Les mercenaires à l’horreur dans l’Empire

Leur défaite prochaine en Ukraine permettra une fois encore aux USA d’agrandir leur parc de mercenaires, tous pires les uns que les autres mais tous disponibles, moyennant finances, pour détruire les pays gouvernés par trop civils ou trop préoccupés du bien-être de leur citoyens aux yeux de ces modernes adorateurs de Mammon pour les maîtres et de BaalHammon pour les exécutants, ces dieux jumeaux assoiffés d’argent et de sang innocent.

Ils commencèrent jadis avec l’enrôlement parfois très officiels des échappés du nazisme tel Gehlen* et ses réseaux de collabos plus ou moins pro-nazis en Europe de l’Est ou ses congénères bruns qui servirent de conseillers militaires dans toute l’Amérique Latine de l’Argentine ou au Chili. Ils furent suivis par les Cubains anti-castristes. S’y ajoutèrent leurs mercenaires frustrés de massacres plus ou moins racistes par la fin de la guerre au Vietnam et les ex-« Affreux » des guerres de décolonisations d’Afrique : Congo et Algérie, notamment.

Les fous de dieux** à leurs images, inspirés par les idéologies musulmanes les plus barbares et sanglantes issues notamment d’Arabie Saoudite, furent une riche addition qui commençât en Afghanistan avec les réseaux Al-Qaïda (qui se retournèrent [?] brièvement contre leur maître) puis dans les pays ramenés du fait de la violence impériale au rang de simples territoires disputés par les seigneurs de la guerre : Irak, Syrie, Libye pour ne nommer que quelques Arabes. Le retour à des gouvernement civils dans les régimes militaires d’Amérique apportât aussi son lot de bourreaux impitoyables issus des salles de torture et des brigades de la mort, notamment du Nicaragua et prochainement de Colombie, qui sait.

Elles s’augmentent désormais à chaque nouvelle guerre impériale avec leur flot d’appauvris, d’enragés, rendus fous par les violences sanglantes et insensées qui accompagnent les guerres modernes depuis près d’un siècle. Le flot désormais inépuisable de suicidés et de malades mentaux (PTSD) parmi leurs propres soldats attestent de la démence de plus en plus démesurée des formes modernes des conflits menés par l’occident désormais retourné à la barbarie des Empires finissants.

Rien ne manque à leur tableau de chasse désormais classique : les meurtres de leurs propres dirigeants insuffisamment sanguinaires à leur goût tel JFK, Olof Palme. Les coups d’État en douce au RoyaumeUni (2011 et 2018) les coupes de pouces en faveur des pires comme en Australie, tous téléguidés par leur nomenklatura et ses séides plus ou moins secrets. Les mêmes que l’on retrouve derrières les attentats sanglants dans l’Italie des années de plomb, l’Allemagne de la RAF ou des « vols pour tuer » des réseaux Gladio en Belgique.

A ces fascistes facilement factieux*** qui manipulent ces dingues, les populations au bord de l’effondrement économique en viennent à préférer des réactionnaires**** de plus ou moins bon ton. Du brillant Poutine en Russie au détestable et raciste Zemmour en France en passant par l’apprenti dictateur Viktor Orban en Hongrie. Il y a aussi les dictateurs généralement laïcs des anciennes colonies, en fonction, renversés ou tués tel Kadhafi et Hafez El Assad & C° mais ils sont vraiment vieux jeu.

Tous ceux-là nous promett(ai)ent de nous protéger des rapines de l’argent fou et tiennent parfois parole. Pas toujours, vraiment pas toujours pour qui se souvient de certains nationaux-socialistes germains, de Pétain suivi de sa clique et des pillages monstrueux organisés, notamment en Amérique Latine et au Nord, par ces prometteurs de beau jour et profiteurs effrénés du présent. Deux proverbes de la sagesse populaire pour les personnes tentées : si « l’argent est un bon serviteur mais un mauvais maître », il y a aussi « le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument ».

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Mise à jour du 21/06 : Un mercenaire et criminel avéré raconte ses crimes au service de la CIA dans son livre « Black Ops : The Life of a CIA Shadow Warrior« . C’est encore pire que ce vous pouvez imaginer et hélas en totale adéquation avec les propos de cet article.

(*) Le lien est en allemand car il n’y a que dans cette langue que le passé de ce fidèle nazi passé à la CIA est exposé. Il est bien blanchi par le discours mainstream et par Wikipedia qui y prouve une fois de plus son inféodation politique. Merci deepl.

(**) La différence entre un athée et un croyant de la vrai foi c’est que le premier ne croit à aucun des 60.000 dieux issus de l’imagination humaine et l’autre ne croit absolument pas à 59.999 d’entre eux.

(***) Ça claque, non ?

(****) Pour qui a suivi les élections présidentiels en France il est difficile de nier que l’appareil médiatique de l’Etat néo-libéral et des milliardaires a offert un boulevard à Micron et à son faire-valoir zemmourien pendant qu’elle écrasait de son mépris Mélenchon, pourtant bien inoffensif social-démocrate.

Revue de presse anglophone et quelques traductions 15 juin ’22

Je vous propose de commencer cette revue de presse anglophone par la star de la morale de gauche, l’irremplaçable Caitlin Johnstone. Sa lecture matinale devrait vous remplir d’humanité et de volonté de lutte chaque jour. J’ai eu des difficultés pour choisir plus spécifiquement une de ses dernières chroniques journalières mais je pense que celle intitulée « Nos vrais ennemis ne sont pas à Pékin ou à Moscou » est représentative de l’esprit du moment.

En matière de géopolitique globale, la recommandation du jour est sûrement l’article de Patrick Lawrence de Consortium News. Il devrait toucher le cœur de nos opinions quand il analyse très finement à propos de la politique globalement ratée de Joe Biden qu’à la différence du monde que « il a les Européens de son côté. (…) Nous verrons comment cela se passe alors que la guerre se poursuit, que l’inflation bat des records et que les chaudières refroidissent. En Angleterre, les ménages brûlent déjà du bois. »

A propos de misère et de cette île anglo-saxonne amarrée au près des côtes européenne, une étude du Lancet qui est déjà une référence scientifique majeure et que vous trouverez sur le site d’accès gratuit Science Direct bien connu des spécialistes. Ses conclusions font frémir : « Nous rapportons des preuves que (…) Les politiques nationales de lutte contre la pauvreté sont essentielles pour s’attaquer aux tendances négatives de la prise en charge des enfants en Angleterre. » Cela semble peut-être une évidence pour nos lecteurs mais c’est une révolution dans le paysage anglais encore baigné dans le sang du Tatchérisme.

WSWS.org, le site de la IVe internationale, en français comme en anglais, nous rapporte que « La crise du lait maternisé qui menace la vie des enfants à travers les États-Unis s’est aggravée cette semaine, le taux de rupture de stock des préparations pour nourrissons sur les étagères des magasins ayant atteint 70 pour cent pour la semaine se terminant le 22 mai. La semaine précédente, le taux de pénurie était de 45 pour cent, selon la société de suivi du commerce de détail Datasembly. » Il en tire évidemment des conclusions très offensives sur le manque d’égard du capitalisme en regard de l’humanité la plus élémentaire.

Choisie et traduite en français par Bruno Berthez, ne ratez pas l’attaque en règle du sénateur Richard Black, qui, après avoir servi 31 ans dans les Marines et dans l’armée, a ensuite servi à la Chambre des délégués de Virginie de 1998 à 2006, et au Sénat de Virginie de 2012 à 2020. En tant qu’ancien membre des JAG (la justice militaire, enquêteurs inclus) il taille en pièces les accusations de crimes de guerre portées à l’égard de la Russie comme étant totalement infondées.

Le mouvement « N’extradez pas Julian Assange » prend toujours plus d’ampleur partout ailleurs que dans les médias « mainstream ». Ces derniers lui avaient pourtant décerné à peu près tous les prix journalistiques possibles avant qu’il ne commence à être poursuivi par la vindicte des USA. La liste est impressionnante, « Le Monde » inclus.

LE site du mouvement anti-guerre aux USA rapporte l’inquiétude de 75% des USAméricains vis-à-vis des risques de guerre nucléaire engendrés par la politique insensée de ce gâteux faucon nommé Joe Biden. Il ne mentionne cette peur dans aucune de ses déclarations mais elle y est crée dans chacune.

Matt Tabibi était l’icône de l’idéologie progressiste aux USA, aujourd’hui il rompt une lance contre Hillary Clinton qui a « personnellement approuvé une grave désinformation électorale. » Il estime qu’elle devrait être exclue de Twitter et se demande s’il « existe (…) une exception anti-Trump à la modération des contenus ? » Si Tabibi n’a pas changé, le « progressisme » USAméricain est tombé bien bas.

Pour une fois je vais citer un site de republication, l’excellent Natylie’s Place. Elle nous propose un article majeur sur l’historique de l’extrême-droite Ukrainienne depuis le début du XXe siècle. Elle en « retiré une poignée de photos de cette publication croisée car elles contiennent des images de violence extrêmement explicites et perturbantes ». Vous trouverez le lien originel vers l’article de Covert Action Magazine sur son site. Pas ici : j’ai des limites.

Jonathan Cook nous gratifie d’une réflexion sur l‘indispensable libération de nos esprits qu’il débute en nous disant que « rien ne me qualifie mieux pour écrire sur les affaires du monde en ce moment – et sur l’ingérence occidentale en Ukraine – que le fait que j’ai suivi de près les méandres de la politique israélienne pendant deux décennies. »

L’exceptionnel et francophone colonel Suisse Jacques Baud ne peut plus être retrouvé que sur des sites anglophones. Voici le dernier en date à ma connaissance : “The goal is not to help Ukraine, but to fight Putin”.

Le très chinois Global Times est à la presse chinois ce que le New York Times est à la presse occidentale : c’est lui qui donne le ton dans son camp et c’est la voix officieuse de son gouvernement. Il nous propose ici en continu la vision chinoise, très équilibrée, des événements d’Ukraine. En « live », pour les amateurs d’anglicismes inutiles.

Caramba, encore raté !

Je vous avais préparé pour votre week-end un bel article abondamment sourcé et documenté autour de la thèse que les néo-conservateurs du genre de Pompeo, Kagan, Nulland et la clique à Hillary Clinton pensaient jouer au poker en Ukraine alors qu’en fait, ils jouaient à la roulette russe avec des armes nucléaires.

A quelques heures de la publication, voila que les USA contactent la Russie pour leur proposer un cessez-le-feu en Ukraine. Vous l’avez sûrement lu un peu partout. Au passage, cela en dit long sur l’autonomie du comédien Zelenski et l’illusion qu’il pourrait avoir de commander quoi que ce soit.

En général, ce n’est pas le gagnant qui demande un cessez-le-feu. Si les USA le demandent, c’est peut-être que mes prédictions basées sur celles de nombreux experts militaires et stratèges il y a 10 jours, à propos de l’effondrement prochain de la défense ukrainienne n’étaient pas tout à fait inexactes. Il est très peu probable que la Russie réponde positivement à cette offre en ce moment : on leur a déjà fait le coup en Syrie où les cessez-le feu n’ont jamais tenu que le temps de faire venir de nouvelles armes depuis les entrepôts quasi-infinis du Pentagone (40 à 45% des dépenses militaires mondiales). En plus, les promesses des USA n’engagent que ceux qui y croient et ça ne fait plus grand monde vu leur détestable habitude de manger leur parole à la première occasion : traité anti-missiles puis celui sur les armes nucléaires de théâtre, non-expansion de l’Otan, Accord de Vienne sur l’Iran, etc..

Accessoirement, ça veut aussi dire que la propagande médiatique occidentale nous racontait des salades mais ça on a l’habitude puisqu’ils nous le font à chaque nouvelle guerre depuis au moins la Yougoslavie il y a 20 ans, et même depuis ’14-’18 & ’40-’45 pour peu que quelqu’un se souvienne des journaux de l’époque. C’est vrai des deux côtés mais les belles histoires des agences de relations publiques occidentales font honneur à l’occident Otanien : hypocrisie, demi-mensonges et contes à dormir debout qui ne tiennent que le temps d’un conflit et que la paix ramènent tout puants à la surface : Timisoara et Kosovo pour en prendre deux exemples proches qui sont « arrivés près de chez vous. »

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais on parle beaucoup moins de l’Ukraine dans nos médias. Le conflit a quitté la première page ou en tout cas le premier titre alors que les morts ukrainiens n’ont jamais été aussi nombreux. On trouve même ici (traduit du Time) et là des articles rapportant que tout ne se passe pas bien du tout et que, oui, il y a eu des exactions du côté Ukrainien*. On trouve même ce genre d’affirmations dans le journal de réVérence qu’est devenu Le Monde. Ce n’est pas un hasard.

Ouvrons les yeux et nous allons assister dans les semaines à venir à la suite de la belle manœuvre du genre Miniver si bien décrite par le « 1984 » de Georges Orwell. Les sites internet des médias quasi-officiels vont discrètement réécrire voire effacer certains articles trop engagés, des nouveaux articles plus « balancés » voire dénonciateurs vont apparaître d’abord dans les pages intérieures et puis de plus en plus jusqu’au titres de la TV du soir.

Si vous lisez l’anglais, vous pourrez assister à la naissance de la vague dans le New York Times (NYT pour les intimes) que tout journaliste occidental carriériste ou simplement désireux de manger tous les jours se doit de lire avant de commencer à travailler à recopier servilement. Les autres se retrouvant brièvement au service des Sports ou à l’inauguration des chrysanthèmes avant de démissionner, ça unifie rapidement le paysage mais diminue notablement la souplesse de l’organisme dans son ensemble. Le conformisme obligatoire et omniprésent est la tare qui précipite la chute de tous les systèmes autoritaires**. Saurons-nous y échapper avec déjà une presse et une classe politique aussi démonétisés que corrompus par une idéologie managériale fascisante ?


(*) Mais si, ce sont des « bavures ». « Les bavures » ce sont les exactions courantes et habituelles de la police qu’un témoin fiable ou une vidéo viennent brutalement dénoncer en emmerd… tout le monde. Comme chez les policiers français qui votent à 80% pour La Pen et dont on s’étonne ensuite qu’ils tapent sans mesure sur tout ce qui dérange « la loi et l’ordre » « LEUR loi et LEUR ordre » pas si nouveau que ça, d’ailleurs. Ce n’est pas une spécialité française, il y a le même genre de « démocrates » à Bruxelles-Ville depuis 40 ans.

En Ukraine, les forces néo-nazies ont colonisé tant le ministère de l’Intérieur que celui de l’Armée et de la Justice dès l’époque Porochenko qu’ils avaient porté au pouvoir avec l’argent US et encore plus depuis que la marionnette Zelenski, piloté par un autre oligarque, est montée sur le trône. Avec le comportement habituel de ce genre d’oiseaux.

Là comme ailleurs, ce n’est pas un hasard et encore moins une bavure isolée mais une idéologie qui les entraînent immanquablement.

(**) Le nazisme fut affligé des mêmes maux qui le conduisirent notamment à produire bien au-delà de sa limite de validité le chasseur Bf-109 alors qu’ils disposaient du FW-190 largement plus moderne et adapté mais produit par un industriel moins en cour. Il y eu là bien d’autres exemples, bien sûr, mais celui-ci est simple et bien connu.

Les USA connaissent la même difficulté avec l’avion F-35, un ratage en milliers de milliards d’€ qu’ils imposent pourtant partout ainsi que les portes-avions géants et le char hyper-lourd Abrahams incapable de franchir un pont vu son poids. Tous totalement inadaptés à la guerre moderne mais avec les faveurs des décisionnaires, pas des utilisateurs. En son temps, l’URSS Brejnevienne n’avait pas pu s’adapter à temps au décollage de l’industrie légère et en est morte. Aujourd’hui et ici, la CEE est incapable de remettre en cause le néo-libéralisme sans frein ni barrières qui a déjà échoué partout ailleurs et échouera évidemment ici aussi. Tout ça accompagné de misères, de douleurs et de morts dans les rangs des plus pauvres et bientôt de toute la classe travailleuse. Mais comme ce ne sont pas eux qui décident…

Les alliés et les ennemis de l’Ukraine dans le camp occidental

Du côté des faucons de l’Otan, nous avons les néo-libéraux de toutes couleurs : bleus comme les libéraux, roses comme les néo-libéraux honteux étiquetés sociaux-démocrates, verts (olive) comme les néo-libéraux frétillants que sont les écolos. Pour ceux qui se font encore des illusions au sujet de ces derniers, les Grünen allemands ont les Affaires Étrangères et les Armées dans leurs attributions. L’Atlantisme et les déclarations va-t-en guerre de ces dames ne sont guère pacifistes, c’est le moins que l’on puisse dire. Le vert Joschka Fisher qui les précéda jadis dans ce dernier rôle avait les mêmes tendances politico-atlantistes, c’est dire comme c’est génétique ou plus simplement révélateur de leurs réelles classes sociales : celles des possédants et des bourgeois.

Après les faucons, les vrais : les gauchistes, pacifistes et bobos de tous poils, toujours aussi naïfs et pleins de bons sentiments ou serviles à l’égard des intérêts de l’ordre néo-libéral qui les nourrit mais qu’ils mordillent sans vraies conséquences. S’y ajoutent leurs alliés objectifs : les nazis de tous ordres, depuis le militariste et ukrainien Azov jusqu’aux nostalgiques des légions Wallonne, Galicienne et C° ainsi que les folkloriques du genre GUD français dont un membre vient de commettre un meurtre vaguement politique en France et dont tout le monde se fout.

Il faut y inclure tout l’appareil uniformément néo-libéral de propagande des radio-TV privées comme d’états, de la presse papier des milliardaires comme des GAFAM appartenant à cette même classe sociale. S’ajoutent leurs thuriféraires et intellos addicts du « passage TV », donc serviles : de Pascal Brückner à BHL-le-guerrier-de-papier.

N’oublions pas Frau Van Der Leyden, la Führer de la CEE qui après avoir démontré son inefficience (intéressée ?) lors de l’achat des vaccins Covid, joue les matamores certaine qu’elle est de n’avoir jamais à payer de son sang, ni celui de sa classe, les conséquences de ses rodomontades. Il n’y a que le Royaume-Uni qui fasse mieux mais c’est une vieille habitude chez eux. En attendant, elle a décidé d’obéir à ses maîtres d’Outre-Atlantique et de couper tous les liens de l’Europe avec la Russie : sa presse (un VPN gratuit ou libre permet de contourner le problème) mais surtout ses matières premières et leur paiement. Enfin, un (vraiment) tout petit peu car le gaz russe est toujours incontournable pour l’Europe. Tout comme le rouble que leur impose d’utiliser un Poutine futé comme un bison.

De l’autre côté, celui des anti-nazis ou parfois vaguement pro-Russe, nous avons un assemblage moins nombreux en troupes comme en argent et assez hétéroclite :

  • les gaullistes, français comme leur Général qui considérait qu’il n’était pas malin d’aller chatouiller ceux qui avaient détruit 80% de l’appareil militaire nazi en ’40-’45. Ils craignent que ça n’ait guère changé, le nucléaire en plus. Et puis Poutine les fait rêver un peu : un véritable homme d’état, intelligent, populaire et conséquent, ils n’avaient plus applaudi ça depuis 1969.
  • la droite réactionnaire si bien décrite par le Pr. Marcel Liebman dans les années ’70 telle la CDU de Frau Merkel en Allemagne ou la droite des Républicains aux USA. Elle n’a pas changé depuis et ne changera jamais sauf en surface car c’est dans sa nature d’être accrochée au passé. Elle défend la Russie de Poutine ou au moins fuit la confrontation car elle lui ressemble. Et puis un homme fort ou une forte femme, ça leur fait toujours plaisir.
  • la gauche (vraiment) communiste hait le gouvernement ukrainien actuel par anti-nazisme viscéral, surtout quand ils se souviennent de la 2e Guerre Mondiale, et défend la Russie un peu par nostalgie de l’URSS mais surtout car ces intellectuels conséquents et formés savent que ce pays est la porte d’entrée vers la Chine, bien communiste, elle. Cette dernière est la puissance économique montante et la seule chance de leur presse d’échapper à l’hégémonie atlantiste et, accessoirement, à sa censure : si des puissances de l’information comme Mint Press et Consortium News peuvent être coupés de référencement internet (merci les GAFAM) et de leurs sources de financement (vidéo) à l’instar d’un vulgaire Wikileaks, ils imaginent facilement leur propre sort. Accessoirement, ils imaginent aussi, à tort, qu’un pays peut avoir un grand nombre de milliardaires-oligarques et rester longtemps réellement communiste.
  • les militaires occidentaux y compris aux USA qui savent que la Russie n’a engagé que 10% de sa puissance en Ukraine (12% des hommes, 5% de son artillerie, 8% de ses chars, etc..) et qui connaissent à la fois l’état pitoyable de la préparation militaire de leurs propres troupes comme leur propre inefficience prouvée, sauf contre les nains (Serbie, Grenade) : partout ailleurs, ils ont échoué et en ont douloureusement conscience. Ils mesurent aussi l’inconséquence de lancer deux puissances nucléaires dans une trajectoire de collision frontale. J’utilise le terme « inconséquence » pour être aussi poli qu’eux, sinon je parlerais de « folie imbécile » car si même un paranoïaque de métier a des limites, les néo-libéraux n’en ont visiblement aucune dans leur volonté démente de domination totale.
  • et puis votre serviteur qui pense que mettre un couteau sous la gorge d’un homme courageux pour ensuite lui reprocher de vous avoir allongé un coup de poing pour se dégager est d’une rare inconséquence (ter). Ou un calcul savant de ses maîtres USAméricains et de leur caniche énervé : la Grande-Bretagne.

Addendum 7 mai 2022 : un lien vers l’annonce (bis) de la suppression définitive du compte PayPal de Consortium News.

N.B.: Ce genre de suppression de comptes des Gafam s’accompagne toujours du vol du contenu : argent, données, etc… Sans espoir de retour vu les conditions générales léonines imposées par ces géants oligopolistiques. Nous y reviendrons.

Ukraine : « la défense territoriale » entre en scène

Il est parfois nécessaire de relever certaines informations discrètes comme celle-ci : “Le parlement ukrainien adopte une loi autorisant la défense territoriale à effectuer des missions dans les zones d’opérations de combat” (1). Mine de rien, c’est une information clé qui s’insère dans un tableau plus général caractérisé par un front de l’Est qui semble à l’arrêt mais quand les annonces militaires se limitent à se plaindre de l’artillerie russe (leur point fort), c’est mauvais signe.

La défense territoriale, ce sont des troupes qui ne sont pas entraînées au combat et qui n’en ont ni la forme physique (âge, notamment) ni l’armement. Ce sont des “réservistes de réservistes”, des troupes de basse police. Si cette “autorisation” qui est en fait un ordre de les envoyer au front, est donnée c’est vraisemblablement parce qu’il n’y a plus de vraies troupes sur ce front du Donbass où ont lieu les combats ou au moins plus assez (voir infra). Les soldats entraînés et équipés doivent être en grande partie morts ou hors de combat pour que Zelensky envoie le “Volkssturm”. Dois-je faire un rappel sur ce terme et ses implications ou les souvenirs sur l’état de l’armée Allemande en 1945 sont-ils encore assez frais ?

Le front du Donbass pour les Ukrainiens ce sont les 60.000 soldats qui, quelque part entre le 1e et le 10 mars, devaient anéantir la révolte des russophones du Donestk-Lougansk et que l’offensive russe du 25 février a pris de vitesse comme l’affirme le général Français Delawarde dans son article remarquablement intéressant par ailleurs. Ce sont… Non, c’étaient les troupes de choc de l’armée ukrainienne armés et entraînés par l’Otan (22.000 en 5 ans selon le Pentagone et Londres), les plus motivés… et les plus infestées de néo-nazis (2).

Je vous conseille https://www.vududroit.com/2022/05/guerre-en-ukraine-quelle-est-la-doctrine-russe/ qui est un article de théorie militaire écrit par un journaliste spécialiste de longue date des questions militaires (et pas un animateur de plateau TV) pour mesurer le temps qui nous sépare de l’écrasement des troupes ukrainiennes sur le front du Donbass. Pour les passionnés de la seconde Guerre Mondiale (GM) sur le front de l’Est, cette « tactique stratégique » russe rappellera des souvenirs.

Pour les anglophones ou ceux qui savent utiliser Deepl.com/Google Translate, il y a aussi deux articles de l’Allemand de Moon of Alabama ainsi son analyse du reportage de l’Agence France Presse (AFP via Yahoo) sur les soldats ukrainiens envoyés au repos. Rien que la photo est éclairante.


Si ce qui précède est exact, il ne restera plus alors à l’Ukraine que les troupes que l’attaque de diversion sur Kiev a fixé là-bas au début du conflit. Deux problèmes : d’abord elles n’ont plus assez de moyens de transport pour rejoindre le front car les trains sont à l’arrêt faute d’électricité (transformateurs détruits par les missiles de précision russes) et les camions sont en quantité insuffisante puisque, comme la Russie, l’Ukraine dépend principalement des trains pour ses communications militaires. C’est un héritage soviétique lié à la taille du pays d’alors. Les soldats pourraient y aller a pied. Les chars et les canons, c’est plus difficile. Deuxième problème, l’agitation militaire de façade (ou pas) en Biélorussie est une menace potentielle qui interdit aux Ukrainiens de tout basculer vers le nord-est.

Dans le Donbass, la rupture du front permettra à l’avancée russe de choisir :

– soit d’aller vers le Dnierp. Disons-le tout net : c’est inarrêtable sans intervention extérieure (Pologne ?) et la partie russophone de l’Ukraine serait alors à terme sous leur contrôle. C’est aussi la partie la plus riche de l’Ukraine : industrielle, agricole, minière (lithium et en anglais) qui disparaîtrait du coup. Ce qui disparaîtrait aussi c’est la garantie de l’Occident que les armes (de second choix (3)) livrées à Kiev seront un jour payées vu la faillite économique inéluctable de ce qui resterait de l’Ukraine.

– soit vers Odessa, zone mieux défendue qui impliquerait la perte de contrôle de la mer Noire pour l’Ukraine. Ce serait moins catastrophique pour les pays de l’Otan et l’Ukraine mais plus stratégique pour la Russie que le Dniepr qu’elle devrait probablement rendre, au moins en partie : l’expérience du Traité de Versailles suivi de 1933 a montré que ce n’est jamais une bonne idée d’affamer le perdant.

Tout cela ne se passera pas sans fortes agitations dans les chancelleries de l’Otan et faux drapeaux (« false flags ») comme intoxications médiatiques (infox ou « fake news ») dans nos média, soyez-en assurés.

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Addendum du 7 mai 2022 : Anna News (en français) publie une évaluation des troupes de la Défense Territoriale concernées directement comme à venir et rejoint mon évaluation.

(1) Source : https://histoireetsociete.com/2022/05/05/operation-speciale-de-la-russie-en-ukraine-diffusion-en-ligne-jour-70/ mais vous la trouverez aussi sur d’autres sources francophones aussi fiables.

(2) On peut toujours compter sur les USA pour se choisir des alliés « mucho sympatico » : les fous de Dieu et le Wahhabisme Saoudien dans les pays musulmans y compris l’Afghanistan communiste (1978-1987), les dictateurs sanglants dans les pays d’Amérique Latine depuis 100 ans, les nazis en Ukraine dès 1946-1950 via l’UPA, et maintenant et aussi … https://www.donbass-insider.com/fr/2022/05/05/ces-francais-engages-en-ukraine-neonazisme-et-idiots-utiles/

(3) Je pense par exemple aux 100 vieux canons anti-aériens motorisés livrables par les allemands qui ne demandent « que » 6 mois de formation pour être utiles selon les militaires allemands qui les ont utilisés jadis. Encore faut-il que les Suisses autorisent la ré-exportation de leurs munitions (c’est eux qui les fabriquent) et c’est pas joué :-/

Les mauvais romans d’espionnage de l’Otan

Quand on les revoit à froid, après la samba médiatique, les romans « Skripal & Novichock », « Novichok et Alexei Navalny » (<5% des voix) et « Vol d’un MH17 au-dessus de l’Ukraine » auraient été mieux écrit par l’auteur de « L’espion qui venait du froid », le très informé John le Carré que par les services occidentaux : espions, politiciens et presse aux ordres inclus. Leur manque total de finesse fait plutôt penser aux super-productions hollywoodienne.

Les cibles

Ce sont des objets et des personnages insignifiants dont la disparition n’aurait entraîné aucune modification de l’état du monde, les coups eussent-ils été parfaitement réussis.

Quel est l’intérêt politique ou militaire d’abattre au-dessus de l’Ukraine en pleine guerre civile, un avion civil, accessoirement appartenant à un pays très mal vu des USA, et qui n’emportait que des civils dont le seul « intérêt » est qu’ils sont occidentaux et totalement étrangers au conflit, donc que leur mort va déclencher une tempête médiatique.

Skripal est un espion soviétique retraité, passé 20 ans auparavant aux occidentaux. Plus personne donc. Pourquoi prendre le risque d’aller jusqu’en Angleterre pour y toucher avec un produit aussi politiquement marqué sur lequel nous reviendrons ?

Alexei Navalny n’a d’importance qu’à nos yeux d’occidentaux car en Russie il juste l’avocat de la doxa économique néo-libérale et néoconservatrice dont la population Russe ne veut plus entendre parler après le fiasco catastrophique des années Eltsine installé par nos soins. Elles furent bien pire que toutes les erreurs communistes locales réunies mais nous parlons peu de nos erreurs de casting. Suivant les élections, « L’Opposant » Navalny fait entre 1 et 5% des voix aux élections, loin derrière les communistes et leur 15-25% qui constituent les seuls réels opposants à Vadimir Poutine et ses alliés, sauf aux yeux des médias occidentaux. Y toucher va donc aussi déclencher une tempête dans les médias système que les « hasards » du capitalisme ont tous concentrés dans les mains de milliardaires, donc férocement aussi néo-libéraux que leur protégé. Tout ça fait juste de la publicité gratuite pour M. Nobody N° 2.

Les outils

L’instrument de deux de ces affaire est constitué par le Novitchok au mystérieux nom russe qui signifie… « petit nouveau ». Un nom déjà nettement moins vendeur. Il fut inventé jadis en URSS (ça ne rajeunit personne) mais maintenant que la poussière journalistique est retombée, nous pouvons savoir que sa recette relève quasiment du domaine public. D’autant que certains bio-chimistes concernés, dont Vil Mirzayanov, passèrent dès la chute de l’URSS dans les laboratoires militaires occidentaux où ils étaient payés, au moins (cf Eltsine, supra). Il est désormais produit un peu partout dans le monde, y compris au Royaume-Uni, d’ailleurs à quelques miles de chez les Skripal selon certains. Les services secrets… sont secrets à ce sujet.

Dernier point au sujet du Novitchok : le « petit nouveau » est hautement mortel… Sauf quand on l’utilise, apparemment : toutes les cibles visées comme les médecins, sauveteurs, policiers et enquêteurs qui l’ont parfois approché sans précaution ont tous survécu, sans effet même à moyen terme. Bizarre pour une arme de guerre neurotoxique décrite à juste titre comme absolue et rapide !?

L’outil du troisième attentat, aussi peu discret que le précédent est un missile anti-aérien soviétique (aussi) dénommé ici Buk (UK-US) ou Bouk (F) datant des années ’70. Il fait 750 Kg pièce, ça ne se porte vraiment pas sur l’épaule. Il est lancé depuis un tracteur tout-terrain qui en porte 4. Il est accompagné au minimum d’un véhicule radar et d’un véhicule de commandement. Plus le(s) engin(s) de transport des missiles. Vu le niveau de l’électronique soviétique d’il y a 50 ans, plus les chenilles, le blindage et probablement l’équipement NBC caractéristique de l’époque, c’est du lourd, du très, très lourd : quelques dizaines de tonnes pour chacun : 4 gros véhicules sur chenilles présentés ici en vidéo. Peu discret, on disait.

Les auteurs et leurs mobiles

Dans le coin, il est utilisé le plus fréquemment par l’armée ukrainienne, subsidiée par les USA et entraînée par divers occidentaux anglo-saxons. La barrière séparant cet ensemble de leurs supplétifs néo-nazis est très poreuse pour dire le moins. D’autant que les USA ont une longue histoire de collaboration avec les nazis, de von Braun au sulfureux Gehlen. Même si l’armée officielle ne les aiment pas tous ni toujours, les contacts existent. Et ces derniers sont de vrais fous meurtriers, ils l’ont prouvés par leurs paroles et, surtout, leurs actes : le massacre des civils par le feu à la Maison des Syndicats à Odessa pour prendre l’exemple le plus connu.

De l’autre côté, leurs opposants russophones, parfois communistes, pourraient aussi en avoir capturé l’un ou l’autre et l’avoir utilisé à plus ou moins bon escient. Mais cela nécessiterait d’avoir le personnel spécialisé ad hoc et d’avoir capturé l’entièreté de la chaîne d’utilisation qui avec sa portée de 20 km n’est exposé en première ligne. Il semble évident que si les partisans avait capturé un tel groupe, le premier soin des Ukies aurait été de le bombarder par tous les moyens disponibles : chars et unités motorisées avant qu’il n’ait traversé les lignes. De toute façon, ça fait beaucoup de monde, tous capturés et ne sabotant pas le travail ou identifiés et rameutés dans la population locale voire les volontaires Russes pour les utiliser.

Enfin, le dernier utilisateur potentiel est l’armée russe. Le long transport supposé de l’énorme convoi depuis la Russie n’est documenté que par Bellingcat, un organisme au financement suspect issu du MI-6 britannique, soit une source doublement anti-russe tant par son recrutement que par son métier. Ce dernier aussi très peu fiable : le métier des espions est de mentir et manipuler. Ils s’en vantent même. Précisons aussi que ce trajet n’a été observé par aucun satellite-espion côté armée américaine. Bizarre, non ?

Reste une question, la même que pour les affaires « petit nouveau »: pourquoi ? Pourquoi auraient-ils transporté ces engins à travers la partie russophone de l’Ukraine, bourrée de civils pas tous de leur côté donc parfaitement indiscrètement ? Pour le seul plaisir de tuer des civils Hollandais n’ayant rien à voir dans l’affaire sauf pour allumer la mèche courte des médias occidentaux ? En d’autres termes, on n’a pas résolu le « Qui bono » traditionnel de la justice : à qui cela profite ?

Le monstre

Attribuer ces divers attentats à Vladimir Poutine et à son supposé pouvoir absolu implique nécessairement le postulat que l’accusé, le-dit Poutine, soit irrationnel jusqu’au monstrueux et stupide en prime. Soit le contraire de ce que ce judoka et joueur d’échec a démontré tout au long des quelques 20 ans qu’il occupe avec calme et autorité le pouvoir russe.

Ces qualificatifs définitifs siéraient bien mieux à Biden qui a voté et milité pour toutes les guerres (insensées) tout au long de ses 30 0u 40 ans de Sénat, ou à Trump évidemment voire à l’hypocrite Obama qui a fait exécuter sans jugement plus d’USAméricain, journalistes inclus, que tous ses prédécesseurs réunis sans que la presse-système aux mains de divers milliardaires (WashPo, NYT, CNN, BBC, Guardian, Le Monde, etc…) n’en fasse autant de Kashoggi.

Ne parlons même pas du couple de criminels de guerre Bush & Blair (UK) qui les ont précédés: de 1,5 à 2,5 millions de mort.e.s civil.e.s, enfant.e.s inclus, à eux deux pour éliminer un tyran local. Il faisait quand même moins de dégâts que les seigneurs de la guerre qui l’ont remplacé. La pollution à l’uranium appauvri (mais toujours radio-actif) de larges zones urbaines irakiennes vient en prime gratuitement avec les monstres plus ou moins viables qu’elle a produit en quantités (pas uniquement) statistiquement significatives si l’on se réfère au très officiel et médical The Lancet et al. Je vous épargne les photos mais elles existent.

Le secret

Des gens ont lancé ces missiles et se taisent encore. L’hypothèse d’un complot présente le même problème que tous les complots : il faut qu’aucun complice ne parle jamais de l’horreur commise par le groupe. C’est possible dans une armée très motivée mais à peine : tout le monde et son chien a envie de se vanter d’une opération réussie ou de prendre des photos avec son smartphone en oubliant de bloquer la géolocalisation. Les soldats russes ont été particulièrement peu discret dans le genre. Dans les services secrets, mieux entraîné aux procédures ad hoc le secret est mieux assuré, surtout si on liquide les témoins.

Commettre une erreur peut aussi pousser à se taire : un groupe peu expérimenté visait un avion militaire, donc Ukrainien, et l’a confondu avec le vol MH-17. Mais alors ce n’est pas l’armée russe qui les utilise depuis un demi-siècle. Les milices russophones pourraient mieux répondre à cette définition d’un acte involontaire mais nous avons vu qu’il est très peu probable qu’ils aient pu en acquérir le contrôle.

CONCLUSION

L’hypothèse d’une opération « sale » sous faux drapeau avec du matériel Ukrainien reste la plus probable. Celles-ci sont assez courantes ces dernières années. En prime, la commission d’enquête réunie par les occidentaux pour définir les responsabilités a inclus le coupable le plus probable dans la commission, avec en prime un droit de veto sur toute publication. Et ça, c’est quand même un signal assez caractéristique de la volonté d’étouffement d’une affaire sale, très sale.

Le ridicule ne tue toujours pas, au moins en politique.

Le président des USA vient de déclarer que les USA n’ont jamais influencé d’élections dans le monde 😂😂😂 Et le pire est qu’aucun journaliste occidental présent n’a même souri et encore moins posé la plus petite question.

Même si vous ne parlez pas anglais, allez à 2:24 dans cette vidéo pour avoir la liste des manipulations d’élections et de renversements de gouvernements, date incluses, dont nous sommes sûrs car ils les ont plus ou moins officiellement reconnus. Kissinger a encore récemment affirmé sa culpabilité à propos du Chili d’Allende et Victoria « F*ck EU » Nuland se vantait sur antenne de ce que son gouvernement (les USA) avait investi 5 milliards dans le renversement du gouvernement élu d’Ukraine .

Beaucoup de gens pensent que même en Europe de l’Ouest, leurs sales pattes ont été et sont encore partout : l’attentat de la gare de Bologne en 1980 en Italie portait à l’évidence (judiciaire) les empreintes digitales des services secrets italiens qui étaient de facto dirigés à l’époque par la CIA.

« Ils volent pour tuer » disait la très policière DH en 1982, faisant pour l’occasion preuve d’une clairvoyance inhabituelle à propos des introuvables Tueurs du Brabant (Belgique). Ces « combattants sauce terreur » démontrèrent une belle pratique de techniques de combat dignes de soldats très entraînés par des instructeurs militaires de haut niveau. Justement PAS des copains des flics informateurs habituels de la DH, tiens ! En tout cas, leurs attaques tombaient à pic pour faire passer certaines lois sécuritaires réclamées à corps et à cri par l’OTAN à l’époque pour protéger le SHAPE en cours d’aménagement.

Quand ils n’étaient pas occupés à faire exploser des vitres et accidentellement deux pompiers, les maladroits CCC ont profité des moments de repos des Tueurs ci-dessus pour attaquer des cibles « militaires » en Belgique. En l’occurrence, un oléoduc de l’OTAN. La presse précisât qu’il était en cours de démolition… bien longtemps après les évènements. Qui avait passé ces vrai-faux plans à Pierre Carette et ses camarades est une question qui n’a jamais été posée officiellement pour autant que je sache !?

Dans le même goût, un « patron » d’une des organisations terroristo-combattantes allemandes de l’époque de la RAF (1970-1988), Bommi Baumann, affirme dans son livre en français « Tupamaros Berlin-Ouest » que les premières armes de son groupe lui furent données par un agent de l’équivalent allemand de la Sûreté de l’Etat (belge) ou du SDECE (français) qui s’est dévoilé comme témoin à un de leurs procès. Des gens qui ne se sont certainement jamais coordonnés avec la CIA ni leur ont obéi, vous pensez bien. D’ailleurs, si le Parti Communiste et les communistes furent chassés d’Allemagne de l’Ouest en 1972, cette idée leur est venue spontanément.

En Espagne en 1973, les USA en avaient officiellement marre du régime franquiste, trop retardataire à leur goût. Un attentat à l’explosif a tué le successeur désigné du Caudillo, Carrero Blanco, à la façon dont fut exécuté Rafic Hariri au Liban : beaucoup, mais vraiment beaucoup d’explosif et un détonateur au petit poil. Pas vraiment du matériel de guérillero, genre ETA et peut-être Grapo, qui revendiquèrent officiellement l’attentat. Juste une question : si c’est bien l’ETA qui en fut l’origine comme le prétend toujours la version officielle, pourquoi n’a-t-elle jamais réussi un coup du même tonneau contre Franco, autrement plus symbolique ? L’attaque était de plus particulièrement bien synchronisée : juste le jour de la visite de Kissinger venu à Madrid prévenir les autorités des risques de subversion communiste. Le hasard fait bien les choses, non ?

Feu le champion du monde au saut en hauteur en voiture blindée, Carrero Blanco, a dû être remplacé au pied levé par le très corruptible roi Juan Carlos qui a livré son pays au « capitalisme moderne ». Traduisons en français : « les capitaux US ». Les réformes royales (et socio-démocrates) ont laissé intact l’appareil juridico-policier hérité du franquisme, à commencer par la Guardia Civil, les juges et quelques escadrons de la mort qui ont sévi au pays Basque, y compris en France. Cette même « justice » héritée du franquisme a tout récemment condamné des politiciens séparatistes catalan à des peines de prison. Du jamais vu en Europe de l’Ouest sur ce genre de sujet : vous imaginez le représentant du VOKA, Bart De Wever ci-devant bourgmestre d’Anvers, se faire entôler pour séparatisme ? On vous le disait, le ridicule ne tue pas, en tout cas pas en politique.

La gauche de droite sera perdante et nous avec elle

Pour aujourd’hui, je ne saurais trop vous recommander la lecture de « L’incapacité de la gauche à reconnaître un paysage économique profondément modifié donne à Trump une réelle chance de remporter cette élection ». Oui, le titre est long mais l’article est court et se conclut brillamment par ces mots :

« La réélection éventuelle de Trump ne sera pas le résultat de sa capacité à résoudre les problèmes socio-économiques, mais plutôt le résultat de l’échec de l’opposition à les reconnaître. La gauche politique, attachée à l’économie néolibérale, est réticente à envisager des réformes économiques. Le résultat a été une plate-forme politique dénuée de sens et destructrice composée de politiques identitaires qui divisent, de théories du complot anti-russes et de se concentrer sur les personnalités plutôt que sur le contenu. Le ticket Joe Biden-Kamala Harris incarne parfaitement le vaisseau vide qu’est devenu le Parti démocrate. »

Ce texte décrit avec justesse l’impasse que représente « la gauche de droite », idéologiquement incapable de sortir de « Tina » depuis 40 ans. Comme trop souvent et depuis trop longtemps, ce sont ses trahisons des luttes de la classe ouvrière, sa haine du marxisme et sa suffisance qui vont nous précipiter tout droit dans la catastrophe fasciste.

Comme en 1933 en Allemagne, nous voyons les nervis néo-nazis américains être protégés par une police qui n’obéit plus qu’à elle-même et à l’idéologie que sa fonction sous-tend. Et toujours comme en ’33, c’est l’agitateur lui-même, ici Trump, qui se pose en pacificateur des troubles que son idéologie fasciste et ses discours racistes ont provoqués dans une classe ouvrière jetée sciemment et depuis 40 ans dans une sous-prolétarisation à la fois financière, idéologique et politique.

Le 25 octobre 2019, j’avais imprudemment prédit que Joe Biden serait choisi par les Démocrates et qu’il allait perdre face à Trump. J’avais raison pour la première partie. J’espère toujours avoir tort pour la seconde mais je ne m’attendais pas à ce que ce ticket perdant se soit encore déforcé lui-même en s’adjoignant l’insignifiante et droitière Kamala Harris, destinée à remplacer le vieux Joe dès que le gâtisme du candidat se sera trop vu.

Cette « gauche de droite » ne nous décevra décidément jamais dans sa nullité en ne nous proposant que le néo-libéralisme de la finance, en perte de vitesse, comme alternative à l’extrême-droite d’une industrie lourde en voie d’extinction. A l’identique en France, Macron l’emporte encore sur Le Pen mais à force de « désespérer Billancourt » il est permis de se demander pour combien de temps encore. En Flandre, l’extrême-droite est déjà incontournable.

Lawfare, la plaie de la démocratie

Je ne parlerai pas des ennuis judiciaires présumés de Didier Reynders parce que le personnage me serait sympathique, loin de là. Simplement, les poursuites judiciaires plus ou moins fondées et leurs échos dans la presse sont devenues à l’évidence des obstacles à l’exercice de la démocratie.

Les anciens dirigeants de la gauche latino-américaine sont souvent poursuivi sans trop de preuves par les gouvernements de droite qui les ont remplacés et commettent souvent les mêmes délits qu’ils leur reprochent mais à des échelles logarithmiques. Lula et Dilma Roussef au Brésil sont en prison ou ont perdu leur poste pour des délits qui n’en sont pas ou émis sans la moindre preuve, pendant que leur procureur est maintenant au pouvoir dans un gouvernement d’extrême-droite qui érige en système la violence et l’injustice à l’égard des pauvres et des faibles.

Trump et Clinton furent empêtrés dans des historiettes judiciaires d’un format sans commune mesure avec la réalité des faits ou leur importance réelle: RussiaGate et Lewinsky respectivement. Le premier a disparu faute de réalité, le second a coûte plus de 4,4 millions de dollars au contribuable et plus de 40 millions aux parties en présence. En attendant, les présidents visés ont perdu de la crédibilité politique sans raisons réelles. Pire, en se centrant sur des fadaises, nous leur avons permis d’échapper à l’indispensable critique des leurs actions réelles. « Le scandale » est la néantisation du politique.

Dois-je parler des accusations judiciaires USAméricaines qui visent à détruire l’accord de cessations des hostilités en Colombie ? Des perquisitions farfelues chez la France Insoumise ? Souvenons-nous de la liquidation d’un responsable syndical bruxellois jugé « gauchisant » par sa direction. Argument utilisé : des arguties juridiques sur l’utilisation de fonds du syndicat, sans enrichissement personnel. Il en est mort. Le virage à droite du PS wallon mené par Di Rupo a été appuyé par des poursuites judiciaires venant opportunément salir ses opposants.

Non que nos dirigeants (et vedettes) doivent être exemptés de poursuites judiciaires, au contraire, ceux-ci échappant trop souvent à des accusations réelles ou sont condamnés à des peines symboliques. Mais, un gros « mais », cette injustice ne peut être compensée par des jugements hâtifs. Et encore moins par ceux de médias dont nous savons tous la révérence à l’égard des pouvoirs en place, quel qu’ils soient. Tout comme la censure privatisée, intéressée et très politiquement sélective des médias sociaux.

Il est clair qu’aujourd’hui, les poursuites et la délation sont devenus des moyens de rendre l’injustice, de pervertir la communication comme la vie politique et sociale. Même sous sa forme « représentative », la démocratie et sa justice sont assurément un meilleur système politique que la dictature des média, sociaux ou non, et des accusations basées sur des suspicions ou des preuves fabriquées.

Les terroristes, les vrais !

Les modérément modérés de l’Idlibstan syrien sont en train de se prendre la pâtée 🙂 et ça ne semble pas près de s’arrêter, éloignant d’autant leurs mortiers des marchés surpeuplés de Homs et de Hama où ils avaient souvent fait tomber leurs obus. J’en suis désolé pour les civils sous le feu mais heureux pour tous les autres qui sont débarrassés des coupeurs de têtes de l’État Islamique et autres Al-Quaïda qui nous ont révélé ce qu’étaient vraiment des terroristes.

Les vaincre sur le terrain n’est qu’un petit morceau d’une victoire sur les fous de Dieu. La suite dépend aussi de nous, de notre capacité de résistance sur les principes et de tolérance voire de flexibilité sur les détails. Je ne sais pas pour vous mais je nous vois mal partis à agresser les porteuses de burkini voire de foulard tout en fournissant des armes aux dictatures comme l’Arabie Saoudite et autres califats.