La défaite ukrainienne se confirme

Tout le monde se souvient de ce mot de John F. Kennedy : « la victoire a cent pères mais la défaite est orpheline ». Nous en sommes à ce stade dans la guerre d’Ukraine où tout le monde et son chien essaie de repasser la patate chaude à son voisin, surtout aux USA qui ont fomenté tout l’affaire depuis le support à la guerre depuis 2014 jusqu’aux menaces de moins en moins voilées d’armement nucléaire de l’Ukraine.

Les services de renseignement (CIA, NSA & C°) sont accusés de ne pouvoir fournir assez d’information sur les faits réels de la guerre et d’en être réduits à répéter les mensonges illusoires du « si peu » Pdt Zelensky (Z.). Ils en rejettent la faute sur le manque de collaboration des Ukrainiens eux-mêmes et pour cause : les dictatures ont la particularité de s’illusionner facilement sur elles-mêmes car personne n’ose contredire son supérieur et pourtant, c’est de la base que vient l’information fiable sur le monde réel.

Les Ukrainiens sont à peu près ce qui se fait de pire dans le genre : suppression de toute la presse critique et des partis d’opposition depuis déjà avant la guerre, ils sont en plus infestés de néo-nazis qui ont gangrené la police depuis que leurs séides ont été nommés aux postes de (re)direction. Ces pro-hitlériens au petit pied ont aussi noyauté l’armée avec la bénédiction des formateurs, les Anglais en tête comme toujours quand il y a un sale coup à commettre. Les Canadiens, les USA, les Hollandais et les pays nordiques n’ont pas été en reste. Bref, il n’y a plus aucun moyen pour la tête de savoir ce que font les pieds.

Pas d’information fiable non plus sur les actions de l’ennemi sur qui les nazis rejettent tous les crimes qu’ils commettent eux-même. Par exemple, selon mes sources, si la Croix-Rouge (CICR) a bien accès aux prisonniers Ukrainiens tant ceux de la Russie que ceux du Donbass (DNR + LNR), cet organisme de surveillance du respect des lois de la guerre n’a toujours rien communiqué sur les prisonniers des forces alliées au main des Ukrainiens. On a pourtant vu tortures et exécutions des prisonniers russes passer sur Telegram, au grand dam des firmes de Relations Publiques (PR) chargés de fournir la matière des articles de nos journalistes occidentaux obéissants dans la MSM.

La diplomatie a été réduite à la portion congrue de côté occidental. Son opinion publique intoxiquée par la caricature du camp d’en face, la première a beau jeu de rejeter son inefficience sur les gouvernements qui à force d’expulsions de diplomates, d’injures et de serments bravaches ont « un peu » bloqué le jeu habituel des chancelleries. Leurs occupants rejettent la faute sur la Maison-Blanche occupée par le titubant et inébranlable faucon qu’est Joe Biden : depuis 50 ans il a toujours voté en faveur de toutes les aventures militaires initiées par son pays.

Cette fois, les militaires n’étant pas de la partie, ce sont les sanctions économiques qui ont servi d’armes et le choc en retour ne passe pas bien du tout avec l’essence qui n’a jamais été aussi chère là-bas. Le parti de Joe l’Indien va se prendre une énorme raclée aux élections partielles de ce novembre ’22 ; je vous recommande donc d’être bien attentif aux traditionnelles « Surprises d’Octobre » des élections US.

Sauf les tarés des Think Tank néo-conservateurs tant Démocrates que Républicains qui monopolisent le Secrétariat d’État des USA non-stop depuis W. Bush il y a plus de 30 ans, personne n’a envie de jouer à la roulette russe avec des bombes atomiques. Il s’agit pourtant d’une issue inéluctable si on va au combat avec la Russie : les USA prétendent pouvoir utiliser le nucléaire comme arme de champ de bataille avec des missiles double usage (traditionnel ou nucléaire, bonjour l’incertitude) et les Russes l’utiliseront s’ils perdent ou si leur adversaire l’utilise en premier. Le tout forme le cocktail idéal pour un dérapage incontrôlable et définitif pour les occupants de la Terre. Les militaires, vous l’avez remarqué, sont les plus sages du côté occidental car ils ne savent très bien que même si on n’en arrive pas à la cueillette des champignons, le sang qui va couler, c’est le leur ou en tout cas celui de leurs troupes*. Eux non plus ne veulent pas porter le poids des évènements et ils peuvent dire pour leur défense qu’ils ont toujours freiné cet emballement imbécile.

Les collaborateurs de la presse MSM qui ont bien joué leur rôle dans l’hystérisation de ce conflit très local sont en train de passer rapidement au mode mineur. Plus de grands titres en première page. Les rares bulletins de la propagande habituelle des PR sont relégués en pages intérieures. Là aussi, on prépare le virage en douceur. Attendez encore un peu quand nos fidèles re-copieurs vont devoir reconnaître qu’ils ont « involontairement » intoxiqué leur public comme d’ailleurs à chaque guerre ou « opération spéciale » occidentale : les couveuses du Koweït, le sarin en Syrie, les « génocides » en Libye et au Kosovo, etc… Ils n’ont d’ailleurs toujours pas reconnu qu’ils avaient aussi bidonné les infos sur les guerres en Yougoslavie (démarrée en réalité par les Croates pilotés par l’Allemagne**) puis sur la Serbie mais il faut dire que ces derniers sont toujours des alliés de la Russie.

Enfin, il reste LE coupable idéal, le Z, qui commence a serrer les fesses vu que l’on commence à parler du fait que son armée aurait des désaccords avec lui, histoire pour se dédouaner à son tour de la débâcle. Et Z doit encore plus être inquiet puisqu’on connaît les bonnes habitudes impériales de larguer ses alliés en plein vol. Qui disait déjà qu’être l’ennemi des USA est dangereux mais qu’être son allié est mortel ?


(*) Tout le monde n’a pas des généraux qui vont en première ligne pour tâter le terrain. Chez nous ce sont plutôt des culs de plomb dans les abris et des collectionneurs: huit rangs de décorations en temps de paix, je vous laisse deviner ce que va faire comme ferblanterie si on se fritte en direct avec l’armée rouge.

(**) Les Croates ont toujours été de fidèles alliés des Allemands depuis les Oustachis en 1940 dont les atrocités à l’égard de la population Serbe abasourdissaient même la SS.

Mes chattes

L’aînée a son petit trot pressé. La cadette ne connaît que le galop effréné.

La comtesse est tout fine, la travailleuse est massive comme un bobcat mais toutes deux ont la même taille. Juste pas la même épaisseur. Vraiment pas.

L’une a des bras de princesse, l’autre a des pattes comme des colonnes de temple.

Ma brute se couche au milieu du passage, ma douce ne se pose qu’en hauteur ou à l’abri.

L’une ne peut être éveillée sans chercher à m’avoir dans son collimateur, l’autre vit bruyamment sa vie d’un bout à l’autre de l’appartement.

L’une pourrait passer des heures vautrée sur l’ampli quand j’informatise, l’autre vient régulièrement taper sa tête contre mon cou quand j’écris pour exiger ses 2-3 grattouilles avant de repartir à l’aventure.

Toutes deux orbitent autour de moi quand je me répand sur le canapé avant l’une de se fixer sur mes jambes et l’autre à moitié sur mes orteils pour toute la durée du livre ou de mon endormissement.

L’une est toute tendresse, l’autre violemment jalouse.

La dominante ne craint pas la fraîcheur du carrelage, la maigriotte fond sur toute source de chaleur.

L’une n’imagine pas se déplacer dans l’appartement sans faire le détour nécessaire pour passer entre mes yeux et l’écran sur lequel je lis, l’autre ne le fait que pour s’y arrêter… exclusivement pendant les films.

L’une sait boire, l’autre fabrique des marécages.

Toutes deux partagent à tour de rôle et de manière aussi codifiée qu’égalitaire la même assiette alors qu’il y a sa jumelle tout aussi pleine juste à côté mais que personne ne regarde.

Toutes deux viennent quand je les appelle. Mais restrictivement dans notre cercle de famille, pas en public.

Toutes deux connaissent bien la différence entre l’appel « Vous venez ? » auquel elles répondent selon leur tempérament et le « Y’a du bon qui s’annonce », généralement l’ouverture de la terrasse, où toutes deux arrivent au grand galop même si ma chasseresse préfère rapidement retourner dans les escalades de l’appartement.

L’une sévit à l’intérieur, l’autre profite de chaque occasion pour continuer sa sieste à l’air libre.

Aucune n’aime la pluie : ce sont des chattes après tout et ce printemps trop humide nous brime injustement.

La défaite inéluctable de l’Ukraine

Il y a sur Investig’action la traduction d’un article d’Antiwar qui est à lire impérativement : il explique le retournement du New York Times (NYT) amorcé précédemment face à ce qui est clairement devenu une défaite inéluctable de l’Ukraine. Ses instructions à Zelensky deviennent clairement « NÉGOCIEZ ! » Comme le NYT est LA référence, l’Oracle de l’Establishment occidental, le reste de la meute, média et gouvernements et éditocrates, va suivre car la guerre commence à coûter trop cher : plus seulement de la chair à canon ukrainienne mais aussi une belle crise économique en bonne et due forme.

Je ne vais pas aller plus loin dans l’introduction à cet article indispensable (bis) mais je vais quand même souligner que des élections se pointent pour cet automne 20222 aux USA et que les Républicains sont en voie de gagner.

Pour l’instant, les alliés Russie-DPL-RPL finissent de récupérer le territoire des deux républiques indépendantistes ainsi qu’un pont terrestre vers la très stratégique Crimée. Le meilleur des troupes ukrainienne a disparu dans le hachoir de l’artillerie russe et lors de la reprise de Mariupol par les Alliés. Militairement, plus grand chose ne s’oppose à une prise en main du reste de la zone russophone et historiquement russe qui avait été donnée à l’Ukraine tout au long du XXe siècle dans le cadre de l’URSS.

Les apports d’armes technologiques occidentales n’apporteront plus la victoire, ils accessoirement alimenter le marché noir et, surtout, ils vont augmenter le prix payé par les deux parties en présence donc rendre la paix plus chère à négocier. Et en attendant, ils vont augmenter le risque de dérapage : imaginons un instant que les nouveaux canons et missiles à longue portée offert par les USA soient détournés par « les fous de Dieu d’hitler » locaux pour tirer sur des villes de Russie… Celle-ci a déjà prévenu qu’elle rétorquerait en visant non l’Ukraine mais les fournisseurs. Seront-ce juste les intermédiaires ou aussi les donneurs d’ordre tel M. Blinken ?

Ensuite, ça ne se remarque pas beaucoup de l’autre coté de l’Atlantique mais la Turquie commence à regimber sérieusement à être traitée comme la dernière roue du carrosse OTAN. Comme c’est elle qui contrôle l’accès à la Mer Noire régulé par des traités que personne ne veut fouler au pieds, ce n’est pas de bon augure. Bien sûr, il y a l’accès aux routes maritimes de l’Arctique qu’ouvrirait l’entrée dans l’OTAN de la Norvège et de la Finlande mais les stratèges de Washington se demandent peut-être si les risques majeurs que cela va entraîner vaut vraiment le coup : se mettre la Russie ET la Turquie à dos, ça commence a faire beaucoup comme enjeu pour une donne de poker où les cartes déjà visibles ne sont pas bonnes du tout. Comme les militaires de tous les pays de l’Otan disent depuis le début qu’il n’aurait pas fallu commencer cette partie, ce ne sont pas eux qui vont s’opposer à ce que les USA se couchent au lieu de relancer.

Encore un peu de patience et nous saurons si nous allons vers des lendemains qui chantent ou des aurores de minuit illuminant la récolte des champignons nucléaires.

Edit : Une référence aux déclarations Russes du jour a été ajoutée

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