Cette information semble enterrée dans les autres médias occidentaux consultés par votre serviteur. Si vous avez vu passer l’info ailleurs, merci de le signaler dans les commentaires.

C’est tolérance zéro, là comme ailleurs !

Trouvé sur le site de la RTBF: « Plaintes pour viol au festival de Dour: c’est tolérance zéro pour la police » Ils veulent dire quoi, là ? Ailleurs, ce ne serait pas « tolérance zéro » pour la police ? Ce n’est pas « tolérance zéro » pour le Parquet, la Justice ou les organisateurs ? Ou pour les artistes et les participants du Festival ? Quelle insensibilité. Eh les mecs, l’abus sur mineur(e) ou le viol c’est toujours tolérance zéro, POINT !

Et nous devons nous y engager. Qu’on ne me fasse pas croire que personne n’a rien entendu lors de ces 3 viols. La non-assistance à personne en danger, ça existe aussi, même (et surtout) si ça implique de prendre des risques pour soi-même. Parce que s’il y a violence sur celui/celle qui s’interpose, ça veut dire que pour la victime d’une agression, la violence est là aussi ! En pire !

Regardons autour de vous, occupons-nous des autres, pas seulement quand il y a danger mais simplement quand l’autre a besoin de nous. Nous serons heureux de recevoir de l’aide quand un autre nous l’apportera pour nous avoir vu le faire. N’oublions pas aussi que le violeur/violeuse ou l’abuseur(e) est souvent un proche voire un parent. Dans la vie comme sur les médias sociaux, soyons attentif sans être parano, soyons aimant, « soyons excellent les uns pour les autres« . Rendons à chacun(e) l’amitié que nous éprouvons et l’amour que nous avons reçu de tous.

Les extra-terrestres sont aux Ressources Humaines (RH)

Chez Michelin, reconnue victime d’un accident du travail suite à (un harcèlement sur le lieu de travail) et arrêtée pendant près de six mois, une salariée de plus de 15 ans d’ancienneté reçoit cependant un courrier lui notifiant un blâme. « Cette mesure disciplinaire était également justifiée par le fait que vous aviez menti sur le fait de vouloir mettre fin à vos jours et d’avoir monopolisé les ressources du service médical mais aussi celles du service du personnel afin que nous nous assurions de votre intégrité physique ». Blâmée pour ne pas s’être vraiment suicidée ? Pour ajouter l’insulte à l’injure, la direction l’a réaffecté au même poste de travail avec les mêmes collègues, y compris les harceleurs.

Toujours chez ce fabriquant de pneus, dans le cas d’un débutant blessé au travail : « Si vous persistiez dans votre comportent fautif (être blessé, je le rappelle), nous serions amenés à envisager à votre égard d’autres mesures disciplinaires et notamment la remise en cause de votre contrat de travail »

Si vous voulez plus de détails, je vous invite à lire l’article chez Basta ! Au passage le formateur du débutant blessé sera peut-être aussi blâmé pour l’avoir « laisser se blesser ». Chouette motivation pour ceux-ci.

Également via Basta, le cas de deux soignantes blâmées parce que gravement en sous-effectifs, elles n’avaient pas eu le temps de remettre des vêtements civils à tou(te)s les retraité(e)s présent(e)s dans le home. Le cadre qui avait donné l’ordre verbal « débrouillez-vous » a sûrement reçu une prime.

Toujours chez les sociopathes, il y a le procès en cours contre les dirigeants de France Telecom pour leur « gestion par le stress » qui a provoqué des dizaines de morts et de blessés. Les excuses généralement invoquées par les inculpés sont de deux ordres : « je ne vois pas où est le mal » et « j’obéissais aux ordres« . E.T. phone home :-/

Ce type de gestion est aussi la méthode déployée par le plan Copernic au niveau des administrations fédérales belges. Outre le placement des apparatchiks à des postes dirigeants très bien payés inventés pour eux, donc à une main-mise des politiques sur l’administration qui les rétribue pour cela, ce plan a mis en place un management par le stress des fonctionnaires. Il était d’autant plus difficile à vivre qu’il n’y avait pas de porte de sortie sauf à renoncer à ses revenus. Il y en a à peine plus maintenant, la mobilité au sein de l’administration n’étant pas chose aisée.

Des suicides ont eu lieu, comme des dépressions, des départs et des burn-out en série. Mais nous sommes en Belgique et tout fût donc balayé sous le tapis puisque tous les partis, sauf le PTB (son journal), y trouvaient leur compte. Les citoyens, les contribuables et les travailleurs largement moins quand après avoir détruit les connaissances et les personnes au sein la fonction publique, il a fallut chèrement sous-traiter (ou « maltraiter ») au privé ce qu’on avait retiré aux fonctionnaires et services compétents. Juste pour rire : savez-vous qui dirige le ministère qui s’occupe des fonctionnaires fédéraux ? Un NVA rabique donc par essence anti-fonctionnaires et anti-fédéral. Comment ça, « briser l’outil » ?