Pourquoi se vautrent-ils ?

Lors des guerres de Yougoslavie, toute la presse MSM et un bon nombre de gauchistes de salon s’étaient fait manipulé en publiant forces nouvelles du soi-disant plan Potkova (« fer à cheval ») planifiant un génocide par les Serbes. Fer à chOval, serait plus exact car ce mot n’existe pas en Serbe qui utilise le mot potkovica. C’est démonté chez Danielle Bleitrach. Malheureusement, un paquet d’autres média-mensonges ont égayé les compte-rendus de ce premier acte de la « destruction constructive » chère aux néo-cons et qui ont connu le succès que l’on sait : Yougoslavie, Syrie, Libye (ou mêmes eux en conviennent), Yémen, Afghanistan , Ukraine et trop d’autres.

Dire que les MSM sont dirigés par les riches pour dire à la classe moyenne que les menaces sur leur statut viennent des pauvres n’explique pas tout. Dire que les journalistes et surtout les éditorialistes ne se censurent pas mais comme le faisait remarquer Chomsky, « s’ils avaient une autre opinion, ils ne seraient pas là où il sont » est vrai aussi. Reste qu’une bonne partie de leurs contenus sont dû à forçats obscurs et sans-grade (mal) payés à la ligne et surchargés qui ne partagent pas obligatoirement l’avis de leurs directions.

Il est possible que leur soumission apparente est due au fait que les journaux sont aujourd’hui dirigés comme des entreprises commerciales et que tout simplement les journalistes n’ont plus le temps pour rien. Pierre Péan nous disait en 2014 : « Le temps c’est la clé. A compétences égales, c’est le temps qui fera la différence. On est dans un système aujourd’hui de réduction du temps dans les journaux. Je me souviens de L’Express au début des années 1970: il y avait de l’argent autant qu’on voulait pour faire des enquêtes. »

Aujourd’hui, il n’y a quasi plus d’enquêtes. Il reste des dépêches d’agences écrites par des gens pressés qui n’ont plus le temps de vérifier les faits par eux-mêmes et de creuser les informations qui leur parviennent au-delà des communiqués de presse et autres actions de manipulation des services de relations publiques.