Nul n’est expert en tout et la vérité n’est que rarement univoque.

Outre la politique, ce blog se veut aussi défenseur du logiciel libre, cheval de bataille de l’un d’entre nous depuis 10 ou 15 ans. Nous reprenons les articles et informations publiées par les meilleurs et contribuons par quelques versements irréguliers en fonction de nos rentrées à l’une ou l’autre association que nous lisons avec intérêt.

Évidemment, le 1e moteur en France en matière de logiciel libre pour l’usage tout un chacun, c’est Framasoft. Et, chouette, chouette, le Framablog qui en émane a un flux RSS, comme ici sous la rubrique « Suivre le site ». Un flux RSS, c’est ce chouette machin qui permet de se tenir au courant de l’actualité de 10, 30, 80 sites sans passer ses journées à aller d’un site à l’autre pour dégotter les nouveautés du jour, pas toujours bien mises en évidence.

Il y a cependant un problème avec le flux RSS de Framablog que nous aimerions pourtant pouvoir vous recommander sans arrière-pensée : si sur le plan informatique, il est superbe, sur le plan de la politique, notamment internationale (mais qu’est-ce que ça fout là, d’ailleurs), le fil est squatté par un membre très actif et bénévole (?) du groupe dont les idées ne sont vraiment pas du même genre que les idées du logiciel libre : soit « liberté, égalité, fraternité » pour faire court.

Chaque lundi, ce monsieur Khrys, dont la compétence en informatique est sûrement à saluer mais qui n’a visiblement aucune expertise en relations internationales, nous assène le résumé des éléments qu’il pense frappant mais sont les plus abjects et/ou les plus farfelus de la communication mainstream occidentale dont Libération et Le Monde sont les principales caisses de résonance en français. Et le résultat est à gerber (désolé). Ce n’est pas son métier et donc il n’a pas le temps de consulter 10 à 120 sources en diverses langues comme les experts compétents (j’ai les noms). Il n’a pas l’expérience militaire d’un Jacques Baud et de quelques autres militaires, diplomates et espions retraités (les autres sont soumis au devoir de réserve, en France comme ailleurs). Khrys n’en a pas la culture spécialisée ni la formation (nous sommes diplômés en journalisme) et ne connaît visiblement pas, par exemple, l’abc de la propagande de guerre qu’ Anne Morelli définit superbement dans son livre paru en 2001 :

  1. nous ne voulons pas la guerre ;
  2. le camp adverse est le seul responsable de la guerre ;
  3. le chef du camp adverse a le visage du diable (ou « l’affreux de service ») ;
  4. c’est une cause noble que nous défendons et non des intérêts particuliers ;
  5. l’ennemi provoque sciemment des atrocités, et si nous commettons des bavures, c’est involontairement ;
  6. l’ennemi utilise des armes non autorisées ;
  7. nous subissons très peu de pertes, les pertes de l’ennemi sont énormes ;
  8. les artistes et les intellectuels soutiennent notre cause ;
  9. notre cause a un caractère sacré ;
  10. ceux (et celles) qui mettent en doute notre propagande sont des traîtres.

Dans le cas particulier de l’Ukraine, nous pouvons relever depuis un an dans notre presse aux ordres, que les « mauvais » définis par Washington violent à tour de bras, massacrent les civils et sont dirigés par un fou sanguinaire porté par des hordes de barbares (sic ou presque). Pendant, ce temps, « nos » alliés se battent avec des fleurs, portent des croix gammés et autres insignes de la SS pour l’esthétique des motifs, se réfèrent et glorifient constamment des criminels de guerre qui ont dirigés des génocides de Polonais et de juifs sous l’aile d’Hitler car ils n’ont agi ainsi que pour lutter contre le réchauffement climatique. Et je vous en passe, on n’est pas là pour ça.

Visiblement, sur ces sujets Khrys a avalé l’appât et l’hameçon et le flotteur avec. Les éléments de propagande qu’il répercute de manière univoque confinent à l’absurde. Deux exemples criants : les Russes auraient une politique de viols systématiques « viagra assisted » (quelles preuves ?) dans des populations qui sont leurs alliées et qu’ils prétendent défendre contre des néo-nazis avérés qui leur font la guerre depuis 2015 (15.000 morts oubliés par Libération). À propos d’Azov & C°, je vous conseille de comparer la presse mainstream occidentale entre 2014 et 2020 et celle de 2022, c’est instructif en matière de propagande. Deuzio, dans cette guerre où selon les chiffres de Washington, l’artillerie Russe déverse au moins 2 (ou 5) fois autant d’obus que le régime de Kiev, les pertes civiles sont inférieures à 25% de celles des militaires. C’est beaucoup trop mais c’est ridicule au regard de performances de notre Otan où les chiffres sont généralement au moins à égalité. Ces défenseurs attentifs seraient pourtant des massacreurs calculés de la population qui leur est alliée !? Non, mais allô quoi !

Autre souci, leurs accusateurs n’ont certes pas les mains propres et sont donc mal placés pour être fiables dans leurs leçons de morale: dois-je encore une fois rappeler Sainte Madeleine Allbright pour qui 500.000 enfants irakiens morts étaient un prix correct pour leur avoir apporté la « liberté » (sic). Ou le mensonge battu en brèche, trop tard, des couveuses du Koweit qui a aussi justifié l’agression US contre ce même Irak. Ou les soi-disant viols commis par les soldats de Kadafi soutenus par une distribution gratuite de Viagra (tiens, un bis ?), une accusation aussi gratuite qu’imaginaire mais qui « rend » encore mieux aux USA qu’en Europe. A contrario, puis-je rappeler qu’il est prouvé par des tiers indépendant que les populations de Serbie et d’Irak sont toujours aujourd’hui soumises à la pollution radioactive et mutagène des munitions anti-tank à l’Uraniuim 238 utilisées à profusion par les USA. Etc…

Oui mais l’agression de l’Ukraine, ce serait différent : c’est un pays démocratique (hein ?) Européen (comme la Serbie, non ?) agressé par plus gros que lui (allez dire ça à l’île de Grenade) sans raisons valides (pardon, excusez-moi ?) par une « dictature »… qui a pourtant élu dans les temps son président en 2018 et son corps législatif en 2021. Ouais, les élections n’étaient pas parfaites mais Russiagate, Corbyn, Fillon et Cambridge Analytica sont 4 affaires qui ont renversé le cours de 4 élections majeures, et nos plateaux TV sont « à peine » orientés en faveur du pouvoir en place ou de leur milliardaire de propriétaire, soyons donc modestes.

Toutes ces questions fondamentales ne sont même pas évoquées par Khrys, notre vaillant chevalier de l’ordre occidental sur Framablog. Alors, bien sûr, il a toute liberté éditoriale et c’est très bien. Cependant quand l’on prend des positions aussi peu expertes dans un fil qui est dédié à un tout autre sujet, l’informatique je le rappelle, il serait parfois utile d’avoir un peu d’humilité et donc d’être un peu moins tranché et univoque. Ou alors de s’abstenir et de parler uniquement de son pays où il y a déjà beaucoup, beaucoup à dire, hélas et où visiblement, il a de très bonnes sources, originales et populaires. Bravo.

Dans la guerre mondiale menée par les néo-lib’ et les néo-cons’ occidentaux depuis 1991 comme par tout autre groupe ou pays en tous temps, la vérité est complexe et n’appartient jamais aux médias d’un seul camp. Bien sûr, en parler de manière informée demande du temps et parfois aussi du courage et ça, c’est nettement plus difficile que d’aboyer avec les loups en relayant les communiqués de presse des agences de comm’ déguisés en articles indépendants qui sont pourtant partout identiques en occident. Mais ce dernier point, on en reparlera ultérieurement, si pas nous-mêmes au moins via des sources expertes qui ont creusé ce sujet de manière professionnelle, elles.

La marche inéluctable vers la 3e GM

Prolégomènes

« L’histoire du monde regorge d’affrontements armés déclenchés par l’inquiétude ou la paranoïa d’un acteur établi face à l’hybris d’un nouveau rival. » Si vous n’avez pas reconnu les USA et la Chine dans ce piège de Thucydide, je ne peux plus rien pour vous. Les USA n’ont donc rien à perdre en Europe car il leur faut à toute force un succès pour tenir la Chine en respect de leur paranoïa pour les 2-3 prochaines années. Ils pensent qu’ils auront à ce moment-là mis en place une économie de guerre qui les mènera à la victoire comme ils l’ont vécu avec le Japon. La guerre en Ukraine pourrait être ce succès.

Comme il ne s’agit que des 2 ou 3 puissances nucléaires majeures du monde (la Chine serait en train de dépasser la France sur ce plan), le meilleur pari à prendre est que tout va bien se passer. Vous pourriez peut-être même y parier votre maison : si vous perdez, il n’y aura de toute façon plus personne pour venir réclamer l’enjeu 😇

Introduction

Les chancelleries occidentales invitent leurs ressortissants à quitter la Biélorussie et accessoirement la Russie. L’information est répercutée notamment dans The Hill, « l’organe officiel » du parti démocrate signale Sonar21. C’est exactement ce qui s’est passé avant le début de la contre-offensive Russe l’an dernier. Ces derniers ont agit au cri de « Barbarossa, une fois mais pas deux » afin de prévenir l’offensive des Nazis de Kiev à 4 contre 1 de 160.000 hommes (la première armée ukrainienne, la meilleure et la pire, liquidée au printemps 2022 et à Marioupol) sur la milice de 40.000 hommes dont disposait le Donbass à ce moment-là.

Bien sûr, il peut s’agir tout simplement d’une tempête dans un verre d’eau, en l’occurrence l’annonce de la livraison de F-16 à l’Ukraine dans un avenir éloigné. Le régime de Washington a désespéramment besoin d’un coup d’éclat pour faire oublier l’accusation majeure de sabotage des 4 tuyaux des 2 Nord Stream décrite par Seymour Hersch, alors tout est possible. D’utant que l’affaire gonflée des ballons météo chinois prouve que la junte US ne recule devant aucun effet de manche pour enfumer le monde.

Comme nombre de commentateurs s’y attendent, je pense plutôt à une attaque de la Biélorussie, soit de sa part vers l’Ukraine, ce qui est très peu probable) soit contre elle par cette dernière voire même la Pologne, ces deux cas sous des prétextes plus ou moins foireux mais âprement défendus par notre presse caporalisée : censure, auto-censure et condamnations en série pour ceux qui pensent « mal ».

À ce sujet soulignons ce qui a déjà eu lieu : 5 ans de prison pour un commentateur Allemand, « morts financières » en France et Angleterre pour les courageux journalistes installés au Donbass : Eva Bartlett, Christelle Néant et leurs homologues masculins. Black-out ailleurs. Aux USA, un journaliste du format de Seymour Hersch est sur liste noire et n’a pu publier son dernier travail sur les auteurs de l’attentat du Nord Stream que d’abord sur son blog avant qu’une variante de l’effet Streisand ne le fasse apparaître aux yeux du grand public. Il a été précédé nombreuses publications internationales et de de moult critiques des thuriféraires de l’ordre établi.

Pendant qu’on parle du Nord Stream, doit-on rappeler les investissements familiaux des Biden auprès de Burisma dont le fiston a été membre du C.A. par hasard, jusqu’à deux mois après que son papa a quitté son poste à la Vice-Présidence et responsable de l’Ukraine auprès d’Obama. Hasard toujours, Burisma était à l’époque la plus grande compagnie ukrainienne du secteur de l’énergie. A ce titre, elle a profité à plein de la crise de l’énergie provoquée par les sanctions imposées à la Russie aux pays européens et plus encore par la destruction d’un certain gazoduc sur décision d’un président dont le nom et la famille n’ont absolument aucune importance ici.

Je vous le répète, cet investissement n’a, bien sûr, jamais influencé aucune décision à aucun niveau de l’exécutif US ni auprès de la CEE dans aucun sens que ce soit. C’est TotalEnergiquement crédible, n’est-ce pas ? Et puisqu’on parle d’investissement, comment vont ceux placés chez TotalEnergie par (l’ex-)patron du Pdt Macron ? En l’occurrence, il s’agit d’une banque d’affaire chez qui il ne retournera jamais travailler pour prévenir des conflits d’intérêts, évidemment, et où il était tellement mal payé.

Argument

À partir de cette situation tout est possible avec un puissance dominante sur le déclin prise au piège de Thucydide, dirigée par un président des USA gâteux, inconscient des risques (respectivement : hystérie des ballons météo et attaque sur les Nord Stream) téléguidés par des néo-cons agités. Le tout mélangé dans élections présidentielles en vue aux USA et des Polonais hystériques quand on leur parle de la Russie.

Le moins risqué serait probablement d’amener des troupes Polonaises entre Kiev et la Biélorussie afin de « libérer » les troupes ukrainiennes qui s’y trouvent. Ce pourrait être un premier pas aventureux mais justifiable au regard de l’opinion publique sous contrôle de l’Otan. D’autres troupes de Varsovie se fixeraient alors tout autour de la Biélorussie pour renforcer cette dissuasion. Il est peu probable que cela suffirait à enrayer la défaite inéluctable de l’Ukraine qui était déjà prévisible après la destruction de leur première armée et l’envoi au front de forces supplétives à la fin du printemps dernier. Ces derniers ont constitué en leur temps une seconde armée ukrainienne. Une troisième, majoritairement non-entraînée, finit sa destruction en cet hiver ’22-’23.

Reste que si lancer le roquet polonais aux basques Russes est une tâche aisée pour pour la partie « Nuland » de la junte désormais au pouvoir à Kiev, faire quitter le pays aux forces de Varsovie sera pour (les successeurs de) Zelensky au moins aussi difficile que de battre l’armée des seconds. D’autant que la Pologne rêve toujours de récupérer les terres conquises sur la Russie en profitant de la guerre de celle-ci avec les puissances occidentales (1918-1922). Terres délimitées par les Anglais selon la ligne Curzon et récupérées par la Russie en 1945 et largement situées dans l’Ukraine actuelle.

Si ce n’est pas Varsovie, je ne vois aucun changement majeur autre qu’une guerre entre 404 et la Biélorussie évoquée ci-dessus. Même s’ils sont abrutis par la coke, je ne vois pas les dirigeants de Kiev se lancer dans une guerre avec un autre pays situé juste à côté de leur capitale. Ils n’ont tout simplement plus les soldats nécessaires pour cela. Quand à une attaque de Loukachenko vers l’Ukraine, outre que je n’en vois pas le prétexte, même foireux, j’ai du mal à imaginer en quoi elle impliquerait des soucis supplémentaires pour les USAméricains en Russie au point qu’ils doivent quitter le pays.

Thèse aventureuse

Pour ma part, j’imagine comme possible une offensive polonaise sur la Biélorussie. Voire plus si ça se passe bien mais là, j’ai de gros doutes.

Pas question d’une contre-attaque préventive des Russes à peine de se mettre tout l’Otan à dos. Le mécanisme pourrait donc être : provocation Ukrainienne discutable (au moins au sens de la presse de l’Otan), contre-attaque Biélorusse, entrée en lice de la Pologne qui balayeraient les maigres contingents Biélorusse renforcés de quelques rares régiments Russes alliés, débarquement des réserves Russes qui étaient prévues pour le front du Donbass pendant qu’en Europe on discute de se lancer ou pas.

Issues possibles de ce qui précède aux yeux de l’Otan : retour au pat au Donbass et possible victoire Polonaise en Biélorussie ou au moins un pat là aussi. Des pourparlers de paix USA-Ukraine-Russie pourraient alors commencer… si l’affaire n’a pas dérapé : l’article de Seymour Hersch (voir supra) a réveillé l’affaire des 4 tuyaux des Nord-Stream 1 et 2 dans l’esprit des Russes. Cet attentat a également démontré que les USA se croient tout-puissant et sont en fait inconscients des risques pourtant évidents : les Allemands se savent trahis, les Russes sont exaspérés et les Européens se rendent peu à peu compte qu’ils sont dirigés par un suzerain qui les sacrifie sans état d’âme.

Tant que Poutine est vivant et au pouvoir, la crise de nerfs du coté Russe est peu probable. Je n’en dirais pas autant du côté Otan, notamment à cause du piège de Thucydide déjà évoqué pour les USA, des Kakis européens, des socio-traitres occidentaux et de l’état d’esprit très autoritaire, pour ne pas dire pré-fasciste, en Pologne : ce genre de gouvernement ne « tient » à moyen terme que par des aventures militaires victorieuses sur un « patient désigné », pour reprendre des termes psychologiques puisque nous en sommes à ce stade. Mais j’insiste : militaires ET victorieuse. Pour réunir cela leur faut à toute force un succès pour tenir la Chine en respect de leur paranoïa pour les 2-3 prochaines années deux composantes vitales, tout est permis et tous les risques sont bons aux yeux des autorités polonaises.

Cette entrée en lice polonaise est une possibilité ouverte depuis le début de l’année et la destruction en cours de la 3e armée Ukrainienne. Elle apporterait une solution à 4 problèmes devenus essentiels pour la junte de Kiev et au moins majeurs pour les USA s’ils ne veulent pas se ridiculiser une fois de plus et leurs serviteurs de l’Otan avec eux :

  • la livraison immédiate de chars lourds de l’Otan (Leopards 2, Abrams, Challenger 2) qui nécessitent une infrastructure énorme qui mettrait des années à être mise en place. Or la demande est urgente à peine d’un écroulement du front.
  • la livraison demandée d’avions de combat type F-16 (à quand les F-35) avec les mêmes soucis d’infrastructure, et la formation des pilotes en prime. Idem. Beaucoup pensent contourner le problème par la création d’une unité de mercenaires à l’image des Tigres Volants qui ont aidé la Chine avant Pearl Harbor. Un des soucis est que cette base sera devra bien se trouver dans un pays quelconque qui se retrouvera de jure en guerre avec la Russie et donc que cette base, ses pilotes et ses installations seront bombardés par l’Armée Rouge. La Chine pourrait aussi considérer qu’il s’agit cette fois d’une déclaration de guerre de facto contre la Russie et que les traités d’alliance peuvent jouer en sa faveur. Tout le monde pense qu’avoir affaire avec l’Armée Rouge Russe, c’est déjà pas drôle mais son éventuel numéro de duettiste avec l’Armée Rouge Chinoise et ses extraordinaires capacités de production ne tente personne.
  • la « livraison » de soldats déjà formés qui manquent (une troisième fois) cruellement à l’Ukraine. Idem
  • Une nouvelle réconfortante pour ses soldats et son peuple, à défaut d’une victoire, indispensable pour la survie du régime Zelenski-Nuland en cours de mue à Kiev, surtout après la chute prévisible du « Stalingrad » local: Artyomovsk, renommée « Bakhmut » par les kiévistes et les occidentaux.

En attaquant la Biélorussie, la junte de Washington DC pourrait penser échapper à une réponse de la Russie. A mon sens, c’est un pari pour le moins douteux : le Pdt Poutine est fidèle à sa parole de même que la Russie l’est à ses alliances. En prime, comme des troupes de l’Armée Rouge sont stationnées en Biélorussie leur implication est inévitable. Je doute que ces évidences suffisent à freiner la future 2e puissance mondiale que la confusion et les contradictions ont amené au bord de l’irrationalité voire déjà un pas plus loin.

Conclusion

Des missiles Otan sont déjà amenés en Pologne au bord de la frontière Russe: moitié menace, moitié provocation de la première à l’égard de la dernière. Le problème est que les missiles US sont très majoritairement à double usage: conventionnel ou nucléaire. Ce que les Russes ne sauront avec certitude qu’au moment de leurs explosions, un peu tard pour réagir et un peu tôt pour que les Russes n’envisagent pas une attaque préemptive, devenant essentialiste à leurs yeux au moment d’un pas de trop. En d’autres mots, nous sommes déjà dans une escalade de moins en moins contrôlée.

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