L’internet du samedi

La recommandation du jour, c’est ce vigoureux article du Monolecte sur les petites mains du télé-marketing que l’on oblige à travailler et dans des salles surpeuplées malgré le confinement. A ce sujet, il y a une pétition internationale de syndicats que je ne saurais trop vous inviter à signer.

Comme prévu par la Théorie du Choc de Naomi Klein, les entreprises et l’état en profitent pour étrangler nos droits et nous faire payer leurs additions. C’est spécialement vrai pour les plus faibles et les plus pauvres d’entre nous.

Ca n’a pas qu’un rapport lointain avec ce qui précède mais le CADTM fait l’analyse de la différence de traitement entre la dette de l’Allemagne en 1953 et celle de la Grèce actuellement. C’est éclairant.

Puisqu’on parle du Reich voisin, signalons qu’en testant intensément, comme en Corée du Sud, l’Allemagne évite le gros de la crise du Coronavirus pour le moment. Mais elle teste comme elle exporte : aux dépens des ses partenaires européen, car elle monopolise pour ses usages propres le réactif indispensable dont elle est quasiment la seul productrice (Qiagen et ) dans la CEE. Ces tests intensifs expliquent aussi la faible mortalité dont elle se prévaut : beaucoup de tests donc beaucoup de positifs. Par rapport au nombre de morts, ça donne de belles statistiques. Ailleurs en Europe, on teste (parfois) quand vous arrivez agonisant à l’hôpital (et que vous avez infecté toute la famille) : Italie et Espagne mais aussi Belgique. Tout le monde n’apprécie pas le freinage de l’Allemagne et de ses alliés sur cette matière comme sur bien d’autres.

Une bonne nouvelle quand même : les sangsues du monde publicitaire sont à l’agonie. Je les hais car sur le plan écologique, ils valent les marchands d’armes. S’ils pouvaient être rejoints par les croisiéristes ce serait une bonne nouvelle : la pollution d’un seul navire est plus importante que toute la ville de Marseille. A certains poins de vue, ces navires polluent plus que toutes les voitures du monde. En plus, ces rats naviguent sous faux pavillon pour ne se conformer aux lois et obligations sociales.

La guerre des prix du pétrole initié par l’Arabie Saoudite ne se déroule vraiment pas comme prévu. La Russie qu’elle voulait faire plier a mal mais se trouve désormais en bien meilleur posture qu’elle-même. Trump a dépêché une envoyée spéciale à MBS pour éviter que l’industrie de (son très cher) pétrole de schiste ne se casse lui aussi la gueule.

Le respect des règles sociales en Europe.

Le Conseil de l’Europe a récemment émis un document relatant le respect de ses règles sociales en Europe. Si certains pays européens pauvres ont du mal à respecter ces droits, on y trouve aussi des pays dont la présence peut surprendre, notamment en matière de protections des plus faibles.

L’article 7§5 garanti aux jeunes travailleurs un revenu décent par rapport à celui des adultes, La différence ne peut excéder 20%. De nombreux pays parmi les plus pauvres d’Europe peinent à respecter ce droit. Et la Belgique.

L’article 169 garanti les droits de la famille à la protection sociale, légale et économique. Cela inclut l’habitation familiale, la protection des enfants, le conseil et la médiation familiale, les droits et obligations des époux, la protection contre la violence à l’égard des femmes. Le droit aux allocations familiales pour les non-nationaux est repris dans un autre article. Les infractions sont particulièrement nombreuses dans le sud de l’Europe et à nouveau les pays les plus pauvres. Et la Belgique.

Dans certains états, il est toujours possible d’emprisonner des jeunes pour de longues périodes avant jugement. Principalement dans l’Est de l’Europe. Et la France. Et la Belgique.

La Belgique se distingue aussi par le fait qu’elle protège mal ses habitants contre le racisme et la xénophobie ainsi que contre les discours de haine. Elle est en bonne compagnie, les 4 autres pays cités sont la France, l’Italie, la Turquie et la Géorgie. (article 19§8 de la Charte Sociale Européenne).

Un bon point, la Belgique ne fait pas partie des 3 pays ne répondant pas aux exigences minimales en matière de droit au logement garantis par l’article 31. La France est abondamment citée et s’y trouve parfois est en compagnie de l’Italie et de l’Espagne.

Revue de presse du 20 mars 2020

On commence les infos sur le Covid19 par un complot, avec le sourire en coin. En France, un dissident, le Dr Didier Raoult annonce des résultats anti-viraux de la chloroquine et a commencé à traiter 24 malades à ’hôpital de la Timone à Marseille. Cinq jours AVANT le déclenchement de l’épidémie en Chine, son dérivé, l’hydroxychloroquine, un anti-paludique, a été placé sur la liste II des substances vénéneuses.

Plus amusant, sur le site de la RTBF, on trouve un article disant « L’organisme fédéral qui supervise la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA), travaille sur l’utilisation de la chloroquine, un traitement antipaludéen qui a « montré des résultats préliminaires très très encourageants », selon Donald Trump. »

Sur ce même site, vous trouverez une vidéo illustrant l’effondrement, prévu, du système de santé italien. Mais chez nous « tout va bien ». Ah bon ? La principale différence entre eux et nous, c’est 15 jours ! On verra à ce moment là, pas avant.

A nouveau, c’est un article d’El Correo qui constitue la recommandation du jour. Il explique l’idéologie néo-libérale destinée à « légitimer la concentration scandaleuse des richesses et empêcher que des mesures efficaces soient prises pour éviter la catastrophe écologique imminente ». Il parle, beaucoup mieux que moi, du choc qui va nous amener à prendre conscience que nous devons travailler pour vivre, pour être avec nos proches et pas de vivre pour travailler. Vous en trouverez une variation plus locale sous la plume de Raoul Vaneigem.

L’inhumanité des sanctions économiques à l’égard des plus fragiles des dissidents de l’ordre mondial, Venezuela, Iran, Syrie, pendant la pandémie de Covid19 est souligné dans Les Nouvelles Libres. Au Venezuela, justement, où l’on souligne l’importance de l’ancrage et de l’organisation locale dans la lutte contre le virus.

Un site glaçant, les vidéos des violences policières en France filmées par les citoyens. Étonnez-vous que le sinistre de l’Intérieur du régime Macron cherche à interdire de filmer les policiers en action, comme en Espagne où c’est le cas depuis plusieurs années. Comme ils ont raison, pour faire baisser la fièvre, il suffit de casser le thermomètre. C’est pour ça qu’en Belgique, on ne teste pas systématiquement les personnes potentiellement infectées, ça donne de meilleures statistiques. Nous manquons de réactifs nécessaires pour réaliser ces tests, certes, mais il y a d’autres méthodes comme l’a démontrée si efficacement la Corée du Sud, autrement plus menacée que nous, au départ mais qui semble maintenant maîtriser son sujet. De même en Chine, où depuis 2 jours, on ne constate plus de nouveaux cas.

Revue de presse du 19 mars 2020

La recommandation du jour, c’est l’article de Ian Johnson paru dans le New York Times du 13 mars et traduit en français par Le Cri des Peuples qui explique comment, dans un mélange de racisme et d’idéologie, nos dirigeants ont perdu le temps offert par la Chine en matière de Covid19. A ce propos, sortir sur son balcon tous les soirs à 20 heures pour applaudir les professionnels de la Santé, c’est bien mais les financer correctement et payer ses impôts, c’est mieux, n’est-ce pas Bill Gates.

Autre recommandation, une critique longuement argumentée des printemps arabes décrits comme « Une guerre de prédation économique d’un Occident en crise (…) » par René Naba, que vous auriez tort de négliger si vous voulez comprendre un peu de géopolitique.

Tout le monde aimera « Neuf réflexions sur COVID-19 et ce qui s’en vient » de Caitlin Johnstone remarquablement traduit par Viktor Dedaj. La version originale en anglais est .

Un texte vigoureusement socialiste rappelle que tant la Chine que Cuba envoient de l’aide à nos pays libéraux si développés qu’ils sont incapables de faire face une épidémie finalement pas mal gérée là-bas. Et cet autre article critique tout aussi vigoureusement l’aspect inhumain des sanctions économiques contre l’Iran et le Venezuela en cette période de pandémie.

Sur un blog d’Alternatives Économiques vous pouvez lire une explication de la crise économique révélée par le Covid19 mais qui lui était pré-existante. Ce peut être complété, en français, par cet article des Économistes Atterrés publié sur El Correo.

Une tribune en faveur de l’anonymat sur Internet, baromètre de la démocratie, publiée par Sputnik et écrite par un lauréat de la française Revue de Défense Nationale. Bonjour, les dissonances cognitives ?

Le russe SouthFront met en lumière et en anglais dans deux articles, la montée des menaces de guerre des USA à l’égard de la Russie. Ce se passera en Europe. Il publie aussi la liste des principales pandémies plus ou moins mondiales classé par nombre de morts. Réjouissant, enfin presque.

Sous le titre « “Nous avons des intellectuels de gauche qui se pensent anticapitalistes, qui le sont au sens de leur militance, mais qui écrivent le récit dont la bourgeoisie a besoin“, Bernard Friot nous gratifie d’un article contre, notamment, la pension à points et « l’acharnement (des libéraux) à en finir avec le droit au salaire des retraités pour réaffirmer que ne peut avoir cours que la pratique capitaliste de la valeur : seuls travaillent ceux qui mettent en valeur du capital et la qualification ne peut pas être attachée à la personne ».

L’info est ancienne mais je la signale car l’auteur vient de gagner son procès contre la société de vente pyramidale Akéo alias MLM alias FAR. Cette victoire lui coûte quand même 4.000 €. Vous pouvez le soutenir, même de 5 €, ça lui fera du bien.

Enfin, au cas où ne le sauriez pas déjà, la religion est un obstacle à la science, même aujourd’hui, même chez nous, même dans nos têtes.

Covid19, le triomphe des introvertis

Il ne faut plus se contacter autrement que via le téléphone ou internet. Non, pas pour vous protéger mais pour protéger tout le reste de la population et ce d’une manière exponentielle et non-linéaire ! Pour faire bref, en ne faisant PAS la bise à votre voisin, vous épargnez votre grand-mère.

Explication : quand vous limitez vos propres contacts sociaux, vous limitez la propagation en chaîne du virus : un non-contact contaminant (voir ci-dessous) = 1 non-contaminé qui ne contamine pas 1 autre personne. Si chacune des personnes agit comme vous, c’est linéaire : à la 4e génération, nous avons respectivement 1+1+1+1= 4 personnes épargnées.

Si nous envisageons 2 ou 3 non-contacts et que vos (non-)contacts agissent de même, nous sommes à 4 ou 9 pour la génération suivante et ce n’est plus linéaire du tout : à la 4e génération de personnes prudentes nous avons respectivement 2+4+8+16= 30 et même 3+9+27+81= 120 personnes non-contaminées.

Celui que reste à l’écart sauve tous les autres

Et cette chute de transmission est vitale pour que l’épidémie s’éteigne ou au moins pour ralentir sa propagation afin que le nombre de nouveau cas simultanés n’excède pas le nombre de lits de soins disponibles.

Les lits à occuper, verticalement, et le nombre de malades en horizontale. En sable, la courbe des hospitalisations sans ralentissement, en bleu la courbe si nous faisons tous un effort. La ligne pointillée horizontale indique le nombre de lits disponibles.

C’est encore mieux expliqué dans cet article qui vous permet en prime de jouer vous-même avec un modèle mathématique en faisant varier divers facteurs. Et en plus de celui du Quotidien du médecin, cet autre article, malgré son titre racoleur et franchouillard, fait un point de qualité sur l’épidémie et notamment les taux de contaminations/contacts dont je vous parle plus haut.

Bon amusement et au plaisir de ne plus vous revoir 😉 Sauf au téléphone.

Les guerres modernes sont impossibles

Un des auteurs de National Interest, publication liée au Pentagone et plus généralement au système militaro-industriel, a jadis écrit un article fondamental sur l’incapacité de nos armées modernes à gagner une guerre mondiale faute de pouvoir assurer l’alimentation en armes et munitions de ses troupes. Et c’est de plus en plus vrai.

Lors du dernier conflit entre forces vaguement égales, la guerre du Kippour en Egypte, Israël n’a pu gagner que parce qu’il recevait en permanence les munitions et le matériel produit et stocké par un pays 25 fois plus gros que lui. Malgré ce genre de manne, ils ont perdu en 2006 au Liban contre une milice sous-équipée. Il a fallu 6 mois aux USA pour préparer et engranger de quoi gagner une semaine de guerre contre l’Irak, une nation du tiers-monde.

Les discrets F-35, comme leurs équivalents en Russie et Chine dans une moindre mesure, ne volent que s’ils sont maintenus par des dizaines de techniciens chèrement et longuement formés sur des aérodromes en dur reliés aux plus complexes réseaux et programme informatiques. En cas de conflit généralisé entre égaux, pendant combien de temps y aura-t-il de tels aérodromes, de telles équipes et de telles électroniques.

Les armes modernes lancent des missiles qui valent des millions et qui sont produit à quelques exemplaires par an. Les S-400 et autres fleurons de la DCA russe se font détruire simplement parce qu’ils doivent détruire des masses de drones qui coûtent 10 ou 10.000 fois moins chers à fabriquer. Et ils doivent les détruire parce qu’ils en sont eux-mêmes la cible. Les ultra-modernes et si fragiles navires de haute mer US sont confrontés au même genre de dilemne. Ils disent pouvoir le contrer avec les A-10 « brrrrt » que l’on n’a pourtant jamais vu décoller d’un porte-avions et encore moins y atterrir.

Une simple guerre contre l’Iran ou le Hezbollah libanais est irréaliste car même les faibles moyens de ces derniers suffisent à détruire les fondements économiques des pays qui les attaquent ou au moins de leurs alliés situés trop près comme vient de le prouver le bombardement par la guérilla Houtis du fleuron de l’industrie pétrolière saoudienne. Ce n’était pas la première attaque du genre, ils s’étaient déjà attaqué avec succès à ces artères vitales qui se prénomment gazoducs et oléoducs.

La Corée du Nord est inattaquable sans un « premier coup » aussi colossal qu’improbable car sa simple artillerie peut détruire en quelques minutes le cœur de l’industrie manufacturière et financière de la Corée du Sud. Ajoutons-y quelques missiles, même pas nucléaires, et ce conflit fera perdre des centaines de milliards à une économie mondiale déjà chancelante. Quel gouvernement peut accepter ce risque ?

« Nous vivons pour marcher sur la tête des rois »

Le titre est piqué au Grand Soir où je vous invite à lire la très drôle recension du livre de la rentrée : « La rue était noire de jaune« . Évidemment, ça se passe en France et pas à Hong Kong, donc je doute que nos médias en parlent beaucoup.

Les commentaires qui suivent l’article sont à lire aussi ce qui explique que je n’ai pas repris le texte en intégral ici.

C’est en sécurité !

Vous connaissez tous la banque-carrefour de la Sécurité Sociale en Belgique. Il y en a d’autres telle la banque-carrefour des entreprises. Toutes détiennent des informations critiques, notamment pour notre vie privée, toutes sont accessibles via Internet. Elles ne sont pas les seules, les banques vivent dans les mêmes conditions. Tout cela est archi-sécurisé ! Comme on les croit.

Commençons par la dernière « sécurité » en date : Erratic est une « hackeuse » black hat (voir « cracker« ) qui s’est payée la banque Capital One aux USA & Canada. Outre les données bancaires, fiscales et sociales de plus de 100 Mls de clients, elle a aussi mis la main sur un bijou: les N° de Sécurité Sociale de plus d’un million de personnes. C’est l’équivalent de notre N° de Registre National et c’est l’identifiant unique utilisé pour à peu près tout sur le continent nord-Américain. La banque ne s’est aperçue de rien. C’est une personne indépendante qui a remarqué les vantardises d’Erratic sur les réseaux sociaux & de développement et l’a dénoncée. En 2013, Yahoo s’est fait voler 1 milliard de comptes et en 2014, encore 500 millions. Il ne l’a avoué qu’en 2015-2016.

L’état, c’est tellement mieux pour la « sécurité ». Juste annoncé cette semaine: 11 sites gouvernementaux de Trinitad et Tobago« défacés ». Traduction en clair: un groupe de crackers a pris le contrôle de 11 sites et en ont changé la page d’accueil pour « signer » leur passage. Pour les USA, 1e cracker mondial avec la NSA mais 1e cracké, deux noms: Julian Assange/Wikileaks et Edgard Snowden. Aucun d’eux n’a piraté directement via Internet mais tous ont copié ou reçu du copiage de sites internet Top Secret (NSA !) ou personnels. Plus ancien, il y eut aussi la CIA et la Défense Nationale (DoD). En Europe et même en Israël, le sous-Vatican des Black Hats « légaux« , on a vu les données de gros paquets de citoyens se faire disperser sur le net dont un encore cette année en Europe de l’Est.

N.B.: la très officielle conférence Black Hat a lieu du 3 au 8 août 2019 à Las Vegas et des surprises vont être révélées.

En un mot comme en cent : la « sécurité » informatique est relative. Elle est toujours « cassable », c’est juste une question de prix et de temps ou d’opportunité. Ceux qui prétendent le contraire sont des escrocs ou des incompétents : politiciens, juristes et journalistes. La centralisation des données personnelles ou confidentielles avec un accès Internet est un bon moyen pour que, tôt ou tard, elles ne soient plus ni personnelles ni confidentielles pour peu qu’elles présentent un réel intérêt politique, scandaleux ou financier voire de défi technique personnel. Les Banques-Carrefour belges ne font pas exception à cette règle. Réfléchissez bien avant d’autoriser votre médecin à y centraliser votre dossier médical. Notez que si vous utilisez abondamment les réseaux sociaux et les GAFAM ou Internet sans préservatifs, la question ne se pose pas: l’abandon de votre vie privée fait partie des conditions générales que personne ne lit, faute de temps.

Le vote électronique est encore pire. Les personnes informées ont pu en constater les limites lors du dernier vote en date aux USA où les machines, vendues par un Républicain, ont à l’évidence favorisé un Républicain. En même temps, il faut relativiser: le trucage des élections et/ou l’élimination des électeurs « votant mal » (généralement noirs et parfois hispaniques mais quasi toujours Démocrates) est un sport national au sud du Canada. Si, en Belgique, on a heureusement fait demi-tour sur cette informatisation malvenue, la France s’y met à marches forcées et pour des raisons aussi évidentes qu’européennes.

Comment les médias occidentaux soutiennent le terrorisme d’État qui fait des millions de victimes

La recommandation du jour, c’est cet article censuré sur les médias occidentaux, traduit et publié au Grand Soir. L’article est innovant, abondamment sourcé et écrit par des pointures de l’enseignement universitaire américain. La traduction de Viktor Dedaj est comme toujours excellente, ce qui ne gâte rien.

« Contro gli indipendentisti »

Mise à jour : La police a retiré la mention en question. Quand les faits ne correspondent pas à l’idéologie, il est temps de changer les faits.

Toute la presse a parlé des armes de guerre trouvé chez des fascistes en Italie. Le communiqué de la police italienne qui a saisi les armes déclare explicitement que ces armes ont servi au Dombass « contro gli indipendentisti » (« contre les indépendantistes »). Comme le soulignent les Chroniques du Grand Jeu « toute la presse MSM occidentale a souligné qu’ils avaient combattu « contre le régime », ce qui est en plus totalement illogique : l’extrême-droite sévi à Kiev, pas de l’autre côté qui est plutôt rouge. Mais bon, la presse occidentale et les faits, hein.