Et on remet ça !

Alors comme ça, le comité belge de soutien aux inculpés du 11 novembre est suspect  au point que les outils de travail de ses membres peuvent être saisis ?

C’est donc sans détour, mais non sans déplorer une fois de plus que le ridicule ne tue pas, que Cocyec affiche clairement son soutien aux refuznik de l’ordre nouveau et à aux victimes de cette farce médiatico-policière maintenant belge en plus d’être française.

Et gratuitement, une photo du logement de Tarnac (France), après le passage des chaussettes à clous. Notez que comme il n’y avait pas d’ordinateurs, ils n’ont pas pu être « accidentellement » cassés comme lors d’autres perquisitions dont Cocyec a déjà parlé. Et comme ils n’étaient pas célèbres ni journalistes, personne n’a publié le récit de leurs premières heures entre les douces mains des pandores qui ont probablement été largement pires que celles-ci qui sont déjà gratinées et commentées pour vous par un avocat français de renom: Me Eolas.

La guerre au terrorisme est une bonne idée

Note liminaire: vous pouvez lire cet article sans cliquer sur les liens dont il est truffé mais, plus encore que d’habitude, outre que vous rateriez une bonne tranche de rigolade, notamment avec Obama, vous passeriez complètement à côté de son propos.

Non mais, c’est vrai quoi ! Il est urgent de mettre au pas ces ultra-gauchistes qui se croient tout permis et on va montrer combien ils sont dangereux. D’abord, on va se trouver des leaders bien charismatiques, comme Obama ou le petit Nicolas. Ensuite on va reprendre en main les médias. Puis on va habituer les futurs adultes à l’omniprésence de la police.

Et puis on va faire taire tout ces gens qui vous parlent d’autre chose que de publicité et d’argent.  Récemment, le sinistre de la défonce (1) belge a parlé de la même manière que le petit Nicolas : les blogs, c’est dangereux (2), et bientôt ce le sera pour les blogs eux-mêmes, non mais.

Et puis surtout, on va raconter n’importe quoi sur la crise, au lieu d’écouter des gens qui ont souvent eu raison dans le passé, comme Celente. Mais ça, comme disait Kipling, c’est une autre histoire.

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(1) si vous ne saisissez par l’allusion, tapez « De Crem New York » sur un moteur de recherche et vous saurez tout sur la soirée un peu arrosée du ministre qui a causé  le licenciement d’une serveuse blogueuse.

La guerre en Aghanistan est (aussi) une bonne idée

D’abord il faudra vraiment mettre le paquet: « les Soviétiques n’ont pas réussi à maîtriser le pays, même lorsqu’ils avaient 100 000 hommes sur le terrain, et 150 000 soldats afghans à l’appui ». Et d’une part, ces soldats étaient autrement motivés que les occidentaux et d’autre part, le pouvoir local communiste avait une autre assise que l’actuel, corrompu et impuissant. Et même lui est obligé de déclarer souhaiter nous voir partir.

Et pourquoi ne sommes-nous pas motivés ?

Parce que nous manquons de vraies raisons d’y aller. La raison idéologique européenne qui est la libération des femmes afghanes (un exemple, qui est peut-être une manipulation, ici ) est insuffisante pour nous faire risquer de voir des morts de « race blanche » (les autres on s’en fout, hélas) comme dirait le nauséeux Zemmour. Et la raison idéologique américaine de la « guerre au terrorisme » jusitifie mal que cette « guerre » fasse plus de morts étatsuniens que le-dit terrorisme.

Alors, si on essayait la vérité: on est là pour sécuriser un pipe-line qui doit, dans le futur, nous alimenter en pétrole sans dépendre des russes car le prochain eldorado pétrolier se trouvent dans les marches de l’ancien empire soviétique.

Ah oui, mais non ! D’abord, nous sommes bien incapables de regarder plus loin que le bout de notre nez, sinon les signes sans cesse plus alarmants du désastre écologique en cours nous auraient déjà fait réfléchir sur notre modèle économique anti-écologique. Ensuite, il faudrait expliquer que nous sommes en train de recréer une guerre froide contre l’Est (Russie et Chine) et admettre, notamment, que ce n’est par accident que l’avocat américain qui préside actuellement la Géorgie a attaqué l’Ossétie philo-russe. Là aussi, une forte odeur de pétrole, comme jadis au Biafra. Et pour ne pas croire que les USA étaient derrière cette affaire, je vous invite à lire, en anglais, comment ils ont piégé un autre futur ex-allié, Saddam Hussein en 1990.

C’était une des merveilles de la politique bushienne-fils dont les américains ont (déjà) du mal à se distancier que d’avoir réussi à unir tout le monde contre eux. Et ça ne changera qu’en façade, et encore.

C’est aussi un paradoxe apparent que les deux anciennes patries « du socialisme réalisé » n’arrivent à s’entendre que maintenant qu’elles sont devenues plus ou moins officiellement du capitalisme d’état. Notez que ça leur réussit mieux que le « laissez-faire » des néo-libéraux que Poutine avait remplacé et qui ont ces derniers mois brillament réussi à convaincre les gouvernements occidentaux à faire cadeau de 2.500 milliards au système financier. Comme s’il ne s’était pas déjà suffisament engraissé sur le dos de notre pouvoir d’achat.

Mais revenons au Moyen-Orient, pas pour longtemps. Une autre raison pour tenter de gagner en Afghanistan est de réparer la « perte de face » que constitue, pour les USA, le bourbier Irakien.

Et tant que nos militaires sont là, ils ne sont pas ailleurs. Par exemple en amérique latine qui pourrait être le prochain terrain d’entraînement. C’est d’ailleurs pour ça que les médias se déchainent contre le Vénézuela et ses voisins socialistes:  il nous faudra gagner une guerre avant que nos néo-colonies ne prennent leur indépendance et ne menacent les approvisionnement quasi-gratuits qui nous autorisent notre mode de (non-)vie. Mais, toujours aussi cyniquement, il est largement plus facile de faire passer une guerre, avec toutes ses bavures, contre des arabes, musulmans de surcroît, que contre des latinos chrétiens.

Vous voyez bien que la guerre en Afghanistan est une bonne idée. Aussi bonne que la plantureuse assistante du patron, si vous voyez ce que je veux sous-entendre dans le genre frais et délicat.

RSF pue de la gueule (bis)

Je reviens sur RSF (1) pour vous signaler une interview de Maxime Vivas, romancier bien noté jusqu’au jour où cet écrivain prometteur a eu l’idée d’écrire « La face cachée de Reporters Sans Frontières »  qui est une deux grandes sources de contre-information sur cette organisation financée en sous-main par la CIA (2), notamment au travers des organisations anti-castristes et de la NED.

Il nous raconte l’omerta qu’il a subie du fait de cette organisation au puissant carnet d’adresse. Toutes les pérégrinations, pièges, muselages.

Et puis le renversement de situation qui a abouti au départ de l’homme fort de RSF, Robert Menard, vers le Qatar suite à la gaffe du boycottage des JO chinois.

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(1) Le premier article de Cocyec sur ce sujet est paru ici le 11 octobre. Fait bon sous la pierre?

(2) Les cotisations des membres représentent 2% de ses moyens financiers. Voir le bouquin de Maxime Vivas.