Les guerres modernes sont impossibles

Un des auteurs de National Interest, publication liée au Pentagone et plus généralement au système militaro-industriel, a jadis écrit un article fondamental sur l’incapacité de nos armées modernes à gagner une guerre mondiale faute de pouvoir assurer l’alimentation en armes et munitions de ses troupes. Et c’est de plus en plus vrai.

Lors du dernier conflit entre forces vaguement égales, la guerre du Kippour en Egypte, Israël n’a pu gagner que parce qu’il recevait en permanence les munitions et le matériel produit et stocké par un pays 25 fois plus gros que lui. Malgré ce genre de manne, ils ont perdu en 2006 au Liban contre une milice sous-équipée. Il a fallu 6 mois aux USA pour préparer et engranger de quoi gagner une semaine de guerre contre l’Irak, une nation du tiers-monde.

Les discrets F-35, comme leurs équivalents en Russie et Chine dans une moindre mesure, ne volent que s’ils sont maintenus par des dizaines de techniciens chèrement et longuement formés sur des aérodromes en dur reliés aux plus complexes réseaux et programme informatiques. En cas de conflit généralisé entre égaux, pendant combien de temps y aura-t-il de tels aérodromes, de telles équipes et de telles électroniques.

Les armes modernes lancent des missiles qui valent des millions et qui sont produit à quelques exemplaires par an. Les S-400 et autres fleurons de la DCA russe se font détruire simplement parce qu’ils doivent détruire des masses de cibles qui coûtent 10 ou 10.000 fois moins chers à fabriquer. Et ils doivent les détruire parce qu’ils en sont eux-mêmes la cible. Les ultra-modernes et si fragiles navires de haute mer US sont confrontés au même genre de dilemne. Ils disent pouvoir le contrer avec les A-10 « brrrrt » que l’on n’a pourtant jamais vu décoller d’un porte-avions et encore moins y atterrir.

Une simple guerre contre l’Iran ou le Hezbollah libanais est irréaliste car leurs faibles moyens suffisent à détruire les fondements économiques des pays proches qui les attaquent ou de leurs alliés comme vient de le prouver le bombardement par la guérilla Houtis du fleuron de l’industrie pétrolière saoudienne. Ce n’était pas la première attaque du genre, ils s’étaient déjà attaqué avec succès à ces artères vitales qui se prénomment gazoducs et oléoducs.

La Corée du Nord est inattaquable sans un « premier coup » aussi colossal qu’improbable car sa simple artillerie peut détruire en quelques minutes le cœur de l’industrie manufacturière et financière de la Corée du Sud. Ajoutons-y quelques missiles, même pas nucléaires, et ce conflit fera perdre des centaines de milliards à une économie mondiale déjà chancelante. Quel gouvernement peut accepter ce risque ?

Le bide de Joe Biden à la présidentielle américaine

Aux primaires démocrates, Joe Biden ne trouve pas d’argent en étant honnête comme il l’avait promis au début de sa campagne. Il va donc se vendre via un SuperPAC. Ce dernier est un fond qui permet aux riches donateurs et grandes sociétés de se ménager un accès direct au prochain président en échange d’argent pendant sa campagne.

S’y ajoutent les Super-Délégués, c’est à dire les apparatchik du Parti Démocrate qui détiennent un tiers des voix nécessaires pour choisir le prétendant. C’est eux qui avaient pavé la voie à Trump en choisissant la très droitière Hillary Clinton contre Bernie Sanders qui avait partie gagnée. A mon sens, ils recommenceront car ils pensent, à nouveau à tort, avoir déjà gagné l’élection présidentielle.

De mauvaises langues prétendent que les apparatchik démocrates préfèrent la victoire des Républicains à celle de la gauche de leur propre parti. Il faut dire que ces derniers pourraient vouloir les sacquer après toutes les saloperies qu’ils leur ont fait, ils étaient d’ailleurs nommés pour cela. Et à chaque élection, la rage de la base, plus à gauche, augmente contre eux. D’autant qu’ils font régulièrement perdre des élections a priori faciles. Hillary n’étant que la dernière en date depuis 1980.

De l’autre côté, le Président ne sera jamais destitué car la majorité républicaine du Sénat ne va pas se tirer une balle dans le pied. Au contraire, ces arguties judiciaires contre Trump agacent prodigieusement les électeurs, autant par leur inutilité que par leur répétition.

En conclusion, je tiens les paris que l’élection USA 2020 va voir s’affronter Joe Biden et Donald Trump mais aussi que le républicain d’extrême-droite va gagner contre le candidat trop centriste devenu, en plus, celui de la finance, de l’industrie de l’armement et du secteur privé de la santé. Tous « bien-aimés » (ironie inside) de l’électorat démocrate qui votent contre ça chaque fois qu’ils peuvent. Ils pourraient ne pas se déranger voire voter Trump, comme ils l’ont déjà fait en 2016. Qui relève le gant dans les commentaires ?

Je ne pense pas que Bernie Sanders passera jamais l’obstacle de son parti, encore moins Tulsi Gabbard. L’alternative, ce sera la fadasse Liz Warren, c’est à dire un Obama bis qui gagnera mais ne servira pas à plus que ne l’avait fait Obama. Ce sera quand même beaucoup mieux que le big business guerrier et financier qui porte Biden. Ne parlons même pas des folies trumpiennes. Mais ne rêvons pas d’une amnistie sur les lanceurs d’alertes ni de l’indispensable musellement des finances, des multi-nationales, gafam et les 8 super-riches qui possèdent la moitié de la planète en 2019. Rappel: ils étaient 62 pour posséder ce pactole en 2016.

En face, le pouvoir russe va changer puisque Poutine est sur le départ et, là, bien malin qui pourra dire dans quelle direction. Nous savons juste que ce sera plus instable que ce n’était pendant les bientôt 20 ans de règne de Poutine. Une raison de plus de craindre une victoire de Joe Biden qui emmènera Hillary comme Vice-présidente ou pire: aux affaires étrangères. Elle ne rêve que d’en découdre avec la Russie (puissance nucléaire) et ses alliés. Elle et sa complice Victoria Nulland ont déjà au moins deux guerres/destructions à leur actif : Libye et Ukraine plus, probablement, celle en Syrie et un paquet d’autres saloperies. Et, non, ni vous ni moi ne souhaitons que la prochaine guerre se passe sur notre sol. Déjà que l’Ukraine avait amené une sensible militarisation de l’extrême-droite européenne et americaine qui n’avait pas besoin de ça pour se développer… Je vous conseille à ce dernier sujet « Le nazisme et la civilisation occidentale » de Jean-Louis Vullierme.

Liens en vrac du mardi

La RTBF publie un long article reprenant les disponibilités et prix différents véhicules partagés en Belgique : de la trottinette électrique à la voiture en passant par les vélos avec ou sans assistance. Et complète ce matin cet inventaire avec un article sur les mono-roues, non-partagées.

Un site, « Bloque la Pub« , reprend les différents avantages et moyens de bloquer la pub sur Internet. Il appelle aussi au partage des connaissances sur ce sujet avec vos amis et familles.

L’ONU recense 49 millions de gens pauvres aux USA. L’extrême pauvreté y frappe près de 9 millions de personnes dont 1 million totalement coupés de la société et du moindre revenu. Le premier des droits de l’homme est celui de ne pas mourir de faim au milieu de la richesse, non ?

Caitlin JOHNSTONE relève les censures éhontées exercées dans tous les pays du monde par les GAFAM, twitter, Facebook et YouTube en tête, à l’encontre de tous ceux, journalistes, politiciens et médias majeurs compris, qui contredisent les médias occidentaux. Pour ajouter l’insulte à l’injure, ces monopoles favorisent parallèlement les machines à propagandes de nos pays. C’est en anglais et c’est indispensable.

Lavamedia est remonté contre l’école inégalitaire en Belgique, l’une des pires dans les pays industrialisés. Il met en exergue une question vitale : « il ne faut pas se demander pourquoi les classes populaires échouent si souvent à l’école, mais pourquoi les enfants de riches, eux, réussissent à l’école ».

Il a fallu attendre le 10 septembre 2019 pour que les USA désignent la filiale locale d’Al Quaida en Syrie comme une organisation terroriste. Cet acte juridique entraîne des interdictions de financement et des facilités de surveillance pour les autorités américaines et alliés. Ça ne faisait jamais qu’un an et demi que cette organisation avait été fondée en se réclamant des pires fous de Dieu.

« Les bombes du climat et des inégalités sur lesquelles nous étions assis ont bel et bien explosé », voila la première phrase d’un nouvel article de Pour. Ce « born again » de la presse belge avait disparu en 1982 après un attentat de l’extrême-droite. Il a poussé un premier vagissement à 150.00 exemplaires en juin-juillet 2015 sur le traité trans-atlantique. Il parait régulièrement depuis plus d’un an en pdf et sur internet. Vous y trouverez notamment des articles de Paul Delmotte, un favori de votre serviteur.

Les retraites belges sont payables calcule le Vilain Petit Canard dans un article au vitriol contre les manipulations des chiffres qui ornent les médias de révérence (sic) belges et les discours des politiciens de droite.

Huawei sous Linux

Attaqué par les USA, le constructeur chinois de smartphone Huawei se voit menacé au niveau des éléments matériels nécessaires à la construction des appareils, le hardware. Il est aussi menacé dans son utilisation d’Android, le logiciel qui fait tourner l’appareil, le software.

Pour remplacer Android, il existe notamment une solution finlandaise, Sailfish, basée, comme lui, sur Linux. Elle cible les entreprises qui souhaitent plus de confidentialité pour leurs smartphones que ce qu’offre le logiciel américain dont le modèle économique est basé sur l’exploitation des données personnelles, comme toujours chez Google, sa compagnie mère*. Sailfish peut parfaitement faire tourner les apps écrites pour Android, la compatibilité est parfaite. Évidemment, les modèles économiques de ces dernières sont aussi le plus souvent basés sur l’intrusion systématique dans la vie privée de ses utilisateurs. On n’en sort pas.

Sailfish a été fourni aux Russes sous le nom d’Aurora OS. C’est ce dernier qui est proposé aux Chinois de Huawei. Si l’opération réussit, ce sera évidemment un bonus pour leurs utilisateurs, mieux protégés qu’avec Android et les américains se seront tiré une balle dans le pied. Depuis l’irruption de Trump à la présidence, il en ont pris l’habitude.

Un petit mot encore. Linux, logiciel libre crée par Linus Torvald, quasi-monopolise le monde de l’informatique. Il se trouve sur à peu près tous les serveurs, dans et hors internet, même chez son arche-ennemi, Microsoft. Il fait tout fonctionner: les usines, les ascenseurs et tous vos gadgets du quotidien, surtout si vous avez le rêve de robotiser votre maison. Le seul endroit où il ne perce pas, c’est sur vos ordinateurs de bureau parce que Microsoft a longtemps été la firme qui dépensait le plus en marketing et publicité au monde. Et aussi parce qu’il est plus riche et puissant que nos gouvernants.

Notez à ce sujet que dans leur toute grande majorité les informaticiens qui eux savent de quoi ils parlent en matière de sécurité, limitent au minium l’emprise de l’informatique et surtout d’Internet dans leurs habitations et ailleurs, comme le montre ce comic-strip humoristique. Les bureaux de vote sont spécialement vulnérables.

Mise à jour du 29/08/19.20:46: un dysfonctionnement inquiétant d’une machine à voter au Mississippi.

(*) Juridiquement, la société mère dans la galaxie de Google est Alphabet. Historiquement et financièrement, c’est Google, le moteur de recherche omni-présent, omnipotent et menteur.

Billard à trois bandes dans les médias MSM

Le coup est disséqué par le journal américain « Moon of Alabama » traduit par le Saker*: un « diplomate » israélien donne un scoop constitué de trois infox* à un journaliste saoudien qui les avale tout cru. En s’appuyant sur la « reconnaissance par les arabes eux-mêmes » – sauf que l’Arabie Saoudite, ça n’est pas du tout « les arabes », surtout en Irak et encore moins chez les Perses iraniens, mais passons – les journaux MSM israéliens et occidentaux sont « sûrs » de la véracité des infox à la gloire des F-35 i, de l’armée israélienne et de la force de caractère de son 1er ministre et ministre de la guerre, le tout-puissant Bibi Nétanyahou. Il y a là-bas des élections en vue mais c’est sûrement un hasard. Ça contente aussi les USA qui ont besoin de bonnes nouvelles à propos de leur infox (à peine) volante vendue sous le nom de F-35, par exemple en Belgique sous l’influence de l’américanolâtre CD&V au pouvoir dans l’armée et soutenue au gouvernement par la toute-puissante NVA.

Juste deux-trois problèmes: les infox sont visibles pour qui veut se renseigner et regarder, les journalistes saoudiens ne sont pas fiables vu la sauvage dictature régnante, les journaux MSM commencent à être reconnus comme paresseux et peu crédibles, il n’est que de voir leur chute de lectorat en dizaine(s) de % par an. Enfin, comme le signale « Moon of Alabama », si c’était vrai, ce serait alors le meilleur argument de vente possible pour les S-400 russes dans tout le Moyen-Orient. C’est peut-être pour ça que les médias (pro-)russes ne sont pas du tout pressés de lever le lièvre.

(*) Je ne suis pas responsable des odeurs nauséabondes qui émanent fréquemment des auteurs repris dans le Saker mais quand il traduit les articles de la presse anglophone de gauche, je ne vois pas de raison de vous en priver. De même, Wikipédia fondé par un libertarien (extrême-droite anti-état) et devenu un instrument de propagande MSM et néo-conservateur (donc va-t-en-guerre) reste utile quand il ne parle pas de politique et surtout pas d’actualité.

C’est en sécurité !

Vous connaissez tous la banque-carrefour de la Sécurité Sociale en Belgique. Il y en a d’autres telle la banque-carrefour des entreprises. Toutes détiennent des informations critiques, notamment pour notre vie privée, toutes sont accessibles via Internet. Elles ne sont pas les seules, les banques vivent dans les mêmes conditions. Tout cela est archi-sécurisé ! Comme on les croit.

Commençons par la dernière « sécurité » en date : Erratic est une « hackeuse » black hat (voir « cracker« ) qui s’est payée la banque Capital One aux USA & Canada. Outre les données bancaires, fiscales et sociales de plus de 100 Mls de clients, elle a aussi mis la main sur un bijou: les N° de Sécurité Sociale de plus d’un million de personnes. C’est l’équivalent de notre N° de Registre National et c’est l’identifiant unique utilisé pour à peu près tout sur le continent nord-Américain. La banque ne s’est aperçue de rien. C’est une personne indépendante qui a remarqué les vantardises d’Erratic sur les réseaux sociaux & de développement et l’a dénoncée. En 2013, Yahoo s’est fait voler 1 milliard de comptes et en 2014, encore 500 millions. Il ne l’a avoué qu’en 2015-2016.

L’état, c’est tellement mieux pour la « sécurité ». Juste annoncé cette semaine: 11 sites gouvernementaux de Trinitad et Tobago« défacés ». Traduction en clair: un groupe de crackers a pris le contrôle de 11 sites et en ont changé la page d’accueil pour « signer » leur passage. Pour les USA, 1e cracker mondial avec la NSA mais 1e cracké, deux noms: Julian Assange/Wikileaks et Edgard Snowden. Aucun d’eux n’a piraté directement via Internet mais tous ont copié ou reçu du copiage de sites internet Top Secret (NSA !) ou personnels. Plus ancien, il y eut aussi la CIA et la Défense Nationale (DoD). En Europe et même en Israël, le sous-Vatican des Black Hats « légaux« , on a vu les données de gros paquets de citoyens se faire disperser sur le net dont un encore cette année en Europe de l’Est.

N.B.: la très officielle conférence Black Hat a lieu du 3 au 8 août 2019 à Las Vegas et des surprises vont être révélées.

En un mot comme en cent : la « sécurité » informatique est relative. Elle est toujours « cassable », c’est juste une question de prix et de temps ou d’opportunité. Ceux qui prétendent le contraire sont des escrocs ou des incompétents : politiciens, juristes et journalistes. La centralisation des données personnelles ou confidentielles avec un accès Internet est un bon moyen pour que, tôt ou tard, elles ne soient plus ni personnelles ni confidentielles pour peu qu’elles présentent un réel intérêt politique, scandaleux ou financier voire de défi technique personnel. Les Banques-Carrefour belges ne font pas exception à cette règle. Réfléchissez bien avant d’autoriser votre médecin à y centraliser votre dossier médical. Notez que si vous utilisez abondamment les réseaux sociaux et les GAFAM ou Internet sans préservatifs, la question ne se pose pas: l’abandon de votre vie privée fait partie des conditions générales que personne ne lit, faute de temps.

Le vote électronique est encore pire. Les personnes informées ont pu en constater les limites lors du dernier vote en date aux USA où les machines, vendues par un Républicain, ont à l’évidence favorisé un Républicain. En même temps, il faut relativiser: le trucage des élections et/ou l’élimination des électeurs « votant mal » (généralement noirs et parfois hispaniques mais quasi toujours Démocrates) est un sport national au sud du Canada. Si, en Belgique, on a heureusement fait demi-tour sur cette informatisation malvenue, la France s’y met à marches forcées et pour des raisons aussi évidentes qu’européennes.

Aux USA, les droits de Dieu ou ceux des humains?

La Radio-Télévision Suisse rapporte la création aux USA d’une commission pour « pour choisir parmi les droits humains ceux qui sont vraiment inaliénables et ceux dont on peut se passer » (sic). Celle-ci est crée au sein d’un ministère qui a en charge les relations internationales des USA: le Secrétariat d’État, ce qui peut paraître bizarre sauf si on se réfère à une ancienne note de Trump, dévoilée, qui précise que « les Droits de l’Homme ne doivent être utilisés que contre nos ennemis, Russie, Chine & C°, pas contre nos alliés tel l’Égypte et l’Arabie Saoudite. »

Le Secrétaire d’État qui l’a nommée est Mike Pompeo. C’est un chrétien évangélique pour qui la foi passe avant le bon sens. Notamment, il pousse pour une guerre au Moyen-Orient comme moyen d’accélérer la venue de l’Armageddon biblique. Un fou de Dieu, pour la région ça n’a hélas rien d’original sauf que celui-là a réellement des bombes atomiques, les moyens de les lancer et que son pays les a intégrés de manière très ouverte dans sa doctrine militaire générale pour 14 raisons différentes (les Russes: 2 seulement) dont certaines sont très sujettes à interprétations multiples. Avec John Bolton à la « Sécurité » en prime, que voilà une belle poudrière (en anglais, hélas) gérée par des furieux.

La commission nommée par un fou de Dieu (protestant et anti-avortement) est dirigée par une folle de Dieu (ancienne ambassadrice au Vatican et anti-avortement). Pour équilibrer sans doute. Il y a une (1) fille d’ancien opposant aux dictatures militaires. Le seul point commun des autres membres est que « tous (…) sont accusés de ne s’être concentrés que sur la liberté religieuse pendant leur carrière professionnelle et universitaire (…) Une liberté que certains d’entre eux placeraient au-dessus des autres (libertés) dit-on même ».

Cette information semble enterrée dans les autres médias occidentaux consultés par votre serviteur. Si vous avez vu passer l’info ailleurs, merci de le signaler dans les commentaires.

Comment les médias occidentaux soutiennent le terrorisme d’État qui fait des millions de victimes

La recommandation du jour, c’est cet article censuré sur les médias occidentaux, traduit et publié au Grand Soir. L’article est innovant, abondamment sourcé et écrit par des pointures de l’enseignement universitaire américain. La traduction de Viktor Dedaj est comme toujours excellente, ce qui ne gâte rien.

Last Flag Flying

La nuit dernière, je me suis regardé un p’tit film que je vous conseille à mon tour. Last flag flying, paru en 2017 aux USA, est un road movie de 3 hommes, 3 buddies qui ont laissé une part d’eux-même au Vietnam et qui ramènent chez lui le cercueil d’un jeune marine mort, une génération plus tard, en Irak pour la même absence de raison, la même arnaque.

C’est bien fichu. C’est touchant sans mélo. C’est joyeusement rabelaisien et farouchement anti-militariste tout en restant fier de ce que l’on a été et de ce que l’on est, différents.

L’Iran et l’Europe

L’Europe n’arrive pas à détacher la laisse fixée à son collier par la « protection » militaire de son parrain américain. Or depuis l’arrivée du narcisse infantile à la Maison Blanche, c’est le grand n’importe quoi qui règne à Washington, même chez ses adversaires. Un bon exemple est la crise de paranoïa nommée Russiagate dont l’explosion en vol a carbonisé la crédibilité de nombreux médias et politiciens locaux.

Aujourd’hui, l’Iran est étouffé par les sanctions USAméricaines prises en contradiction avec les engagements pris lors de la conclusion de cet accord. Tout ça, juste parce que le traité est l’œuvre d’Obama (mais pas que lui). La Perse compte ses amis et ses alliés et s’en souviendra quand le Président US sera revenu dans le monde réel où l’AIEA confirme l’honnêteté iranienne.

Signalons au passage que si les sanctions ne sont pas annulées, l’Iran a le DROIT de dépasser les normes inscrites dans le PAGC ; la presse fait des bonds (pour faire vendre) mais les dirigeants européens ne parlent pas explicitement d’une violation de l’accord par l’Iran, et pour cause.

L’Europe pourrait jouer un rôle dans cette poudrière, comme elle aurait pût le jouer avec la Russie en son temps voire Cuba. Mais non, nous nous montrons incapable de défier notre tuteur. Ce n’est pas compliqué, la faible Turquie est plus indépendante que nous. Certes, un mécanisme de paiement a été créé par l’Europe pour contourner les sanctions américaine mais les seuls qui l’utilisent vraiment sont les Russes et, parait-il, les Chinois.