Otan en emporte le vent

Outre les mercenaires occidentaux et quelques SAS aussi britanniques que discrets, il y a des soldats professionnels polonais en Ukraine mais ils sont payés par l’Ukraine donc aucun ne compte comme soldat de l’Otan. Les autres mercenaires étrangers sont majoritairement issus des pays de l’Otan. Les mêmes pays qui envoient des armes de tous formats à l’usage desquelles l’Otan forme sur place le personnel de l’armée ukrainienne, en ce compris les mercenaires.

L’espionnage satellitaire est assuré par l’Otan et la couverture internet en campagne est assurée par un prestataire majeur (Elon Musk) de l’armée USAméricaine. Enfin, l’Ukraine n’a plus aucune rentrée d’argent donc elle vit et paye ses soldats avec l’argent envoyé par les pays de l’Otan.

C’est moi ou l’Otan est en réalité déjà en guerre avec la Russie avec juste un peu de complexité pour essayer de travestir la chose et de la rendre acceptable pour nos populations ?

Parce que, résumons-nous : le matériel vient de l’Otan, la formation est assurée par l’Otan, tout ou partie du personnel formé vient de l’Otan, l’information est assurée (ou censurée) par l’Otan. Et le tout est financé et payé avec de l’argent qui vient des pays de l’Otan. Qu’est-ce qui est encore ukrainien mis à part la couleur des uniformes et le sang de la chair à canon ?

Petit pas deviendra grand

La réponse Russe au blocus partiel de l’enclave de Kaliningrad par la Lituanie avec l’appui de la Commission Européenne (CE), donc l’Otan, commence à prendre de l’ampleur. La dernière intervention de la porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères Russe est plutôt carrée et tout cela commence furieusement à ressembler ce qui a précédé l’intervention spéciale Russe en Ukraine ce 24 février ’22. Toutes les instances du gouvernement central ont mis leur poids dans la balance. A ce stade, Moscou ne peut plus reculer.

Maria Zakharova a déclaré ce 22 juin que les réponses à ce blocus « sont actuellement élaborées dans un cadre interministériel. Il a été indiqué à la fois à la Lituanie et à l’Union européenne, par l’intermédiaire de leurs missions diplomatiques à Moscou, l’inadmissibilité de telles actions, la nécessité de modifier les mesures prises et de ramener la situation à un cours légitime. Si cela n’est pas fait, alors (cela a été souligné à tous les niveaux à Moscou) des actions de représailles seront inévitables. »

Elle a précisé : « elles ne seront pas diplomatiques, mais pratiques. Ce qu’elles seront et quand elles le seront dépendent (comme nous l’avons dit aujourd’hui et comme nous l’avons dit tous ces jours) des actions de l’UE et de la Lituanie. Si cela ne se produit pas, alors elles seront introduites. Quelles seront-elles ? Je pense que nous en parlerons lorsque la décision sera prise et qu’elle sera annoncée » rapporte Tass.

Il faut dire que la Russie était déjà fumasse des propos du Pdt US Joe « Lagaffe » Biden qui avait parlé de renverser le gouvernement Russe. La prochaine conférence des « Néo-Conservateurs » (néo-cons), avec Hillary Clinton comme chef de file, qui a pour sujet « la décolonisation de la Russie » n’a rien arrangé. Il faut savoir que cette expression apparemment innocente est en réalité le terme codé des faucons US* pour la balkanisation de la Russie, un projet qui met évidemment tout le monde en rage à Moscou mais aussi dans la population Russe.

L’ambiance est tellement « calme » que le New York Times (NYT) d’hier posait la question de savoir si les USA n’étaient pas déjà en guerre avec la Russie. Pour l’instant, ça passe encore par le biais d’une colonne ouverte et un peu inquiète d’une conseillère d’un groupe de pression bien en cour à Washington qui se demande s’il n’est pas déjà trop tard. Entre un inexistant à la tête (vide) de la CE et le somnambule de la Maison-Blanche, on se demande bien qui va pouvoir arrêter la course à l’abîme du côté occidental.

Un petit pas de plus vers la 3e GM ?

La Lituanie à avancé l’Europe voire l’Otan d’un pas de plus vers la guerre avec la Russie ce samedi. Selon diverses sources dont Russia Today, précédée par l’agence TASS et d’autres, canadiennes notamment, ce petit pays balte issu de la destruction de l’URSS vient de bloquer partiellement l’accès russe à l’enclave de Kaliningrad en se réfugiant derrière les nouvelles règles de boycott de la CEE. A 6 heures ce matin les médias russes la jouaient « piano » ce qui est une bonne nouvelle déjà.

Ce blocus, même partiel, est explicitement illégal en droit international. C’est soit un acte de guerre, soit une décision du Conseil de Sécurité de l’ONU (SCUN) en avant-dernier recours à l’encontre d’un pays qui ne respecte pas ses décisions. Sauf si de gros changement viennent d’intervenir dans l’ordre international et qu’on ne m’ait pas averti (sarcasme inclus), la Lituanie n’est PAS le SCUN. La CEE non plus. L’Otan agit comme si il l’était mais il ne l’est pas, même selon leur propres déclarations.

Il est peu probable que la Lituanie ait pris une décision aussi imprudente de sa propre initiative. Certes, ils détestent les Russes mais c’est un nain tant du point de vue économique, militaire que diplomatique. Elle ne devrait donc pas prendre une telle décision sans le feu vert de la CEE ou de leurs maîtres à l’Otan ou aux USA.

D’un autre côté, aucun média occidental ne semble avoir embrayé : peu de médias occidentaux ni de chaîne d’information francophone n’en parle en titre sur son site; Les sites US sont discrets. Si c’était préparé, soyons assuré que le plan média aurait été mis en place comme à chaque fois que les Occidentaux sont impliqués. Si l’est, c’est en mode très mineur.

La Lituanie a déjà commis d’autres initiatives imbéciles. Récemment, elle avait reconnu Taïwan comme un pays, une gaffe diplomatique probablement volontaire mais de première grandeur qui a exaspéré la Chine qui la boycotte depuis. Peut-on imaginer que ce blocus de Kaliningrad soit une mesure de rétorsion à l’encontre du boycott de la Chine en agressant la Russie ? Cela n’aurait pas de sens en droit ni en logique mais la Lituanie est un petit roquet excité donc tout est possible, même et surtout l’irrationnel.

En tout cas, je nous promet du saignant au Conseil de Sécurité de l’ONU ce lundi matin. Dans les cabinets ministériels et présidentiels concernés des USA et de ses vassaux, de l’Otan à la CEE, l’animation a peut-être déjà commencé.

Edit du lundi 21 juin : il se confirme de multiple sources que la CEE est au courant et soutient le principe du blocus partiel sinon son application. L’ancien Président russe pro-occidental et actuel Vice-Pdt du Conseil de Sécurité en profite pour se refaire une virginité avec des propos incendiaires sur l’affaire. D’autres responsables russes suivent. Pour l’instant, ces propos sont sans conséquences matérielles apparentes mais les patiences ne sont pas inépuisables comme l’on récemment constaté les Ukrainiens. Juste que cette fois-ci, il s’agit d’un membre de l’Otan.

Opération Bagration

C’est aujourd’hui l’anniversaire du démarrage de l’opération Bagration le 21 juin 1944. Un résumé en français de cette massive opération russe qui cassât définitivement les reins du Reich Nazi nous est fourni cette fois par Sylvain Ferreira sur le site très droitier, dans tous les sens du terme, de Régis de Castelnau.

Dans un autre article, les mêmes soulignent « la nouvelle réalité » où le Débarquement du 6 juin 1944 est fêté avec les Allemands mais sans les Russes qui ont quand même causés 75 % des pertes nazies lors de la 2e guerre mondiale et ont payé un lourd tribu à la destruction de l’hydre hitlérienne… pure allemande.