Jeudi dernier, (son) secrétaire d’État a assuré, à propos de la gauche radicale, qu’il faut vaincre « les faibles et les lâches » qui luttent « contre les forts et les bons ». Les réminiscences avec les discours d’un peintre raté né à Braunau am Inn en 1889, sont trop évidentes: «le plus fort gagne, les faibles doivent périr.»
(Marco) Rubio ne le cite pas littéralement. Il recourt à sa vision du monde en raison d’une affinité avec l’esprit de l’époque : le sentiment d’appartenir à une civilisation assiégée par la rancœur « des inférieurs » ; le droit des forts à se défendre et la nécessaire purification du corps social. Il n’a pas besoin de nommer Hitler pour faire surgir ses fantômes. Il lui suffit d’une politique où la différence devient dégénérescence, la protestation, terrorisme. Et la domination la destinée manifeste d’une nation supérieure.
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
Les titres et notes sont de Cocyec.