Revue de presse du 20 mars 2020

On commence les infos sur le Covid19 par un complot, avec le sourire en coin. En France, un dissident, le Dr Didier Raoult annonce des résultats anti-viraux de la chloroquine et a commencé à traiter 24 malades à ’hôpital de la Timone à Marseille. Cinq jours AVANT le déclenchement de l’épidémie en Chine, son dérivé, l’hydroxychloroquine, un anti-paludique, a été placé sur la liste II des substances vénéneuses.

Plus amusant, sur le site de la RTBF, on trouve un article disant « L’organisme fédéral qui supervise la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration (FDA), travaille sur l’utilisation de la chloroquine, un traitement antipaludéen qui a « montré des résultats préliminaires très très encourageants », selon Donald Trump. »

Sur ce même site, vous trouverez une vidéo illustrant l’effondrement, prévu, du système de santé italien. Mais chez nous « tout va bien ». Ah bon ? La principale différence entre eux et nous, c’est 15 jours ! On verra à ce moment là, pas avant.

A nouveau, c’est un article d’El Correo qui constitue la recommandation du jour. Il explique l’idéologie néo-libérale destinée à « légitimer la concentration scandaleuse des richesses et empêcher que des mesures efficaces soient prises pour éviter la catastrophe écologique imminente ». Il parle, beaucoup mieux que moi, du choc qui va nous amener à prendre conscience que nous devons travailler pour vivre, pour être avec nos proches et pas de vivre pour travailler. Vous en trouverez une variation plus locale sous la plume de Raoul Vaneigem.

L’inhumanité des sanctions économiques à l’égard des plus fragiles des dissidents de l’ordre mondial, Venezuela, Iran, Syrie, pendant la pandémie de Covid19 est souligné dans Les Nouvelles Libres. Au Venezuela, justement, où l’on souligne l’importance de l’ancrage et de l’organisation locale dans la lutte contre le virus.

Un site glaçant, les vidéos des violences policières en France filmées par les citoyens. Étonnez-vous que le sinistre de l’Intérieur du régime Macron cherche à interdire de filmer les policiers en action, comme en Espagne où c’est le cas depuis plusieurs années. Comme ils ont raison, pour faire baisser la fièvre, il suffit de casser le thermomètre. C’est pour ça qu’en Belgique, on ne teste pas systématiquement les personnes potentiellement infectées, ça donne de meilleures statistiques. Nous manquons de réactifs nécessaires pour réaliser ces tests, certes, mais il y a d’autres méthodes comme l’a démontrée si efficacement la Corée du Sud, autrement plus menacée que nous, au départ mais qui semble maintenant maîtriser son sujet. De même en Chine, où depuis 2 jours, on ne constate plus de nouveaux cas.

Les extra-terrestres sont aux Ressources Humaines (RH)

Chez Michelin, reconnue victime d’un accident du travail suite à (un harcèlement sur le lieu de travail) et arrêtée pendant près de six mois, une salariée de plus de 15 ans d’ancienneté reçoit cependant un courrier lui notifiant un blâme. « Cette mesure disciplinaire était également justifiée par le fait que vous aviez menti sur le fait de vouloir mettre fin à vos jours et d’avoir monopolisé les ressources du service médical mais aussi celles du service du personnel afin que nous nous assurions de votre intégrité physique ». Blâmée pour ne pas s’être vraiment suicidée ? Pour ajouter l’insulte à l’injure, la direction l’a réaffecté au même poste de travail avec les mêmes collègues, y compris les harceleurs.

Toujours chez ce fabriquant de pneus, dans le cas d’un débutant blessé au travail : « Si vous persistiez dans votre comportent fautif (être blessé, je le rappelle), nous serions amenés à envisager à votre égard d’autres mesures disciplinaires et notamment la remise en cause de votre contrat de travail »

Si vous voulez plus de détails, je vous invite à lire l’article chez Basta ! Au passage le formateur du débutant blessé sera peut-être aussi blâmé pour l’avoir « laisser se blesser ». Chouette motivation pour ceux-ci.

Également via Basta, le cas de deux soignantes blâmées parce que gravement en sous-effectifs, elles n’avaient pas eu le temps de remettre des vêtements civils à tou(te)s les retraité(e)s présent(e)s dans le home. Le cadre qui avait donné l’ordre verbal « débrouillez-vous » a sûrement reçu une prime.

Toujours chez les sociopathes, il y a le procès en cours contre les dirigeants de France Telecom pour leur « gestion par le stress » qui a provoqué des dizaines de morts et de blessés. Les excuses généralement invoquées par les inculpés sont de deux ordres : « je ne vois pas où est le mal » et « j’obéissais aux ordres« . E.T. phone home :-/

Ce type de gestion est aussi la méthode déployée par le plan Copernic au niveau des administrations fédérales belges. Outre le placement des apparatchiks à des postes dirigeants très bien payés inventés pour eux, donc à une main-mise des politiques sur l’administration qui les rétribue pour cela, ce plan a mis en place un management par le stress des fonctionnaires. Il était d’autant plus difficile à vivre qu’il n’y avait pas de porte de sortie sauf à renoncer à ses revenus. Il y en a à peine plus maintenant, la mobilité au sein de l’administration n’étant pas chose aisée.

Des suicides ont eu lieu, comme des dépressions, des départs et des burn-out en série. Mais nous sommes en Belgique et tout fût donc balayé sous le tapis puisque tous les partis, sauf le PTB (son journal), y trouvaient leur compte. Les citoyens, les contribuables et les travailleurs largement moins quand après avoir détruit les connaissances et les personnes au sein la fonction publique, il a fallut chèrement sous-traiter (ou « maltraiter ») au privé ce qu’on avait retiré aux fonctionnaires et services compétents. Juste pour rire : savez-vous qui dirige le ministère qui s’occupe des fonctionnaires fédéraux ? Un NVA rabique donc par essence anti-fonctionnaires et anti-fédéral. Comment ça, « briser l’outil » ?